n°37 – Septembre 2015

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«Du sang et des larmes» pour tous (sauf les banques)

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Les majorités successives peuvent être fières : aujourd’hui Beauchamp est célèbre dans les médias nationaux… comme ville sinistrée ! France 2 ou encore RTL citent «la ville la plus endettée du Val d’Oise».
On entend à la radio Madame le Maire incapable de proposer une perspective de sortie de crise suite à «deux décennies de mauvaise gestion» dont elle a fait partie de 2001 à 2008.
Pourtant d’autres villes n’ont pas accepté de s’être fait «arnaquer» par leur banque et les jugements qui commencent à être rendus montrent certaines issues favorables… Notre situation est quelque peu différente, la resignature en 2011 sans négociation d’un prêt, déjà reconnu toxique, par Raymond LAVAUD rendrait difficile un jugement en notre faveur.

Pour autant ne faut-il pas être combatif et défendre nos intérêts ?

Résultat : hausse des impôts reconduite en 2014, disparition de services municipaux, augmentation de tarifs, mise à mal du personnel communal… le programme électoral de la majorité était loin d’être un modèle d’imagination et de dynamisme mais il n’évoquait pas «du sang et des larmes» aujourd’hui confirmé par Mme Occis comme seul avenir pour les Beauchampois…

Un avenir assombri par la signature contrainte du refinancement de notre emprunt toxique basé sur le franc suisse qui coûtera aux Beauchampois 17,3 millions d’euros d’indemnité de sortie et une nouvelle dette jusqu’en 2037…

Il n’y a eu aucune recherche de pression sur la banque par l’utilisation d’experts non beauchampois habitués de ces dossiers.
Ce type de gouvernance, dans la solitude du cabinet du Maire, n’est plus possible. Elle a montré ses défauts que tous connaissaient. La nouvelle majorité avait prévu de s’en éloigner. L’argument d’une situation difficile ne tient pas pour entériner une politique autocratique.

Les réunions publiques qui ont été proposées n’ont rien apporté, car ce n’était pas la mairie qui menait les débats. Elle n’avait aucunement l’intention de les faire fructifier dans des suites à donner.

D’ailleurs, elles ont été suivies de décisions au Conseil municipal sans tenir compte de ce qui s’y était dit.

Cette façon de gérer ne permet pas le lien des élus avec la population, ignore les compétences à disposition, génère peu à peu une pression sur le personnel et les habitants n’ont souvent comme interlocuteur que la personne chargée d’appliquer les décisions controversées !

Laïcité à Votre Image

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Régulièrement en France, depuis une vingtaine d’années le principe de laïcité est interrogé. Les poussées de fièvre se multiplient, mais souvent pour des raisons qui ne sont pas les bonnes.

Si nous nous en référons à la Constitution et à la loi (dont l’origine est celle de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat), la religion et la foi sont d’ordre privé, et les collectivités n’ont pas à déroger à son principe de neutralité.

D’ailleurs, face aux diverses attaques à l’encontre de la laïcité, Patrick PLANCHE avait signé la charte de l’observatoire de la laïcité lors des élections municipales de 2014. Francine OCCIS en avait d’ailleurs fait de même.
(http://www.observatoirelaicite95.org/26.html)

Pourtant, le 11 novembre, à l’occasion de la commémoration du centenaire du début de la Première guerre mondiale, la municipalité n’a pas craint de relayer l’invitation à une messe aux élus et aux parents d’élèves.

Que l’association des anciens combattants le fasse également, cela pose aussi question ! En effet, en 1914, la République Française a appelé tous ses citoyens à défendre le territoire : de métropole et d’outre-mer, mais aussi d’Asie, d’Afrique Centrale, du Nord ou de l’Ouest, quelle qu’en soit l’origine ou la religion.

Les événements des 7 et 9 janvier ont montré à quel point il est nécessaire d’être attentifs à ne pas mettre en avant certains plutôt que d’autres et à ne pas opposer les populations, mais au contraire à les rassembler au-delà de leurs différences.

Aujourd’hui, à Beauchamp, il semble que l’on n’ait toujours pas compris ce qu’est le principe de laïcité.

Comme autre exemple, citons que des organisations cultuelles sont accueillies par la municipalité au forum des associations.

Est-ce parce que certains se sont présentés aux élections avec leur foi en bandoulière ?

Un PLU toujours incomplet

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Malgré les deux réserves émises par le commissaire enquêteur à l’issue de l’enquête publique, la majorité municipale a approuvé lors du conseil municipal du 25 juin un PLU quasiment identique au projet initial.

Un manque d’évaluation du risque d’inondation dans le quartier de la Bergère

Suite à notre interpellation, le commissaire enquêteur a indiqué dans son rapport qu’il fallait réaliser une étude approfondie pour évaluer le risque d’inondations et de mieux comprendre le lien entre des « éventuelles remontées de nappe » et la « saturation du réseau d’assainissement ». Alors qu’aucun élément d’analyse complémentaire n’a été apporté au dossier ni à la connaissance du conseil municipal, la majorité a tout de même décidé de réduire les contraintes réglementaires sur l’usage des sous-sols. Mais sans le regard d’un expert indépendant, on peut légitimement s’interroger sur l’impact de ce choix vis-à-vis de la sécurité et du cadre de vie des riverains.

