Archives de catégorie : Revue de presse

La Gazette du Val d’Oise : L’opposition municipale s’inquiète d’une «densification» du centre-ville

L’opposition municipale s’inquiète d’une «densification» du centre-ville

Les groupes d’opposition de gauche comme de droite sont montés au créneau lors du dernier conseil municipal, craignant plusieurs projets immobiliers sur le centre-ville.

 

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Deux belles maisons en meulière dans le centre-ville menacées de disparaî- tre au profit de logements collectifs ?

L’opposition, de droite comme de gauche, est montée au créneau lors du dernier conseil municipal. Elle a ainsi exprimé son inquiétude de voir Beauchamp sur la voie de la «densification», et elle craint que ne disparaisse l’aspect «village» (selon Nicolas Manac’h) du centre-ville. Patrick Planche (Eelv) a, quant à lui, dénoncé le Plan local d’urbanisme (Plu), qui à ses yeux se révèle «très peu protecteur pour notre patrimoine».

Au cœur de la discorde, le 25, avenue Pierre-Sémard, «une demeure remarquable faisant partie de l’histoire de Beauchamp et de son patrimoine immobilier [qui] devrait être rasée pour y construire un immeuble collectif, tout comme au 22, avenue Pasteur, à deux pas de la mairie».

Et l’élu de se «désoler de voir notre commune livrée à la spéculation immobilière».

Réponse de Francine Occis : «La majorité municipale est, au moins autant que vous, attachée à la préservation du patrimoine de Beauchamp.»

L’élue a fait remarquer aux deux groupes d’opposition, membres de la commission Plu, «qu’à aucun moment, aucun n’a proposé plus de restrictions, en dehors de protections d’espaces verts, qui ont été prises en compte».

Pas de «glaciation»

Elle a rappelé en outre le retard de la commune en terme de construction de logements sociaux. Donc, pour la maire, «il fallait consentir à ouvrir des espaces à urbaniser, en particulier dans la zone du centre-ville, que nous avons obligation de densifier. Densification qui est aussi une condition du développement et de la qualité de vie urbaine (services, commerces, logements…)»

Francine Occis a également fait valoir que la période de révision des règles d’urbanisme gèle les projets… et qu’ils émergent tous en même temps quand les règles sont fixées.

Dans les projets cités par les deux groupes d’opposition, l’élue a affirmé n’être informée que «quand les transactions sont bien avancées et que le promoteur est prêt à déposer son permis de construire. Alors, oui, dans ce contexte, il est tentant de réécrire le déroulé des événements et de se faire l’écho des inquiétudes légitimes de certains de nos concitoyens.» L’élue a précisé que si la «glaciation de l’urbanisme de la commune n’est ni possible ni souhaitable», elle gardait une «vigilance totale à la préservation de notre patrimoine».

Enfin, elle a précisé que le projet du 25, avenue Pierre-Sémard n’est «pas recevable», et que «la préservation de la maison est un incontournable à tout projet». Quant au 22, avenue Pasteur, elle a précisé que si le propriétaire a prévenu la mairie qu’il vendait à un promoteur pour construire un collectif, aucun permis de construire n’a encore été déposé. «Nous serons ici aussi vigilants, même s’il faut noter que la maison n’a pas la même visibilité.»

Daniel Chollet

Le Parisien : Beauchamp a-t-il été lésé lors de la vente aux enchères d’un terrain ?

Beauchamp a-t-il été lésé lors de la vente aux enchères d’un terrain ?

 La ville de Beauchamp a vendu aux enchères un terrain communal au prix de 175 000 €. Moins d’un mois après, une agence immobilière propose ce bien à 260 000 €.La ville de Beauchamp a vendu aux enchères un terrain communal au prix de 175 000 €. Moins d’un mois après, une agence immobilière propose ce bien à 260 000 €. (DR)

Endettée pour des décennies en raison des emprunts toxiques, la ville de Beauchamp serait-elle passée à côté d’une rentrée supplémentaire de 85 000 € en vendant l’un de ses biens immobiliers communaux ? C’est en tout cas la crainte de Patrick Planche, chef de file du groupe d’opposition divers gauche Alternative citoyenne pour Beauchamp.

