Bulletin Alerte Collège – Octobre 2002

Collège : Comment faire pire ?

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Depuis le 14 octobre et jusqu’au 15 novembre, se tient en Mairie l’enquête d’utilité publique relative à la construction d’un collège sur les terrains de l’usine 3M (Pointe Barrachin). Alternative Citoyenne s’indigne aujourd’hui des conditions dans lesquelles se déroule cette enquête publique et a décidé de vous donner toutes les informations qui ont été volontairement occultées par M. le Maire.
La DRIRE est le seul organisme officiel habilité à contrôler les établissements industriels classés à risques. En septembre dernier, elle a renouvelé son avis défavorable concernant ce projet au cours de la réunion préalable au lancement de l’enquête publique qui se tenait en préfecture et où était présent M. le Maire de Beauchamp !

Dans ces conditions, nous estimons que la municipalité trompe les Beauchampois en leur faisant croire qu’il n’y a aucun risque. Les futurs collégiens ne doivent pas devenir les otages d’une décision purement politicienne !

Après l’accident dramatique survenu à Toulouse l’année dernière, les pouvoirs publics ont une obligation morale d’appliquer le principe de précaution pour tout nouveau projet.

Alternative Citoyenne s’est toujours prononcé pour la construction d’un collège pour les Beauchampois, mais pas à n’importe quel prix ! Toutes les conditions de sécurité ne sont pas réunies (pollution des sols et sous-sols, rejets nocifs dans l’atmosphère et non évaluation des risques) Non ce n’est pas un référendum, ni un plébiscite !

Une constatation : la plaquette d’information « Spécial Collège » distribuée à l’ensemble des Beauchampois est uniquement un outil de propagande. Le but de cette enquête d’utilité publique est de déterminer si le terrain convient à l’implantation d’un collège. Or, M. le Maire en fait un référendum voire un plébiscite sur l’opportunité d’ouvrir un collège à Beauchamp.

Cette manipulation révèle, une nouvelle fois, le peu de considération que M. le Maire a pour les Beauchampois.

Dans la lettre d’informations municipales « Spécial Collège » , M. le Maire assène ses vérités. Or, aucune étude officielle concernant d’éventuelles pollutions du sol, des sous-sols ou de l’air n’est présente dans la plaquette, ni d’ailleurs dans le dossier de l’enquête publique.

Alternative Citoyenne a toujours informé la population à partir d’études réelles et validées (voir au verso). Si vous aussi vous n’êtes pas dupes, Si vous aussi vous pensez que l’on doit appliquer le principe de précaution, Si vous aussi vous souhaitez une transparence totale sur ce dossier, Si vous aussi vous ne voulez pas avoir à entendre un jour : « Ah, si on avait su… ! »

Venez nombreux en Mairie pour écrire sur le registre de l’enquête d’utilité publique que toutes les conditions de sécurité ne sont pas réunies et que le terrain de la pointe Barrachin ne convient pas à l’implantation du futur collège.

Historique

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1977, inscription au P.O.S. du terrain d’implantation du collège à la pointe « Barrachin ».

19 janvier 2001, le Conseil Général décide la construction d’un collège à Beauchamp afin de décharger les deux collèges de Taverny.

mars 2001, la construction du collège est inscrite au programme de l’actuelle majorité municipale.

7 juin 2001, Conseil Municipal, vote du principe d’expropriation au cas où aucun accord à l’amiable ne serait possible. Alternative Citoyenne s’abstient, considérant ne pas disposer d’informations suffisantes.

1er juillet 2001, nous vous informons de notre position face à ce dossier sensible.

25 octobre 2001, Conseil Municipal. En réponse à notre demande, le Maire refuse la tenue d’une réunion d’information publique.

15 novembre 2001, article du Parisien sur l’avis défavorable exprimé par la DRIRE quant à la construction d’un établissement scolaire à cet endroit.

25 novembre 2001, nous vous informons des conditions défavorables dans lesquelles le projet de collège est maintenu.

29 novembre 2001, tenue d’une réunion entre le Conseil Municipal , la 3M , la DRIRE et les présidents d’associations. Le public n’est pas convié.

6 décembre 2001, article du Parisien sur le bilan de cette réunion à l’issue de laquelle la Mairie reste fermement décidée à aller jusqu’à l’expropriation.

20 janvier 2002, nous vous faisons part de nos plus grandes réserves quant à l’implantation d’un collège dans ces conditions. Nous resterons d’ailleurs les seuls à avoir exposé en détail la réunion du 29 novembre 2001.

2 février 2002, suite à notre bulletin, article du Parisien sur le projet toujours controversé de ce collège.

