Archives de catégorie : Déplacements

Périmètre scolaire

Nous nous souvenons que la FCPE, à la rentrée 2015, avait engagé une action de sensibilisation forte à la sécurisation aux abords des écoles de la ville en posant des panneaux de signalisation « Attention école »… qui ont été retirés quelques minutes plus tard par la Mairie.
Au lieu de se servir de cette action pour engager un réel dialogue et permettre ainsi des changements d’habitudes nécessaires pour faciliter la circulation, l’accompagnement des enfants dans les écoles, revoir le plan de circulation et mettre la ville en conformité avec la réglementation, la réponse a donc été la disparition de ces panneaux.

Circulez, il n’y a pas de souci mais pour faire mieux, il faudra de l’argent. [Au lieu de se servir de cette action pour réfléchir à d’autres solutions de sécurisation et de circulation, la Mairie a fermé le dialogue par une réponse d’ordre budgétaire.]
En attendant, suppression du périmètre de sécurité, suppression progressive du personnel d’encadrement et …une réunion à l’ordre du jour fermé où une seule proposition, incomplète, a été présentée. Pas de discussion ni de solutions alternatives permises, circulez.

rueNous l’avons constaté au retour des vacances estivales, les travaux de voirie engagés, qui ont coûté bien moins qu’annoncés, étaient inachevés. Cela n’a pas manqué de provoquer des problèmes de circulation et de sécurité. Des travaux qui ne règlent pas non plus les questions posées par les flux de voitures aux abords de ces écoles.

Aucune information, aucune action de prévention n’a été engagée par la Mairie qui, dans le journal municipal, affirme pourtant avoir prévenu tout le monde. Tous les parents, tous les usagers savent qu’il n’en a rien été. Comme si la seule parole d’élus faisait autorité… au déni s’ajoute l’abus d’autorité. S’il en fallait encore, une illustration de plus de la méthode municipale en terme de concertation et de dialogue… au détriment de la population.

Itinéraire bis

En 2015, dans le cadre de la requalification de la Chaussée Jules César, la ville de Beauchamp et la communauté d’agglomération avaient engagé une réflexion pour réorganiser les flux de circulation sur cette voie entre le centre-ville et le rond-point de la Bergère (cf. notre bulletin de Février 2016 sur notre site).
Au printemps, la municipalité a lancé l’expérimentation d’un changement des sens de circulation dans ce quartier en s’appuyant sur son étude restreinte et biaisée avec 4 scenarii quasiment identiques.
Face au mécontentement des riverains et à l’absence de dialogue avec la mairie, nous avons décidé d’organiser une réunion publique en urgence pour permettre à chacun de s’exprimer. Le 17 mars, près d’une centaine de personnes a échangé et fait émerger des propositions alternatives.
Un collectif s’est constitué pour les porter auprès de la Mairie et de la Communauté d’Agglomération.
Ces propositions ont également pris la forme d’une pétition qui a recueilli 320 signatures et a permis au collectif de se faire entendre. La municipalité en a reçu les représentants. Elle a maintenu sa propre expérimentation, mais a accepté de tester ensuite au moins une des solutions proposées par les riverains.
C’est cette dernière qui finalement est en œuvre depuis le mois de juin.
Elle correspond globalement au schéma de circulation que nous proposions déjà en février avec un sens pertinent de circulation sur la Chaussée Jules César de l’Ouest vers l’Est et un abandon du report de trafic sur le Chemin de la Butte de la Bergère.

notreproposition
Nous nous félicitons de ce changement de posture de la part de la municipalité et nous tenons à saluer la mobilisation des riverains qui, collectivement, ont su démontrer que la concertation publique était nécessaire et pertinente pour améliorer notre quotidien.

Circulation, un débat à sens unique

4propositionsLa municipalité et la communauté d’agglomération ont engagé une réflexion pour réorganiser les flux de circulation sur la chaussée Jules César entre le centre ville et le rond-point de la Bergère. En menant son analyse sur un périmètre trop restreint, elles n’ont pas réussi à proposer une solution satisfaisante. Les 4 scenarii proposés étaient très similaires (un seul sens de circulation est-ouest était proposé). Cette présentation limitée n’a pas permis une véritable concertation avec les riverains.

Pire, la solution retenue ensuite par la municipalité (n°1b ci-dessus) va générer des coûts d’aménagement élevés sans régler les problèmes :

  • les collectivités vont devoir réaménager deux voies sur toute leur longueur : la chaussée Jules César et le chemin de la Butte de la Bergère. Ce dernier n’a pas le gabarit ni le profil adapté pour recevoir autant de nouveaux flux de circulation. De plus, il sera confronté à la nécessité d’avoir au moins un trottoir aux normes (1,20m sans mobilier urbain et sinon 1,40 m) ;
  • et les trajets entre l’Ouest et l’Est de la commune vont rester difficiles, sans parler du danger lié à la configuration et à la pente de l’avenue Gambetta.