En octobre, un terrain de 822 m2, situé avenue des Marronniers, a été vendu aux enchères au prix de 175 000 € après avoir été estimé par le service des Domaines à 246 600 €. « La chambre des notaires de Paris, qui a organisé la vente aux enchères, jugeait ce prix trop élevé. Elle a donc décidé d’appliquer un abattement de 30 %, explique la maire (SE), Francine Occis. Le terrain est bien situé, mais sa configuration en triangle est très spéciale. Il a été beaucoup visité. Malheureusement, le jour de la mise en vente, il n’y a eu qu’un seul adjudicataire et le terrain est parti à 175 000 €. »

Remis en vente 85 000 € plus cher sur le site d’une agence

Mais moins d’un mois après, une agence immobilière propose ce bien à… 260 000 €. Une différence de 85 000 € que ne digère pas Patrick Planche. « Comment ne pas s’indigner sur cette transaction à l’heure où la ville doit faire des économies sous toutes les formes et avec la perspective de nouvelles augmentations des taxes locales en 2016 ? » tempête ainsi l’élu d’opposition.

« C’était simple, public et complètement sécurisé juridiquement », justifie Francine Occis, qui rappelle « que le conseil municipal du 25 juin, dont le groupe de M. Planche, a validé le prix de départ des enchères ». « Le but était de vendre le terrain le mieux possible, mais surtout d’être transparent pour qu’on ne vienne pas nous reprocher après coup d’avoir privilégié quelqu’un. »

Si elle ne nie pas qu’une vente à 260 000 € « serait effectivement une mauvaise affaire pour les finances de la ville », l’édile rappelle que « ce n’est pas encore le caset qu’il faut attendre de voir avant de crier au loup. » Reste que la municipalité a tiré « les leçons » de cette expérience. « On ne reprendra pas ce système des enchères pour une future vente », ajoute Francine Occis. Un autre terrain communal à vendre, rue Gay-Lussac, ne sera finalement pas mis aux enchères. « Il a été estimé à 150 000 €. Il aurait été mis aux enchères à partir de 100 000 €. »

Le Parisien : Beauchamp sort de l’emprunt toxique mais n’est pas tiré d’affaire

Beauchamp sort de l’emprunt toxique mais n’est pas tiré d’affaire

La ville a réussi à renégocier son prêt de 6,54M€ souscrit en 2007. Mais si les taux d’intérêt baissent, l’indemnité à verser pour sortir de ce contrat était estimée dernièrement à 18M€.

« Aujourd’hui, nous sortons de l’emprunt toxique ! » C’est un jour important pour la ville de Beauchamp. La maire, Francine Occis (SE), s’apprête à signer un accord avec la banque SFIL (Société de financement local), héritière de Dexia.

Ce document va mettre un terme au taux d’intérêt exponentiel qui empoisonne la vie municipale depuis plusieurs années.

En 2007, Beauchamp avait en effet souscrit un contrat de prêt s t ructuré d’un montant de 6,54 M€ auprès de Dexia. Cet emprunt, appelé depuis toxique, était assorti d’un taux d’intérêt indexé sur l’évolution du taux de change euro/ franc suisse. La ville a enfin réussi à se débarrasser de cette indexation fluctuante, dont la valeur s’est envolée en début d’année. « En une journée, nous étions passés d’un taux d’intérêt de 14%à 26%», se souvient Francine Occis. Le nouveau contrat qui va lier la ville à la banque, prévoit un taux beaucoup plus raisonnable de 3,45% en 2015, puis 3,35% à partir de septembre 2016.

Mais Beauchamp n’est pas tiré d’affaire pour autant. Si les taux d’intérêt baissent, le montant de la dette lui devient colossal. La commune doit en effet verser une indemnité appelée soulte pour sortir de son ancien contrat. Ce montant doit être finalisé aujourd’hui, mais il était estimé dernièrement à 18 M€. « Evidemment, personne n’est content de payer une telle somme, mais nous avons le couteau sous la gorge, nous avons une échéance au 1er septembre », explique la maire à qui la majorité a donné l’autorisation de signer la renégociation avec la SFIL lors d’un conseil municipal dédié à ce dossier lundi.

