Le conseiller municipal des Verts digère mal la cérémonie des voeux

Le sang de Régis Brasseur, conseiller municipal d’ à Beauchamp, n’a fait qu’un tour quand il a entendu le discours très offensif de Philippe Thro, 1er adjoint, lors des voeux. Clairement visé, l’élu écologiste réplique.
Régis Brasseur a failli s’étrangler en écoutant le discours du premier adjoint au maire de Beauchamp, Philippe Thro, lors de la cérémonie des voeux, samedi 11 janvier. Le conseiller municipal des Verts (opposition) n’a pas apprécié que l’élu de la majorité s’en prenne à lui à mots couverts. Le premier adjoint avait choisi d’évoquer parmi plusieurs sujets celui du projet de , un dossier qui a fait couler, beaucoup d’encre. Dans son propos, l’élu avait relevé que le projet avait « suscité de nombreuses réactions positives et ce qui est normal plusieurs réactions négatives. Ce qui est moins normal, c’est que la politique partisane et de fausses informations ont été partie prenantes à ce débat. Il n’est pas normal que des associations à caractère politique fassent une campagne contrées projet en avançant de faux arguments. Il n’est donc pas étonnant que M. le maire et la municipalité, normalement ouverts à toutes bonnes idées et coopérations, soient devenus prudents envers les élus faisant partie de ces associations. Nous regrettons cette tournure prise de fait par ces opposants et souhaitons pour l’avenir un peu de réalisme de leur part ».

Clairement visé, Régis Brasseur a tenu à réagir. « Je condamne vivement cette attaque dirigée à mon encontre à la fois sur le fond et sur la forme », déclare le conseiller d’opposition, qui estime que “projet de collège semble perdre leur calme aux élus de la majorité municipale qui n’hésitent pas à mentir et à tromper la population pour sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont mis, tout seuls !” S’adressant cette fois à Raymond Lavaud, il lui lance : « Non, M. le Maire, notre démarche ne s’inscrit pas dans un débat politicien mais bel et bien dans le principe de précaution qui seul peut garantir la sauvegarde de l’intérêt général. Je n’ai jamais milité contre le collège. L’association Alternative Citoyenne dont je fais partie et qui est accusée d’avoir utilisé de “faux arguments” et des “contre-vérités” a toujours justifié ses propos au regard des études et des analyses faites par la . C’est uniquement au nom des réserves émises par cette dernière que nous avons jugé nécessaire d’alerter la population ».

L’élu, qui affirme que beaucoup de gens dans la salle ce jour-là, « pas seulement de mon bord politique, ont été très choqués. Les voeux ne sont pas le moment pour régler ses comptes, c’est un moment d’union. Je ne peux accepter d’être ainsi traité de menteur surtout sans que je puisse réagir. Je n’ai pas voulu faire d’esclandre lors de cette cérémonie mais j’estime que c’est un abus de pouvoir, c’est un affront, des propos calomnieux ». Il RÉCLAME DES EXCUSES PUBLIQUES

L’élu piqué au vif, trouve même « scandaleux que la majorité municipale utilise de tels procédés afin de masquer ses propres erreurs. Les seules contrevérités qui ont circulé autour de ce projet ont été émises par la majorité municipale elle-même qui a volontairement minimisé les risques liés à la proximité de l’usine ”. Le conseiller municipal considère que “la sécurité de nos enfants doit être la préoccupation de ce projet”.

Et l’élu écologiste de conclure : « D’autre part,élu depuis un quart de siècle, M. le Maire aurait pu inscrire dans le POS une réserve foncière dans un secteur sans risque !

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