Le Parisien : Beauchamp a-t-il été lésé lors de la vente aux enchères d’un terrain ?

Beauchamp a-t-il été lésé lors de la vente aux enchères d’un ?

 La ville de Beauchamp a vendu aux enchères un terrain communal au prix de 175 000 €. Moins d’un mois après, une agence immobilière propose ce bien à 260 000 €.La ville de Beauchamp a vendu aux enchères un terrain communal au prix de 175 000 €. Moins d’un mois après, une agence immobilière propose ce bien à 260 000 €. (DR)

Endettée pour des décennies en raison des , la ville de Beauchamp serait-elle passée à côté d’une rentrée supplémentaire de 85 000 € en vendant l’un de ses biens immobiliers communaux ? C’est en tout cas la crainte de Patrick Planche, chef de file du groupe d’opposition divers gauche Alternative citoyenne pour Beauchamp.

En octobre, un terrain de 822 m2, situé avenue des Marronniers, a été vendu aux enchères au prix de 175 000 € après avoir été estimé par le service des Domaines à 246 600 €. « La chambre des notaires de Paris, qui a organisé la vente aux enchères, jugeait ce prix trop élevé. Elle a donc décidé d’appliquer un abattement de 30 %, explique la maire (SE), Francine Occis. Le terrain est bien situé, mais sa configuration en triangle est très spéciale. Il a été beaucoup visité. Malheureusement, le jour de la mise en vente, il n’y a eu qu’un seul adjudicataire et le terrain est parti à 175 000 €. »

Remis en vente 85 000 € plus cher sur le site d’une agence

Mais moins d’un mois après, une agence immobilière propose ce bien à… 260 000 €. Une différence de 85 000 € que ne digère pas Patrick Planche. « Comment ne pas s’indigner sur cette transaction à l’heure où la ville doit faire des économies sous toutes les formes et avec la perspective de nouvelles augmentations des taxes locales en 2016 ? » tempête ainsi l’élu d’opposition.

« C’était simple, public et complètement sécurisé juridiquement », justifie Francine Occis, qui rappelle « que le conseil municipal du 25 juin, dont le groupe de M. Planche, a validé le prix de départ des enchères ». « Le but était de vendre le terrain le mieux possible, mais surtout d’être transparent pour qu’on ne vienne pas nous reprocher après coup d’avoir privilégié quelqu’un. »

Si elle ne nie pas qu’une vente à 260 000 € « serait effectivement une mauvaise affaire pour les finances de la ville », l’édile rappelle que « ce n’est pas encore le caset qu’il faut attendre de voir avant de crier au loup. » Reste que la municipalité a tiré « les leçons » de cette expérience. « On ne reprendra pas ce système des enchères pour une future vente », ajoute Francine Occis. Un autre terrain communal à vendre, rue Gay-Lussac, ne sera finalement pas mis aux enchères. « Il a été estimé à 150 000 €. Il aurait été mis aux enchères à partir de 100 000 €. »

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