L’équipe de l’opposante Françoise Nordmann (UMP) s’insurge contre « une décision précipitée. Il aurait été utile de faire appel à un cabinet d’experts spécialisés dans les emprunts toxiques. Il fallait retarder l’échéance et continuer à négocier. Après avoir emprunté 6,5 M€ en 2007, nous allons rembourser plus de 16 M€, c’est aberrant ! »

Le groupe de gauche, mené par Patrick Planche, reconnaît de son côté que « la ville était un peu au pied du mur » mais regrette que celle-ci n’ait pas porté l’affaire devant le tribunal. « Ces trente prochaines années vont être terribles pour les finances de la commune », craint l’élu.

La Gazette du Val d’Oise : L’avenir de 3M inquiète toujours

L’avenir de 3M inquiète toujours

Avec le départ programmé du Centre technique client à Cergy.

Le départ à Cergy, dans les années à venir, du centre technique client (CTC) de 3M, actuellement à Beauchamp, dans le cadre de la construction du nouveau siège social de l’entreprise (notre édition du 4 février) relance l’inquiétude autour de l’avenir de cette usine construite en 1951.

«On est passés sous la barre des 400 et nous sommes à 330 en production», explique Alain Doublet, délégué FO. L’usine, qui fabrique les éponges scotch-brite et les post-it, a perdu en 2014 une cinquantaine de salariés (dans le cadre d’un plan de départs volontairesà avec la délocalisation du ruban scotch sur les site 3M d’Hutchinson (USA) et Janinow (Pologne). «On perd des emplois et des produits. Tout le monde est très inquiet pour l’avenir de ce site de quarante hectares», souligne Alain Doublet.

Pascal Seigné, conseiller municipal d’opposition du groupe Alternative citoyenne pour Beauchamp (DVG) a interrogé le maire en conseil municipal. «Le site est passé de 1175 salariés en 1994 à près de 350 aujourd’hui, la plupart ayant peu d’espoir quant à l’avenir de leur usine», a-t-il lancé, s’interrogeant sur ce que la municipalité et l’agglomération envisageaient de faire pour développer la zone industrielle.

Francine Occis (SE) a expliqué que la municipalité ne pouvait guère intervenir sur les décisions d’un groupe international, mais qu’elle a insisté, lors de ses rencontres avec la direction, au cours de visites sur le site, sur «le traitement social de toutes leurs décisions. Nous croyons avoir été entendus».

L’élue a insisté sur la préoccupation de l’agglomération pour l’avenir des zones industrielles. «Il est prévu d’engager dans les prochaines années plus d’un million d’euros annuellement pour leur développement. Le Parisis engage en 2015 une étude pour la requalification de la zone industrielle ouest de Beauchamp à hauteur de 50 000 euros». Selon Alain Doublet, présent au cours des visites des élus à 3M, «eux-mêmes ne semblaient guère optimistes quant à l’avenir de ce site».

Daniel Chollet

La Gazette du Val d’Oise : La ville de Beauchamp va devoir continuer à se serrer la ceinture

La ville de Beauchamp va devoir continuer à se serrer la ceinture

Après l’augmentation des impôts de 27% en 2013 et 21% en 2014, la situation financière reste tendue. La ville tente de trouver des marges pour dégager de l’autofinancement en 2015.

Dernière mise à jour : 07/10/2014 à 17:49

Deux cents Beauchampois présents à la réunion publique sur l’audit financier, le 23 septembre à la salle des fêtes, on dirait que le sujet des finances communales intéresse. ! Il faut dire que dans cette ville de 9 000 habitants, plombée par les dettes et les emprunts toxiques, les finances sont un sujet sensible et… douloureux ! Une hausse de 27% de la taxe foncière en 2013, et une nouvelle augmentation de  21% de la taxe d’habitation et de la taxe foncière en 2014, justifiée par le nouveau maire, Francine Occis (Se) pour équilibrer le budget.