Se poser (enfin) les bonnes questions…

A plusieurs reprises ces dernières années, nous avons formulé des propositions concrètes pour répondre à ces enjeux. Encore faut-il se poser les bonnes questions et réfléchir à la bonne échelle. Selon nous, la municipalité doit agir sur l’ensemble de la commune autour de 3 orientations :

  • définir une organisation des flux entre l’Ouest (zone industrielle, collège, salle omnisport) et l’Est (centre-ville et gare) en s’appuyant sur les grandes voies de circulation, c’est-à-dire celles qui ont un gabarit et un profil adaptés pour recevoir des flux importants en toute sécurité
  • préserver et sécuriser les voies secondaires de la commune : ces voies doivent servir uniquement à desservir les riverains et le trafic doit donc y être limité. Cela peut passer par une réorganisation du stationnement, voire la mise en sens unique pour réduire les vitesses et les accidents ;
  • créer des parcours de pistes cyclables sécurisées pour desservir les principaux équipements de la commune dont le collège, les écoles, le centre-ville ou encore la gare : ces voies sécurisées peuvent être aménagées sur les principaux axes de circulation si leur largeur le permet ou bien sur des voies secondaires mises en sens unique ;

… pour trouver les bonnes réponses

Si tout le monde convient de la nécessité de passer la chaussée Jules César en sens unique du fait de sa faible largeur, le fait de réfléchir à l’échelle de l’ensemble de la commune montre qu’il est beaucoup plus pertinent de retenir le sens Ouest-Est.

notreproposition

Cette option offre de nombreux avantages :

  • un report des flux de circulation sur des voies ayant un gabarit adapté, ce qui réduit les risques et les nuisances pour les usagers et les riverains,
  • des coûts d’aménagement limités puisqu’il ne serait nécessaire de requalifier quasiment que la chaussée Jules César sur le tronçon central en sens unique,
  • et enfin la possibilité de renforcer la création d’une centralité à l’Ouest de la commune pour accueillir des commerces et services de proximité à destination des habitants et des salariés des entreprises de la zone industrielle (l’augmentation des flux est en effet un gage de soutien à ces activités).

Désert médical annoncé

Avec les annonces successives de départ de professionnels de santé, les Beauchampois s’inquiètent de voir l’offre diminuer. Avant d’être considéré comme «désert médical», il serait temps que la municipalité s’empare du sujet comme l’ont fait depuis longtemps plusieurs Maires de communes voisines. La Communauté d’Agglomération pourrait être une des réponses possibles.

Conseil municipal le jeudi 26 mars

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A l’ordre du jour de conseil municipal qui se tiendra à 20h30 en salle du Conseil Municipal :

  • 1. Approbation du Conseil du 12 Février 2015
  • 2. Décision
  • 3. Subventions aux associations sportives et non sportives 2015
  • 4. Subvention enveloppe Parlementaire
  • 5. Vote des taux d’imposition
  • 6. Budget 2015 ville
  • 7. Budget 2015 assainissement
  • 8. Régime indemnitaire de la Police Municipale
  • 9. Adhésion au groupement de commande du Syndicat Mixte Départemental d’Electricité, du Gaz et des Télécommunications du Val d’Oise (SMDEGTVO)
  • 10. Elargissement de la compétence en matière d’organisation des transports urbains
  • 11. Questions diverses
  • 12. Application des articles 22 et 23 du règlement intérieur

Question de sécurité autour de nos écoles

Question orale posée lors du Conseil Municipal du 2 octobre par votre élue, Sylvia CERIANI :

Question-orale-SC« Comme les parents beauchampois, nous sommes préoccupés par de nombreux problèmes de sécurité qui mettent en danger nos enfants aux abords des écoles de Beauchamp.
Des alertes remontées par des parents d’élèves sur les conditions d’accès à nos équipements scolaires sont restées sans réponse des élus qui vous ont précédé.
Que ce soit la signalisation de la proximité des écoles, le respect du stationnement de proximité, la présence d’agent de circulation ou la sécurisation des arrêts de bus, la situation a peu évolué pour garantir une meilleure sécurité.
Aujourd’hui avec l’application de nouveaux temps de sortie, les parents ont désormais constaté l’absence complète de périmètre de sécurité autour des écoles élémentaires et ceci de manière irrégulière alors que parents et enfants continuent de circuler en pensant que le périmètre protégé est établi.
Pouvez-vous nous expliquer la cause de ces absences de protections et les actions que vous avez entreprises depuis votre élection pour renforcer la sécurité aux abords de nos écoles ?
Pour une meilleure lisibilité de nos échanges, je vous remercie de bien vouloir inscrire au procès-verbal de ce Conseil Municipal cette question, ainsi que votre réponse et les débats qui en découlent. Veuillez agréer, Madame le Maire, mes salutations les meilleures »

