Mai 2013 : + 27% de la taxe foncière ! NON !

En proie à de sérieuses difficultés de trésorerie et confronté à la frilosité des établissements bancaires qui rechignent à soutenir la commune, le maire de Beauchamp s’est vu contraint de rencontrer le Directeur Départemental des Finances Publiques, le 20 février 2013, pour solliciter une avance de trois mois sur les produits fiscaux, soit un million d’euros. Celui-ci a émis un avis favorable en exigeant cependant une hausse de 3 points de la fiscalité locale.

Sans aucune négociation, Raymond LAVAUD, Maire de Beauchamp, et Franck BOULLÉ, son adjoint aux finances, ont accepté cette demande et proposé aux conseillers municipaux d’augmenter la taxe foncière sur le bâti de 11,02% à 14,02% ce qui correspond à 27.22% de plus de la part communale pour les ménages (3 ÷ 11,02 = 27,22%).

A plusieurs reprises lors du conseil, la majorité municipale a pourtant précisé que cette augmentation n’était pas nécessaire pour les finances de la ville tout en admettant qu’il s’agissait d’une contrepartie pour l’avance d’un million d’euros qui nous est faite.

Patrick PLANCHE est alors intervenu à l’issue du débat pour inviter l’ensemble des conseillers municipaux à ne pas voter cette augmentation, dans l’intérêt des Beauchampois et, surtout, afin de trouver une alternative à cette forte augmentation pour les ménages dans un contexte économique difficile. Ces arguments ont apparemment « convaincu » la majorité municipale qui, à la suite d’une suspension de séance pour concertation, a annoncé un report de cette décision ainsi que le report du vote du budget 2013.

Sans l’intervention de Patrick PLANCHE, Franck BOULLÉ et ses collègues de la majorité auraient fait payer aux Beauchampois un pilotage à vue des ressources de la ville. Françoise NORDMANN et ses collègues (dénommés à tort « opposants » alors qu’il s’agit bien d’élus dissidents de la majorité) ont choisi l’abstention, pensant que cette augmentation était inéluctable.
Ce n’est pas aux habitants de payer la mauvaise gestion de la ville !

A l’heure où nous devons rendre cet article (3 avril), nous espérons que la décision d’augmenter considérablement les impôts fonciers sera abandonnée et que ces élus reverront le budget 2013 à la baisse.

Pour autant, les difficultés financières qui persistent à la mairie nous inquiètent de plus en plus. Au 28 mars, les subventions aux associations, votées en décembre 2012, n’étaient toujours pas versées. Des factures de fournisseurs restent en souffrance. Sans un redressement de la situation, comme demandé par les services de l’Etat, nous craignons que la ville puisse être mise sous tutelle.

L’augmentation des impôts ne peut être que la solution d’ultime recours quand tout à déjà été tenté. Il est nécessaire de trouver des économies dans les dépenses de la ville.

Vous pouvez retrouver la vidéo du Conseil Municipal du 28 mars dernier ici

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