Les contribuables sont en train de constater cette nouvelle ponction dans les avis d’imposition qu’ils reçoivent. Francine Occis, contribuable comme les autres, l’a reconnu : «Ça ne fait évidemment pas plaisir !» Au cours d’une réunion destinée à expliquer la situation, et à «aller de l’avant» sans désigner de responsable, chacun y est allé de son petit commentaire pour tenter de trouver une solution…

De l’exaspération aussi a percé, comme cette mère en colère face à la hausse des tarifs municipaux : «On pénalise les parents d’enfants scolarisés ! Après les impôts, c’est la double peine».

«On a fait ce choix pour éviter une hausse des impôts de six points», s’est justifiée le maire.

De l’exposé de François Gernigon, l’expert-comptable du cabinet Caéxis, chargé de l’audit, on retient qu’en 2013, 400 000 euros de dépenses furent non payées, car «il n’y avait plus d’argent dans les caisses». Francine Occis, qui dit avoir trouvé une situation «catastrophique», a souligné qu’au lendemain de son élection, le préfet lui a fait savoir «qu’en 2011, 2012 et 2013 on était déjà en alerte rouge et qu’on allait dans le mur. Si les choses avaient été réglées dès 2010 on en serait pas là».

Plombée par des emprunts structurés, avec des taux fluctuants (basés sur la parité euro-franc suisse) qui conduisent par exemple cette année à devoir payer 440000 euros de plus, la ville veut augmenter sa capacité d’autofinancement, «car aujourd’hui on ne peut plus emprunter». Plus d’un million d’euros à dégager. Ça passe par des économies sur le personnel. «Aucun Cdd ne sera renouvelé», a expliqué le maire, qui a ajouté : «Je pense qu’il ne faut plus augmenter les impôts». Peut-être la meilleure nouvelle de la soirée.

Une habitante a d’ailleurs remis une pétition aux élus pour dénoncer les hausses d’impôs successives : 154 personnes l’ont signée.

Des réactions politiques

Les élus (Dvg) d’Alternative Citoyenne, emmenés par Patrick Planche, disent partager «le constat d’une situation difficile», mais ils estiment que «les Beauchampois ont le droit de savoir depuis quand a démarré, entre autres, la dérive quant aux factures reportées». Ils ne sont «toujours pas convaincus des efforts qui ont été réalisés avant de recourir à une telle augmentation d’impôt (Ndlr, +21%)». De son côté, pour le groupe Beauchamp Renouveau, Françoise Nordmann (Ump) qualifie cet audit de «coquille vide. Cette réunion n’a pas permis de savoir comment les finances de la ville seront gérées demain». Critique sur la hausse des impôts, l’élue se dit aussi «très réservée» sur le refinancement d’un emprunt “toxique” qui comprend «une pénalité de plus 10 millions d’euros qui va alourdir encore la dette».

Daniel Chollet

Le Parisien : Beauchamp : La ville doit encore se serrer la ceinture

La ville doit encore se serrer la ceinture

Alexandre Boucher | 25 sept. 2014, 07h00

« Jouer la transparence avec la population ». C’est dans ce but que la nouvelle majorité municipale conduite par la maire (SE) Francine Occis a présenté, mardi soir en réunion publique, les conclusions de l’audit mené sur l’exercice comptable 2013. Depuis plusieurs années, les finances de la ville, dont la dette s’élève à 26,6 M€ en grande partie à cause des emprunts toxiques contractés en 2007, occupent les terrains politique et médiatique. Cela n’est pas prêt de s’arrêter. Sous tutelle du l’an dernier, Beauchamp et ses contribuables vont encore devoir se serrer la ceinture. Le vote d’une nouvelle hausse d’imposition sur la fiscalité locale (+ 3 points sur les taux des taxes d’habitation et taxe foncière) en juin était un premier signe. Les conclusions établies par le cabinet Caexis, représenté par François Gernigon, expert-comptable et lui-même maire DVD de Saint-Sylvain d’Anjou (Maine-et-Loire), ont confirmé la tendance. « Pendant six ans, ça va être dur, confirme Francine Occis. Il faut assainir les finances. »

Entièrement sur les indemnités des élus de la majorité, l’audit fait entre autre apparaître une erreur de 400 000 € dans le calcul de l’excédent de fonctionnement de la ville, correspondant à « des dépenses qui n’avaient pas été engagées » précise Francine Occis.