Réponse de Mme le Maire :

« Les effectifs de notre police municipale ne permettent pas une présence certaine à chaque entrée ou sortie d’école. Ils peuvent être appelés sur une autre mission.
Nous recrutons toujours des personnes afin d’assurer les entrées ou sorties au moment où il y a le plus d’enfants (8h30 et 15h45).
A la suite des différents échanges avec les directeurs d’école, les membres de la commission des affaires scolaires, et l’Inspecteur départemental, il est envisagé de réduire progressivement le périmètre de sécurité autour des écoles élémentaires, tout en développant en parallèle un projet éducatif sur la sécurité routière. En effet, il est constaté que les enfants ont pris de mauvaises habitudes en prenant possession de la chaussée, en ne réalisant plus la différence entre les trottoirs et la rue, ce qui est dangereux.
Un projet de réaménagement des voies du périmètre scolaire est actuellement en cours d’élaboration par les services techniques en vue d’une présentation aux prochaines commissions communales « travaux-voirie » et « sécurité-circulation ».
Les voies concernées sont :
– L’avenue Pasteur dans sa partie comprise entre les avenues Anatole France et Pierre Curie
– L’avenue Paul Bert dans sa partie comprise entre les avenues Roger Salengro et Pierre Sémard
– L’avenue Roger Salengro dans sa partie comprise entre l’avenue Anatole France et la place Jean Jaurès
Au total environ 700 m
Les principales orientations de ce projet se traduisent par :
– Réfection totale et mise en accessibilité des voiries et trottoirs
– Création de zones « 30 »
– Sécurisation des traversées piétonnes sur ce périmètre
– Sensibilisation des utilisateurs par un renforcement des signalisations verticales et horizontales
Je vous rappelle que cette opération est intégrée dans la convention des « Fonds de concours » et bénéficiera à ce titre d’une participation de la Communauté d’Agglomération Le Parisis à hauteur de 50%.»

Une intercommunalité qui démarre enfin ?

DSC_5338Alors que le projet de 3 piscines intercommunales démarré en 2006 commence à se concrétiser avec une livraison en 2014, le coût total s’établit désormais à 34,5 millions d’euros, près du double de l’enveloppe initiale qui comprenait un seul équipement structurant.

Ces chantiers démesurés ont d’ailleurs suscité l’inquiétude des communes rejoignant notre intercommunalité au 1er janvier 2013 : Bessancourt, Franconville, Sannois et Taverny.
Avec désormais 10 communes, nous avions fait le vœu d’un véritable projet de territoire où l’intérêt des habitants prévaudrait plus que la couleur politique des villes et leurs projets individuels. Cela semble prendre forme à travers différentes démarches entamées par les élus qui nous ont rejoints.

Tout d’abord au travers de la prise en charge au 1er juillet 2013 d’une compétence d’intérêt communautaire sur la préservation et l’aménagement des parcs et massifs forestiers du territoire de l’agglomération du Parisis contribuant à une ceinture verte dans le sud du département du Val d’Oise. Elle se traduira par la valorisation des espaces verts de la Butte du Parisis sur les communes de Montigny, Cormeilles, Franconville et Sannois (soit 438 hectares). Alors que les réflexions sur le projet de création de la forêt sur la plaine de Pierrelaye-Bessancourt ont démarré à un niveau départemental, cette prise de compétence est importante.

Ensuite, en matière de transports, des démarches ont été notamment engagées :
– pour prendre contact avec les agglomérations voisines et envisager un développement des moyens de transport «écologiques», tels que les vélos et voitures électriques, les libres services pour les déplacements (type Velib’® ou Autolib’®), …
– pour obtenir un dézonage des gares de Pierrelaye et Bessancourt, actuellement en zone 5 alors que les autres Communes du Parisis sont en zone 4 (ce qui pourrait solutionner partiellement les problèmes de stationnement autour de la gare de Montigny Beauchamp).

Des initiatives pertinentes. Mais la parole de Beauchamp sera encore moins entendue à partir de l’an prochain, avec une représentation de seulement 4 élus pour 70 sièges en 2014. L’accord local trouvé par les 10 maires et porté par lePrésident d’agglomération, Raymond LAVAUD, n’a pas suffisamment laissé de place aux 4 « petites » communes. (moins de 10.000 habitants). D’autant qu’il n’était vraiment pas nécessaire d’ajouter un élu supplémentaire aux 6 autres communes déjà bien représentées (de 7 à 11 élus chacune).

Le Conseil Général supprime des aides aux transports scolaires

En juin dernier, le Conseil Général du Val-d’Oise a décidé de retirer l’aide qu’il consacrait aux transports scolaires pour les jeunes Valdoisiens non boursiers.