Pas de prise en compte de l’augmentation du trafic routier

Là encore, pour répondre à la demande du commissaire enquêteur de réaliser un véritable plan de circulation, la municipalité indique juste qu’une étude allait être menée prochainement par la communauté d’agglomération pour requalifier la chaussée Jules César. Mais ce n’est pas cela qui permettra d’améliorer les liaisons entre les quartiers, l’accessibilité aux équipements et aux commerces, les conditions de stationnement dans le centre-ville et près de la gare, etc…
Certes, au regard de notre situation financière, il est urgent d’enrayer le dépeuplement de la commune et de permettre la construction de nouveaux logements pour tous et ainsi de se mettre en conformité avec la loi. Mais pas n’importe où, pas n’importe comment, pas en juxtaposant des programmes de logements les uns à côté des autres sans s’interroger sur leur intégration dans la ville, les flux générés, les liaisons à créer vers les services et commerces de proximité.

De (trop) timides avancées

On pourrait néanmoins se satisfaire de la prise en compte de certaines de nos remarques comme la protection du Parc arboré et la prise en compte de la spécificité du rond-point de la Chasse. Mais là encore, aucune règle n’a été réellement définie, cela reste donc symbolique.

En se refusant de répondre aux réserves du commissaire enquêteur, la majorité a fait le choix d’affaiblir la procédure du PLU dans son ensemble. Notons que l’enquête publique a suscité plusieurs distributions de tracts anonymes nuisibles à une contribution objective des Beauchampois. Cela témoigne, encore une fois, de l’incapacité de la majorité à accepter le débat et à apporter des réponses à la hauteur des enjeux de notre commune.
C’est pourquoi les élus d’Alternative Citoyenne pour Beauchamp ont refusé de participer au vote lors du conseil municipal qui a approuvé le PLU.

Les Beauchampois et le personnel municipal paieront !

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Après les tarifs municipaux et la disparition progressive des services aux Beauchampois, la majorité s’attaque désormais au personnel communal « en rognant » leurs avantages sociaux, en supprimant leurs postes, en imposant la mobilité et la polyvalence à tout va.

Modification des contrats des assistantes maternelles et de leur droit aux congés payés

Le plus facile : s’attaquer aux acquis des assistantes maternelles municipales qui ont pourtant une fonction peu valorisée à Beauchamp et un statut moins protecteur que celui des agents territoriaux.
Les assistantes ont dû signer un nouveau contrat de travail pour être rémunérées à l’heure effective et non plus au forfait. Elles perdront une prime annuelle d’ancienneté par l’instauration d’une nouvelle prime moins élevée mais surtout attribuée selon le bon vouloir de la mairie et d’après des critères subjectifs.
Et enfin, elles perdent leurs quelques congés supplémentaires, la majorité ne leur accordant plus dorénavant que le minimum légal !
Par ces mesures, on peut s’inquiéter de l’avenir de ce mode de garde et de la désertion des assistantes maternelles qui préféreront le statut d’indépendantes. Les parents devront donc se retourner vers les modes de garde privés, plus chers et offrant moins de flexibilité. (c’est 4 ou 5 jours ou rien, amplitude horaire réduite,…).

Modification des droits à congé du personnel communal

L’ensemble des agents municipaux voient leurs congés annuels diminués : pour 32 jours actuellement (des nantis à en croire la majorité municipale !), ils ne bénéficieront plus que du minimum légal, soit 25 jours annuels, à compter du 1er janvier 2016.

Suppression de postes à l’école de musique

Mme Occis a annoncé avoir envisagé la fermeture de l’école de musique ! Mais l’opération étant trop coûteuse, la municipalité ne renouvelle pas certains contrats et réduit le nombre d’heures des titulaires.
Quel mépris pour les activités culturelles, pour ceux qui les pratiquent et tous ces professionnels qui s’investissent dans notre ville : fermeture de cours de classe de percussions africaines, de module rythme, de module 3ème cycle de Formation Musicale, de préparation à l’option musique au bac et de Formation Musicale chanteur (1 niveau), regroupement de cours collectifs, réduction d’heures des titulaires…
Cerise sur le gâteau, alors que le nombre d’inscrits est déjà en baisse, la grille tarifaire sera modifiée, avec l’apparition de nouvelles tranches tarifaires et des augmentations très importantes quelle que soit la tranche (de +11% à +51%).
Une augmentation des tarifs assortie d’une diminution de services ne peut qu’augurer une mort annoncée de l’école de musique, dernier service culturel dans notre commune avec la bibliothèque.

Diminution des ATSEM

Pour la majorité municipale, une ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles ) doit se cantonner à l’hygiène des enfants et le ménage des classes ! Elle ignore ainsi le rôle éducatif que joue une ATSEM alors qu’il fait partie de ses missions.
Par ailleurs, il n’y aura bientôt plus une ATSEM par classe. La majorité semble s’engager vers une ATSEM par école ce qui nous semble irréaliste et pourrait engager à terme des questions de sécurité pour nos enfants.
Est-il nécessaire de rappeler que le personnel d’une mairie doit être soutenu et motivé par ses élus ?

