Eco-citoyenneté, toujours beaucoup de parole et peu d’action

Nous sommes tous conscients de l’urgence en matière d’environnement et de la nécessité d’agir et de réagir dans l’intérêt de notre planète et de nos enfants. Assez de discours, de déclarations de bonnes intentions et de promesses sans lendemain, les Beauchampois attendent des actes.

Notre ville doit faire face à deux défis majeurs, l’un écologique, l’autre social, nécessairement liés. Le retard accumulé à prendre les bonnes décisions nous impose, aujourd’hui, de les traiter sans délai.

Morceler la politique communale sans une vision d’ensemble et sans mettre en perspective la dimension environnementale dans tous les actes de la vie de notre commune, ne peut que conduire à une gestion où la question du développement durable reste secondaire, voire inexistante.

Les actions telles que la journée nationale d’ sont symptomatiques du manque de vue globale et d’implication véritable de l’actuelle municipalité, même si quelques élus se sont mobilisés. Se faire sponsoriser pour “nettoyer la nature” par l’enseigne Leclerc (condamnée dernièrement par le tribunal de Nanterre pour violation du code du commerce), qui n’a rien d’exemplaire en matière environnementale, manque de discernement. Celle-ci utilise sa puissance pour s’approvisionner au moindre coût à des milliers de kilomètres… et ruine les paysans près de chez nous.

Nettoyer les trottoirs est-il le premier geste éco-citoyen à apprendre ? Alors que l’on pourrait sensibiliser la population à des gestes simples comme les économies d’énergie (eau, électricité,..), le choix même de cette action démontre que le développement durable n’est pas au centre de la politique beauchampoise. D’ailleurs, le coût d’une manifestation de ce type devrait être assuré par la mairie, évitant ainsi la publicité gratuite à des enseignes commerciales.

A quand des forums, des débats, des rencontres citoyennes, des initiatives pour, par exemple, inciter à la construction ou la rénovation de maisons avec des critères écologiques favorisée par l’hypothétique futur Plan Local d’Urbanisme ?

Cette subite adhésion, de la majorité municipale, à l’écologie pour « l’avenir des générations futures » devient un bon filon de communication, alors même que ces générations futures Beauchampoises devront participer au remboursement de l’emprunt. En cause, la dette abyssale d’investissements abusifs, inopportuns et non inscrits dans une démarche de développement durable.

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