Mai/Juin 2017 : Une majorité qui prend l’eau

La de quatre adjoints en ce mois de mars fait suite à d’autres départs, plus ou moins clairement exprimés, depuis le début du mandat (dont M. POINLOUP dès le début du mandat ou  M. GILLET en fin 2016).

Cette fois-ci, c’est un départ groupé dont les motivations sont claires : refus de l’autocratie et de l’absence de débat au sein de la majorité municipale sur des sujets suffisamment sensibles comme l’urbanisme, la gestion des personnels ou les finances …

Pour ce qui est de l’autocratie, nous en avons fait part à de nombreuses reprises dans nos écrits. Un signe qui ne trompe pas est l’absence d’expression des conseillers lors des réunions de Conseil municipal, y compris des adjoints. Que Mme OCCIS s’en défende en arguant que les protestataires auraient pu s’exprimer lors du bureau municipal hebdomadaire est une plaisanterie ; en effet, quand on a été habitué à se taire en réunion, on n’est pas enclin, après trois ans de vie commune, à le faire dans ces conditions. D’ailleurs, Mme OCCIS, ancienne adjointe de M. LAVAUD le sait pertinemment, puisque c’est ce qu’elle a vécu avant 2008 et qu’elle a reproché au Maire d’alors…

Dans la gouvernance qui est exercée depuis mars 2014, la plupart des belles promesses de campagne sont passées par pertes et profits comme : les municipales convoquées avec de véritables documents de travail, ouverture et transparence, comités de quartier … Ces promesses sont à l’évidence incompatibles avec la vision extrêmement centralisée du pouvoir que Mme le Maire exerce.

Ce qui inquiète beaucoup aujourd’hui, c’est la suite. C’est à dire la fuite en avant, au vu des réactions dans la presse de Mme OCCIS et de la déclaration de Mme MERLAY en Conseil Municipal.

L’exaspération de tous ceux qui ne se sont pas encore exprimés, mais qui n’en pensent pas moins, ne va certes pas cesser, au regard de la politique menée et de la façon dont elle est menée. Et nous ne sommes qu’à mi-mandat.

Après ce triste épisode qui ne peut être balayé d’un simple revers de la main, élus de la majorité et de l’ doivent s’interroger sur la meilleure façon de mettre fin à la dégradation de l’environnement des Beauchampois que ce soit par son urbanisation non maîtrisée ou les services et animations qui font aujourd’hui défaut. Bien entendu, en tenant compte des contraintes financières.

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