Expulsions à Beauchamp

Il y a peu, au Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile (en face du Stade), une mère célibataire vivant un lourd a été séparée de ses deux petites filles sous le motif qu’elle devait être expulsée du .

Ses papiers sont pourtant parfaitement en règle. La durée de séjour permise au CADA, après l’obtention de ses papiers a été dépassée, sans qu’aucun moyen de relogement n’ait été prévu. Notre ville ne dispose d’aucun logement d’urgence. Les services administratifs ne lui proposaient qu’une solution de « facilité », le “115”, c’est-à-dire l’hôtel itinérant.

De ce fait, pour le « bien » des enfants, la séparation d’avec leur mère s’imposait, pour ne pas leur faire vivre cette situation.

C’est la déscolarisation des enfants qui a alerté des adhérents de la FCPE Beauchamp qui se sont mobilisés. Soutenus par des membres d’Alternative Citoyenne et la Ligue des Droits de l’Homme, ils ont sensibilisé les instances décisionnaires et permis à la mère de séjourner à Beauchamp en attendant de trouver une solution digne.

En plus de son handicap, cette femme ne maîtrise pas le français, et parle surtout le portugais. Depuis deux ans à Beauchamp, elle n’a pas pu apprendre correctement le français. Il n’existe en effet aucune structure.

Nous rappelons que, même si le maire estime qu’il n’a pas d’obligation envers les réfugiés, ils n’en sont pas moins des voisins, des petits camarades pour nos enfants. Nous ne pouvons pas nous cacher derrière l’indifférence des textes et vouloir ignorer les drames qui se déroulent régulièrement à nos portes. La municipalité doit enfin soutenir les initiatives (des Beauchampois) en matière d’alphabétisation, de , d’aide administrative, et de logement d’urgence.

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