Archives de catégorie : Encart Beauchamp Infos

Octobre 2002 : L’emploi à Beauchamp, un bilan négatif

L’EMPLOI A BEAUCHAMP : UN BILAN NEGATIF

Entre 1990 et 1999, la commune de Beauchamp a perdu 711 emplois, soit une baisse de 16 %. Pourtant, sur la même période, toutes les communes voisines ont gagné des emplois (Taverny : +31,20 %, Bessancourt : +26,23 % …) et au niveau du Val d’Oise, l’emploi a crû de 12,8%. La diminution de l’emploi à Beauchamp risque d’avoir des conséquences directes sur les finances locales puisque la taxe professionnelle représente environ 35 % des recettes communales. La 3M vient de procéder à la fermeture du secteur des abrasifs. La suppression de cette unité de production va entraîner une centaine de licenciements en décembre 2002 qui viendront s’ajouter à ceux de l’année dernière. De plus, la taxe professionnelle versée par la 3M va diminuer de 1,2 millions d’Euros (Source 3M). Puisque gouverner c’est prévoir, il est urgent de diversifier notre tissu économique. Une stratégie de développement économique ne peut se faire à l’échelle d’une seule commune. C’est pourquoi il convient de rentrer dans une démarche intercommunale, comme les 2 structures dynamiques de Cergy-Pontoise et de la communauté de communes Val et Forêt. Pour l’instant, la municipalité de Beauchamp n’a pas encore entamé de démarches officielles auprès d’autres communes pour créer une structure intercommunale. Au niveau économique, il semblerait opportun de se rapprocher de Pierrelaye, Bessancourt et Taverny, dont les zones d’activités jouxtent celle de Beauchamp.

En mars 2001, dans le programme de la majorité municipale actuelle, on pouvait lire : « Appliquer le programme de requalification de la zone industrielle Ouest. » Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelle équipe municipale s’occupe de ce problème ? N’y aurait-il pas matière à débattre au sein d’une commission municipale ?

Septembre 2002 : Intercommunalité / Mare de Beauchamp / Collège

Lors du Conseil Municipal du 27 Mai, nous avons demandé à M. le Maire ce qu’il comptait faire pour rapprocher les citoyens de leurs élus et les impliquer dans les différents projets de la commune. Depuis notre arrivée au Conseil Municipal, nous avons remarqué que la population n’était quasiment jamais consultée ou informée des différents dossiers et de leur avancement. M. le Maire a répondu que les Beauchampois sont suffisamment informés et consultés et qu’il n’est pas nécessaire d’en faire plus. Toutefois, plusieurs exemples prouvent le contraire :

L’intercommunalité

Aujourd’hui de nombreuses communes se regroupent afin de mettre en commun leurs compétences et leurs moyens pour réaliser des projets qu’elles ne pourraient, seules, mener à bien. A deux reprises, nous avons demandé à M. le Maire de nous donner son avis sur ce sujet. M. LAVAUD nous a répondu que plusieurs maires l’avaient contacté de manière informelle mais il n’a pas exprimé clairement sa position sur l’intercommunalité. Sans information, ni consultation des citoyens, les affinités politiques risquent d’être le seul critère de choix au détriment des véritables intérêts des populations.

La mare de Beauchamp

Situé face à l’Avenue Gambetta, sur le territoire de Pierrelaye, le bassin de rétention des eaux pluviales, auxquelles sont mêlées des eaux usées, est la cause d’inondations et de pollutions dans le quartier de la Bergère. Les solutions préconisées par le SIARE avec l’aval de M. LAVAUD, membre de ce syndicat, ne régleront pas les problèmes. Les riverains s’inquiètent et demandent toujours à être consultés.

Le collège

M. le Maire a dit qu’il informerait la population lorsqu’il aurait des éléments nouveaux. Or les Beauchampois attendent encore la tenue d’une réunion publique pour aborder notamment la question de son emplacement à côté de l’usine chimique 3M considérée à risques. Si le dossier est bloqué depuis plus d’un an, il y a certainement une raison autre qu’administrative… Les Beauchampois aimeraient bien la connaître.