L’élue et ses adjoints se r efusent à se livrer à « une chasse aux sorcières ». Un choix que regrette Patrick Planche (DVG) du groupe Alternative Citoyenne pour Beauchamp. « La fin d’un mandat suffirait-il à s’exonérer de ses responsabilités ?, s’interroge-t-il. Les élus doivent rendre des comptes. Ce sont nous, administrés, qui allons payer. »

La municipalité préfère, elle, « se tourner vers l’avenir », selon Pierre Andrieux, adjoint chargé des finances. « Il y a deux leviers à activer pour retrouver une capacité d’autofinancement : réduire les dépenses de fonctionnement et augmenter les recettes de fonctionnement », explique François Gernigon. Outre la hausse d’imposition, la municipalité « va faire des coupes partout où cela est possible » annonce Francine Occis. Pas assez transparent au goût de la chef de file l’opposition Françoise Nordmann (UMP). « On ne nous a présentés ni perspective, ni prospective, ni plan pluriannuel pour indiquer les économies potentielles à réaliser ! Le budget 2014 a été fait dans la précipitation à l’image de l’augmentation de 3 points des taux d’imposition qui n’n’était pas justifiée. »

Inquiète, la population réclame des comptes

A.B. | 25 sept. 2014, 07h00

Près de deux cents habitants s’étaient déplacés à la salle des fêtes mardi soir pour la présentation de l’audit commandé par la nouvelle municipalité lors de son élection. Le sujet est sensible depuis plusieurs années et la mise sous tutelle du l’an passé n’a pas été de nature à les rassurer. Après la hausse de trois points sur la taxe foncière en 2013, ils ont effet appris en juin dernier que les taux des taxes d’habitation et foncière seraient augmentés de trois points en 2014. «Quand je me suis installée ici voilà trente ans, les impôts étaient deux fois moins chers qu’à Taverny. Maintenant, c’est pire », déplore une habitante. Une autre s’inquiète déjà d’une nouvelle hausse d’imposition en 2015. « Vu l’état des finances et la durée des emprunts toxiques, la municipalité n’aura pas le choix », croit-elle savoir. Devant la démonstration comptable du cabinet, certains s’étonnent que l’audit ne se concentre que sur l’exercice 2013. « Des irrégularités ont forcément été commises les années précédentes », fait ainsi remarquer un homme dans l’assistante. Un autre souhaite connaître « les coupables » et ne comprend pas qu’un « faux en écriture » n’entraîne pas de poursuites judiciaires.
 

La Gazette du Val d’Oise : Beauchamp : Nouvelle forte hausse des impôts locaux

Nouvelle forte hausse des impôts locaux

Après l’augmentation de 27% de la taxe foncière en 2013 par l’ancienne municipalité, le nouveau maire a fait voter une hausse de 21% des taxes d’habitation et foncière.

Dernière mise à jour : 04/07/2014 à 15:01

Lors du conseil  municipal, Francine Occis (au centre) a affirmé que l’augmentation des impôts était une nécessité pour équilibrer le budget.
Lors du conseil municipal, Francine Occis (au centre) a affirmé que l’augmentation des impôts était une nécessité pour équilibrer le budget.

Les Beauchampois vont devoir à nouveau mettre la main au portefeuille. Après la hausse de trois points (+27%) de la taxe foncière, votée en 2013 par l’ancienne majorité, la nouvelle majorité a voté lors du conseil municipal, jeudi 12 juin, une augmentation de trois points sur la taxe d’habitation, et la taxe foncière (bâti et non bâti), soit respectivement des taux à 17,18%, 17,02% et 30,65%. Une hausse de 21% que le maire a justifié par le besoin d’équilibrer le budget.

