Mars 2012 : Une dette non maîtrisée !

Aujourd’hui, l’endettement de la ville de Beauchamp est lourdement impacté par les contractés par M Lavaud et son équipe. Mais de quoi s’agit-il au juste ?

Une normale, pour une collectivité comme pour un particulier, est une à taux fixe ou à taux variable simple. Chacun est familier du taux fixe : si on emprunte 100 € à 4%, on paye à la fin de l’année 100 x 4% = 4 € d’intérêts.

Une collectivité peut être endettée à taux fixe, à taux variable, et le plus souvent avec une combinaison de ces deux choix « normaux ». La gestion de dette classique consiste à répartir la dette entre une partie fixe et une partie variable de manière à équilibrer les ressources et les charges de la collectivité. Cette gestion de dette est parfaitement légale et conforme à l’esprit des lois en vigueur depuis les années 1990.
Au début des années 90, les collectivités s’étant fortement désendettées et ayant mécaniquement moins besoin de prêts bancaires pour leurs investissements, les banques et en particulier , partenaire historique des collectivités, ont inventé des produits très complexes, destinés à leur faire gagner de l’argent, les prêts « toxiques ».
Elles se sont bien gardées de décrire les risques encourus sur ces nouveaux taux variables. Ces taux ne sont pas indexés sur l’inflation, comme c’est traditionnellement le cas avec ce type de produits bancaires, mais sur l’évolution des parités de change entre différentes monnaies, le Yen, le Dollar, le Franc Suisse, etc. Des indices totalement exotiques par rapport à la vie d’une collectivité locale, dont les budgets sont libellés en Euros !

Ces banques ont profité pour bon nombre d’entre elles des relations de confiance qui existaient de longue date avec les directions financières des collectivités.
Comme d’autres collectivités, Beauchamp a pu être mal conseillée lors de la souscription de prêts en 2007. Les alertes interministérielles et les rapports émis par la Cour des Comptes auraient dû convaincre nos élus de faire le nécessaire et cela dès 2008, afin de tenter d’enrayer la spirale infernale dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Il n’en a rien été. Il aura fallu attendre l’été 2011 (3 ans après) pour que la renégociation avec DEXIA débute sous l’égide d’un médiateur nommé par l’état.

Un entêtement incompréhensible et irresponsable nous amène à la signature en novembre dernier d’un nouveau prêt toujours indexé sur la parité de change entre l’Euro et le Franc Suisse. Une décision effarante étant donné le contexte économique actuel et les surcoûts déjà générés par de tels choix (1 233 666,81 € d’intérêts prévus en 2011). Au lieu de lever toute l’opacité autour de ces emprunts toxiques, la majorité municipale a préféré persister et renouveler un pari qui aura des répercussions sur le porte-monnaie des beauchampois, qui vont en plus payer, par le biais de leurs impôts sur le revenu le renflouement de DEXIA par l’Etat.

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