Si vous aussi vous estimez que vous n’êtes pas suffisamment informés et si vous souhaitez participer à la vie locale de notre commune, n’hésitez pas à nous contacter. Nous vous donnons rendez-vous le 14 septembre au Forum des associations et dès aujourd’hui sur notre site Internet

Juin 2002 : Les citoyens ont droit à la parole

Alternative Citoyenne décline toute responsabilité sur la présentation peu lisible de son article dans le Beauchamp Infos précédent. La municipalité aurait-elle du mal à respecter la liberté d’expression ?

Le 21 avril, un séisme politique a secoué la France. Dans les jours qui ont suivi, nous avons diffusé un tract pour exprimer notre inquiétude face à la présence de J.M. Le Pen au second tour des élections présidentielles. Le 1er mai, nous étions présents à Paris pour appeler à voter contre l’extrême droite, contre le fascisme.

Le verdict des urnes du premier tour reflète en grande partie la désaffection des citoyens envers leurs dirigeants politiques.

Les citoyens ont besoin d’être entendus et écoutés. Trop souvent, les élus font semblant d’être à leur écoute par des poignées de mains et par leur présence à des manifestations diverses, mais ensuite, ils gèrent les dossiers sans concertation.

C’est parce que les élus doivent être plus proches des citoyens que nous défendons les principes d’un citoyenneté pleine, entière et partagée. Les représentants de la Nation et de la Cité ont l’habitude de rendre des comptes (des contes ?) à la fin de leur mandat. Nous pensons qu’ils doivent le faire chaque fois qu’un problème ou une question se pose.

L’insécurité, qu’elle soit sociale (emploi, logement, santé,…), physique (agression, discrimination, incivisme quotidien,…) ou environnementale (risques industriels ou sanitaires, pollutions, déchets,…), est l’affaire de tous. Laisser penser que quelques élus, quelques policiers règleront tout n’est que pure démagogie. Ce sont des actions que nous devons choisir et mener tous ensemble, avec nos élus.

Par conséquent, il nous semble indispensable que chaque municipalité mette en place des espaces citoyens (conseils de quartiers, réunions d’information et de concertation sur les projets de la commune).

Apprenons à nous parler, à nous connaître, à vivre ensemble… Gérer la cité, c’est choisir ensemble.

Mai 2002 : Un budget opaque / Le collège au point mort

La nouvelle loi relative à « la démocratie de proximité » nous permet enfin de pouvoir nous exprimer dans les bulletins d’informations de la municipalité. C’est l’occasion pour nous de revenir sur quelques points du conseil municipal du 21 mars 2002.

Les comptes de la commune restent opaques…

Le budget 2002 a été adopté à la majorité. Alternative Citoyenne n’a pas participé au vote car la présentation de ce budget était véritablement minimaliste et peu pédagogique. Rappelons que nous avons déjà demandé plus de transparence et une réelle concertation avec la population. En outre, l’importance des dépenses de Police Municipale (440 000 €) pourraient être fortement réduites par la mise en place d’un contrat local de sécurité (C.L.S.) qui permettrait la création d’une antenne locale du commissariat de Taverny sur notre commune. A ce sujet, M. le Maire s’est déclaré extrêmement réservé quant à l’efficacité de la Police Nationale !

…les subventions aussi !

Alternative Citoyenne a voté contre les subventions aux associations proposées par la majorité pour les raisons suivantes :

Associations sportives : le barème n’a pas été communiqué aux conseillers de l’opposition.

Autres associations : aucun élément d’appréciation quant aux sommes attribuées n’a été fourni. A noter que le montant attribué aux associations culturelles ou de loisirs ne représente que 16% du total des subventions attribuées. Ce qui en dit long du peu d’intérêt qui leur est porté par la majorité municipale avec pour conséquence des tarifs excluant les familles à revenus modestes.

Collège, vous avez dit collège ?

Nous avons interpellé M. le Maire sur l’urgence d’organiser une concertation avec les acteurs concernés par le projet de collège qui est aujourd’hui au point mort. Refusant une nouvelle fois d’ouvrir le débat avec la population, il s’obstine à soutenir que toutes les conditions sont réunies pour la réussite de ce projet. Il pense que la DRIRE ne connaît pas le dossier, mais elle connaît pourtant très bien la 3M. Il dit aussi que les élus ont examiné l’impact financier des futures infrastructures, nous n’en avons jamais eu connaissance. Le Maire déplore les retards dans le lancement de la procédure et refuse d’admettre que si son projet n’est pas soutenu par les autorités compétentes, c’est qu’il soulève de réels problèmes. Affaire à suivre…