18 septembre 2002, M. le Préfet prescrit l’ouverture d’une enquête d’utilité publique.

25 septembre 2002, nous apprenons la tenue de cette enquête par voie de presse.

9 octobre 2002, article du Parisien sur la consultation des Beauchampois et les enjeux de cette enquête.

11 octobre 2002, lettre d’informations municipales « Spécial Collège ».

16 octobre 2002, article de la Gazette du Val d’Oise.

La majorité municipale désinforme, Alternative Citoyenne informe

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M. le Maire devrait faire son autocritique avant de se permettre de « publier des tracts remplis de contre-vérités, d’allusions non fondées, de nouvelles alarmistes ».
Sur la pollution des sols et des sous-sols :

La majorité municipale dit : « Des contrôles effectués par la DRIRE montrent qu’il n’y a pas d’extension de la pollution de l’entreprise LUNIJE sur les terrains 3M » et « des études entreprises démontrent la non-pollution des sols et des sous sols ». Or, on peut lire dans une étude menée par la DRIRE au sujet de l’entreprise LUNIJE : « Les concentrations les plus fortes en composés organo halogénés volatils (COHV) sont rencontrées sur les points de contrôle en amont et en aval (Usine 3M) du site LUNIJE. En période des basses eaux, les teneurs ont tendance à être plus élevées qu’en période de hautes eaux. […] Le suivi semestriel sur deux ans confirme que la contamination détectée dans les eaux souterraines au droit de LUNIJE présente un risque réel d’atteindre les utilisateurs industriels à l’aval hydraulique. »

(Source : Base de données BASOL sur les sites et sols pollués appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif, plus d’infos sur http://basol.environnement.gouv.fr)

Sur les rejets nocifs dans l’atmosphère :

La majorité municipale dit : « Aucun problème de santé du personnel 3M et des riverains n’a été relevé depuis 50 ans d’existence des usines 3M. Ces rejets analysés régulièrement, ne présentent aucun danger. » Pire, on peut lire aussi dans le dossier d’enquête d’utilité publique : « Comme leur nom l’indique, les COV sont extrêmement volatils et sont donc sans effets sur l’environnement immédiat du site. » Aucune étude épidémiologique n’a été menée donc on ne peut affirmer cela. La famille des composés organiques volatils (COV) regroupe plusieurs milliers de substances telles que les hydrocarbures, solvants… Outre les propriétés toxiques ou cancérigènes de certains COV, ces substances représentent une préoccupation importante en matière de pollution photochimique. Rappelons que la 3M de Beauchamp était le 2ème site émetteur de COV du Val d’Oise avec 356 tonnes/an en 1999

(Source : DRIRE, plus d’infos sur http://www.ile-de-france.drire.gouv.fr)

En cas d’accident ou d’incident :

La majorité municipale dit : « La sécurité des équipements garantit l’absence de propagation du risque vers l’extérieur du site. » Encore une fois, c’est faux. Si la 3M est en mesure de contenir de nombreux incidents, rien n’indique, qu’en cas d’accident majeur, il n’y aurait pas de répercussions aux alentours. Ce n’est pas une limite de terrain qui peut contenir une pollution. Malgré l’explosion de l’usine AZF à Toulouse et l’affaire de pollution des sous-sols d’une école de Vincennes liée à une usine Kodak, il semblerait que M. le Maire de Beauchamp n’ait pas retenu la leçon. Une grande majorité des professionnels de l’aménagement du territoire ont pourtant intégré la notion de principe de précaution comme préalable à tout nouveau projet d’aménagement.

L’art de déformer les propos

M. le Maire dit : « Ce sont ensuite des recommandations de la DRIRE adressées à Monsieur le Préfet, pour lui signaler les contraintes éventuelles que pourrait générer la présence d’un collège à la société 3M. » En fait la DRIRE affirme le contraire. C’est la présence de la 3M qui engendre des risques quant à l’implantation d’un collège.

Le comble de la mauvaise foi

M. le Maire dit : « Enfin, s’il y avait un réel danger, les instances municipales en auraient été averties. » C’est ce que devait sûrement penser M. Douste Blazy, Maire de Toulouse, avant l’explosion d’AZF…

Le saviez-vous ?

M. le Maire, habituellement peu enclin à communiquer, vient d’écrire aux riverains, aux parents d’élèves et aux présidents d’association en leur demandant expressément de donner un avis favorable à son projet de collège : « Vous pouvez, vous devez vous engager et demander à vos adhérents de se déplacer massivement en mairie […] afin de consigner, sur le registre d’enquête, leur avis favorable à la construction de cet établissement. » Encore une belle illustration d’une parodie de démocratie locale à Beauchamp.

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