Ces économies impacteront le personnel communal et par ricochet tous les Beauchampois.
Sont-elles obligatoires pour redresser les finances communales ?

Au-delà de ces mesures budgétaires qui n’auront pour effet que de créer un climat difficile et une démobilisation du personnel, il est aujourd’hui plus que nécessaire de déterminer une stratégie financière novatrice pour la commune et d’établir des priorités (Enfance, Jeunesse, Culture,…) à protéger à Beauchamp.

Les Beauchampois ne peuvent se contenter uniquement d’un environnement agréable, ils sont en droit d’attendre de leur ville qu’elle soit dynamique, attractive et engagée.

Apolitisme de droite !

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En France, c’est connu, «l’apolitisme» est généralement de droite… attribut de ceux qui préfèrent avancer masqués. Aucune surprise de découvrir Mme le Maire soutenant les candidats de l’UMP lors des élections départementales de mars 2015

Désert médical annoncé

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Avec les annonces successives de départ de professionnels de santé, les Beauchampois s’inquiètent de voir l’offre diminuer. Avant d’être considéré comme «désert médical», il serait temps que la municipalité s’empare du sujet comme l’ont fait depuis longtemps plusieurs Maires de communes voisines. La Communauté d’Agglomération pourrait être une des réponses possibles.

Nos enfants sur Facebook

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A l’heure où l’on sensibilise les enfants à la vigilance à l’égard des réseaux sociaux, notamment grâce aux enseignants, la Mairie n’hésite pas à diffuser 77 photos d’enfants en séjour à Groix sur la page Facebook de la Ville. Il faut savoir que ces images sont accessibles à tout internaute, ce qui expose les enfants sans restriction. Nous ne comprenons pas comment une collectivité locale peut agir avec une telle négligence.

Déménagement annoncé du commissariat de Taverny

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En juillet 2014, nous interrogions Mme le Maire sur le projet de transfert des effectifs de la Police de Taverny sur le commissariat d’Ermont. A cette question, Francine OCCIS répondait que cela n’était pas à l’ordre du jour.
Ce déménagement serait pourtant bien effectif à compter du 1er janvier 2016. Nous espérons qu’une permanence administrative sera maintenue à Taverny.

Un Projet Educatif Territorial (PEDT) : pour quoi faire ?

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La création d’un PEDT est une obligation légale pour les collectivités territoriales qui veulent bénéficier des aides financières de l’État pour coordonner et planifier toutes les actions éducatives à destination de l’enfance. Ces moyens complémentaires permettent, notamment, la mise en place des TAP (Temps d’Activités Péri-scolaires) à hauteur de 50 euros par enfant et par an ainsi que l’aide de la CAF. Ce projet devrait être cohérent et complémentaire aux programmes d’enseignement nationaux. Une fois validé, il engage la municipalité pour trois ans.

Mais qu’est-ce qu’un projet ?

Il est nécessaire d’analyser l’existant afin d’appréhender les besoins des enfants et les attentes des parents, de comprendre et compenser les manques et les imperfections. Ensuite, il faut prioriser des objectifs à atteindre, optimiser outils et moyens et en créer de nouveaux.

Qu’en est-il du PEDT proposé par la mairie ?

Lors de sa présentation au conseil municipal du 12 février 2015, nous nous sommes étonnés de constater que le projet soumis au vote était celui qui avait été rejeté par une majorité de parents d’élèves et d’enseignants. Conçu sans aucun lien entre les entités éducatives au sein de la municipalité (CSLH, bibliothèque, école des sports, école de musique, écoles), il se contentait de juxtaposer des activités.
L’inventaire réalisé est insuffisant puisqu’aucune analyse n’a été réellement faite que ce soit pour l’existant ou les besoins.
Dans nos programmes de 2008 et 2014, nous avions indiqué la nécessité de créer du lien entre les acteurs de la communauté éducative avec une politique cohérente, de la petite enfance à l’adolescence.
Faire fonctionner les services ensemble et assurer une continuité de projet dans les temps de l’enfant et des règles partagées entre intervenants relève d’une politique qui ne coûte rien.
La façon de procéder et le programme annoncé relève à nos yeux d’un contresens par rapport au titre donné par la mairie à son PEDT : «bien-vivre ensemble» – intitulé qui pourrait être fédérateur, mais ne recouvre qu’un vague projet toujours à construire.
Sur cette base incomplète, la Ville a initié des comités de pilotage où elle attendait les propositions de TAP des enseignants ou parents d’élèves, alors qu’il appartenait aux élus d’amorcer les projets d’activités.

Le résultat pour nos enfants : rien pour la rentrée 2015-2016.

Malgré la bonne volonté de la communauté éducative, aucun TAP ne sera proposé en septembre aux élèves, pour la deuxième année consécutive.

La situation financière, prétexte à l’absence d’ambition, ne saurait être un projet. Madame le Maire, ancienne directrice d’école, a sans doute oublié qu’il n’est pas uniquement question de chiffres, mais essentiellement d’humain.

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