Un collège flou, flou, flou…

La question du n’était pas à l’ordre du jour mais plusieurs questions ont permis d’aborder le sujet. Personne à la tribune ne semblait avoir envie d’évoquer cette question. Pourtant, il a été possible de dégager la position des différents acteurs concernés.

Position de la

Malgré la présence d’un entrepôt à hauts risques jouxtant l’Avenue Boulé et donc en limite de la zone destinée au collège, la 3M affirme que cela ne présente aucun , le risque d’incendie ou d’explosion étant circonscrit à l’intérieur de l’enceinte du site… Cependant, elle se pose des questions quant au lieu retenu. Selon ses analyses, le collège se trouverait sous les vents dominants. (Analyses confirmées par la )

La 3M précise qu’elle ne veut pas avoir de contraintes supplémentaires dues rapport à l’implantation d’un collège. A la suite d’une question, la 3M n’a pas infirmé le fait qu’elle ait engagé des démarches administratives pour enrayer la procédure d’expropriation.

Notre analyse : La présence d’un établissement de ce type entraînera une augmentation des contraintes ce qui pourrait nuire à son éventuelle extension. La 3M ne souhaite pas la construction d’un collège sur ce terrain sans pour autant s’opposer à la municipalité, partenaire obligée de son développement. Sa position reste donc assez ambiguë. Position de la DRIRE

La DRIRE n’est en général consultée que pour le contrôle des installations classées. Elle n’avait donc pas à donner d’avis sur le projet de collège mais elle a voulu alerter le Préfet sur ce dossier (cf. : article du Parisien), pensant que ce projet n’était pas opportun. En effet, la DRIRE vient d’effectuer un contrôle auprès de l’entreprise 3M et elle est donc en mesure de juger les risques liés à l’implantation d’un collège à proximité.

Lorsque Régis BRASSEUR a demandé à la DRIRE pourquoi elle donnait un avis défavorable au projet de Collège alors qu’elle ne s’était pas opposé à la construction du gymnase Elodie LUSSAC, la DRIRE a répondu qu’elle n’avait pas été consultée sur ce projet, le terrain étant propriété de la commune.

Notre analyse : Il nous paraît primordial de prendre en compte l’analyse de la DRIRE dans cette affaire car elle reste l’institution la plus compétente et la plus objective pour juger des risques liés à l’urbanisation à proximité des sites industriels. Position de la Mairie

Son exposé tend à prouver que la 3M et la DRIRE se trompent quant à leurs études sur la direction des vents dominants. Nous avons eu droit à un exposé de M. FRERET démontrant que ceux-ci, d’après les données de Météo France, ne touchent pas la zone prévue pour l’emplacement du collège.

Le Maire promet par ailleurs une requalification des zones de Pierrelaye-Beauchamp de manière à aménager un passage pour les camions qui entrent à la 3M (accès direct par la D 11, prolongement du Chemin de St Prix). Une nouvelle sortie autoroutière est prévue à Herblay, mais il faudra compter plusieurs années.

Selon le Maire, il n’y a pas de solution alternative. Il n’est pas question de faire un référendum sur le sujet car les électeurs viennent fraîchement d’élire leurs représentants dûment mandatés pour prendre les décisions.

Enfin, comme dernier argument, le Maire a déclaré : « Depuis 30 ans les enfants évoluent sur le stade ou le . Il n’y a jamais eu de problème. Aurait-on construit à cet emplacement s’il y avait eu un risque ? »

Notre analyse : La Mairie déclare qu’il n’y a pas d’alternatives. C’est vrai, aujourd’hui, il n’y a plus d’alternatives. Ainsi, après 25 ans de gestion municipale sans partage, le bilan est éloquent. Le seul site prévu pour la construction du collège se trouve à proximité d’un établissement industriel à risques. D’autres choix auraient pu être faits quand les terrains étaient encore disponibles. En fait, y a-t-il jamais eu une volonté réelle de construire un Collège à Beauchamp ?

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