Ce sera donc 10 communes !

Le pire est passé mais le meilleur reste à faire ! Le préfet du Val-d’Oise, Pierre-Henry MACCIONI, a réuni le 10 novembre 2011, la Commission Départementale de la Coopération Intercommunale (CDCI). Celle-ci devait se prononcer sur le projet de schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d’Oise.
Dans ce projet remanié en octobre dernier, la « super » communauté d’agglomération à 16 communes envisagée en début d’année (cf. notre précédent bulletin) a été abandonnée. En contrepartie, 10 communes (Beauchamp, Bessancourt, Cormeilles en Parisis, Franconville, Herblay, La Frette-sur-Seine, Montigny-lès-Cormeilles, Pierrelaye, Sannois et Taverny) s’engageaient à élaborer et mettre en œuvre un projet de territoire commun.
Cette contre-proposition a été retenue à l’unanimité des suffrages exprimés avec deux abstentions. Ce nouveau schéma a donc été arrêté par le préfet le 11 novembre 2011.
Nous voilà donc engagés dans une démarche étendue qui, nous l’espérons, apportera plus de résultats que celle entamée depuis 2006 par les 6 communes constituant la Communauté d’Agglomération du Parisis.
En effet, vous êtes nombreux à l’avoir constaté depuis sur vos feuilles d’impôts, une nouvelle rubrique est apparue : la somme due au titre de l’intercommunalité. Alors que la mutualisation des transports publics, de l’eau, des déchets ou des équipements sportifs devaient permettre des « économies d’échelle » en partageant les factures, force est de reconnaître que les beauchampois n’y ont vu pour le moment aucune économie…
La faute à cette coquille vide conçue autour de 6 communes sur laquelle nous alertions dès 2005 !
La création d’une intercommunalité entraîne automatiquement une augmentation des dotations de l’Etat. Faute de volonté politique, certains Maires créent des coquilles vides pour se conformer à la loi, sans réel projet.
Et si les dépenses en tout genre augmentent en échappant au débat public, les effectifs communaux ne maigrissent pas en proportion. On ne mutualise pas, on multiplie.
L’intercommunalité doit permettre la mise en œuvre d’un ensemble de projets ambitieux et cohérents notamment dans les domaines suivants : développement économique, déplacements et voiries, préservation de l’environnement, implantation et mutualisation de grands équipements, politique de l’habitat…
Il n’en est toujours rien et nous le regrettons toujours.
Avec l’arrivée de 4 nouvelles communes, il est plus que temps d’initier un véritable projet de territoire où l’intérêt des habitants prévaudra plus que la couleur politique des villes et leurs projets individuels. Il est plus que temps de supprimer des doublons entre communes et communauté d’agglomération et freiner certains investissements.
Supprimer les doublons ? Pourtant c’était l’idée de départ…

Laisser un commentaire