Concrètement pour un élève beauchampois non boursier :

  • Un collégien scolarisé au collège Montesquieu n’habite pas à plus de 3 kilomètres de son établissement. Il ne peut donc bénéficier de la Carte Scolaire Bus ligne régulière (CSB, ex Optile) à 107,50 €. Il ne peut donc circuler qu’avec la carte ImagineR 2 zones à 161 € (tarif subventionné par le Conseil Général, dont les collèges dépendent) ou avec des tickets à 1,27 € s’il les achète par 10.
  • Un lycéen scolarisé au lycée Louis Jouvet ou Jacques Prévert n’habite toujours pas à plus de 3 kilomètres de son établissement. Il ne peut toujours pas bénéficier de la Carte Scolaire Bus ligne régulière. Il peut circuler avec la carte
    ImagineR 2 zones à 314 € (tarif qui n’est plus subventionné par le Conseil Général – cette même carte coûtait aux parents l’année dernière 161 €) ou avec des tickets à 1,27€ lorsqu’il les achète par 10.
  • Pour un lycéen scolarisé dans un lycée éloigné de plus de 3 kilomètres de son domicile. Il peut bénéficier de la carte scolaire bus ligne régulière (CSB, ex Optile) à 107,50 €. Cependant, elle est utilisable exclusivement pendant la période scolaire, de septembre à juin, avec un seul aller-retour par jour, sur un trajet bien déterminé correspondant à une ligne de bus bien particulière. Il peut aussi circuler avec la carte ImagineR : 2 zones : 314 €, 3 zones : 435,80 €, 4 zones : 557,60 € et 5 zones : 680,00 €. Les aides du Conseil Général se montaient encore l’année dernière à 153 € pour 2 zones, à 213,90 € pour 3 zones, à 274,80 € pour 4 zones et à 336 € pour 5 zones.

Ces dépenses sont contraintes, pour étudier au collège, au lycée ou en faculté, alors même que l’instruction est toujours obligatoire et gratuite jusqu’à 16 ans. L’ensemble de la société française est sensible au fait de devoir réaliser un effort considérable pour élever le niveau de compétences initiales, et une nouvelle fois, la droite départementale fait des choix politiques qui pénalisent les familles en touchant directement au pouvoir d’achat et à l’avenir de nos enfants.

Sans oublier, cette année encore, une augmentation importante de nos impôts via la taxe départementale

Promesses de circulation douce

Le minuscule cheminement cyclable de la ville s’efface tout comme les promesses de circulation douce. La Ville gère 33 km de voirie dédiés aux voitures dont 0,7 ridicule km matérialisé pour d’autres modes de déplacement (vélo, trotinette, skate, roller…).

Quelques mètres sont signalés au sol par un idéogramme en limite du collège Montesquieu de Beauchamp.

Et la volonté de la majorité pour la sécurité des élèves s’est arrêtée à quelques mètres de la porte de leur collège en direction du centre ville.

Et pourtant, beaucoup de Beauchampois circulent à vélo et trop souvent ce sont les trottoirs qui leur permettent d’être en sécurité. A Beauchamp, nous attendons toujours la mise en place de vraies pistes cyclables pour que chacun de nous puisse se déplacer en toute sérénité.

Ce ne sont pas les occasions qui nous ont manqué. La rénovation complète des avenues Anatole France, Denis Papin, Boulé, Molière, etc…, aurait pu nous permettre de réaliser des circulations douces.

Le saviez-vous ?

L’avenue Boulé est une voie qui est sous la compétence de la communauté d’agglomération du Parisis, du fait de sa proximité avec la 3M. Des travaux de réfection ont été réalisés en 2010. Ils ont été si mal conduits qu’il a fallu les refaire l’année suivante !

Ne voulant pas renouveler les mêmes erreurs, le chantier a été entrepris pour une meilleure qualité de service (trottoirs, signalisation, stationnement …). Les riverains qui n’ont pas été consultés ont protesté devant des incohérences manifestes:

  • panneaux de circulation surabondants restreignant le passage de poussettes ou de fauteuils pour personne à mobilité réduite, alors même qu’une place de stationnement pour handicapé est créée.
  • des changements de vitesse sans véritable raison (50 km/h, puis zone 30, puis de nouveau 50 km/h…)

Ces erreurs ont été corrigées mais ces façons de procéder entraînent un surcoût dont on pourrait se passer.

Depuis, nous avons appris qu’une conduite d’eau qui sert d’alimentation à notre ville date de plus d’un siècle et passe sous cette avenue. Par manque de communication entre les services publics, son changement n’a pas été effectué. Nous espérons qu’il ne sera pas nécessaire d’intervenir dans les mois à venir…