Côté dépenses, les coupes ont été nombreuses : suppression des spectacles culturels et du transport par bus des enfants se rendant au sport, pas de Temps d’activité périscolaire (Tap) dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, non-remplacements de personnel municipal en cas de départ, diminution des vacataires… Mais Francine Occis a répété qu’il manquait encore 996 000 euros pour équilibrer le budget 2014. «Nous n’avons pas d’autre choix que d’augmenter les impôts. Et c’est juste pour équilibrer le budget car nous n’avons aucune marge de manœuvre».

Florence Hammache (majorité) : «Nous savions que nous allions trouver une situation financière délicate»

Pour le groupe majoritaire, Florence Hammache a souligné : «Nous savions que nous allions trouver une situation financière délicate. Nous nous sommes engagés à la redresser en privilégiant les économies. Depuis notre arrivée, nous avons pratiqué toutes les coupes possibles dans les dépenses, mais Beauchamp doit surmonter aujourd’hui deux grandes difficultés : un très lourd héritage. Il n’existe aucune véritable capacité d’autofinancement et d’importantes dépenses 2013 n’ont pas été financées. La deuxième difficulté est liée à la conjoncture. Les recettes baissent (Dgf) et les dépenses augmentent, surtout à cause des emprunts structurés souscrits par l’équipe précédente». L’audit commandé par la ville préconisait même d’augmenter les taux d’impôts de six points. «Inconcevable», selon le maire.

Françoise Nordmann (opposition, Ump) : «Cette augmentation de trois points des taxes, injustifiée, aura un impact considérable dans un contexte économique difficile pour beaucoup»

Mais pour Françoise Nordmann, conseillère municipale (Ump) d’opposition, «le compte administratif 2013, en excédent, confirme que la situation n’est pas catastrophique comme vous le prétextez. Cette augmentation de trois points des taxes, injustifiée, aura un impact considérable dans un contexte économique difficile pour beaucoup». Et l’élue de dénoncer la suppression «de beaucoup d’actions et de projets utiles aux Beauchampois car il est plus facile de supprimer un service, que de chercher à faire des économies». L’élue s’est vue taxer de «mauvaise foi».

Patrick Planche : «Comment expliquer aux Beauchampois qu’avec un budget en hausse et des impôts supplémentaires les services et les actions diminueront ?»

Sylvia Ceriani, du groupe d’opposition de Patrick Planche (Dvg, qui a aussi voté contre) a regretté qu’il n’ait pas été trouvé de «solution alternative». Pour Patrick Planche a de son côté «déploré que ce budget ne soit pas en rupture avec le passé. Il est nécessaire de diminuer les dépenses. Le désengagement de l’Etat, ainsi que le Département et la Région suivi par la CAF impose à l’ensemble des villes de s’inscrire dans une décroissance durable. Nous constatons qu’il n’en est rien. Comment expliquer aux Beauchampois qu’avec un budget en hausse et des impôts supplémentaires les services et les actions diminueront (Culture comme les Flâneries Musicales, Soutien Scolaire, Soirée des Lauréats) alors que d’autres leviers doivent être actionnés : vente d’une partie du patrimoine, réajustement des loyers communaux, maitrise des dépenses… ? À titre d’exemple, vous nous auriez proposé un projet ambitieux dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires et qu’il était nécessaire pour nos enfants qu’un effort supplémentaire soit fait, nous l’aurions entendu. D’autant plus que l’Etat s’est engagé à cofinancer le coût de cette réforme.»
Les élus d’Alternative Citoyenne ont donc voté contre «cette proposition de budget supporté par une seconde hausse importante de la fiscalité locale»

Quant à l’avenir, il ne présente guère sous de meilleurs auspices. Francine Occis prévient que l’année 2015 risque d’être «très difficile». «On va démarrer l’année en devant rembourser deux emprunts faits par l’ancienne majorité, qui vont nous coûter 480 000 euros, ce qui représente ce que rapportera la hausse de la taxe foncière et de la taxe d’habitation». La ville devra donc encore trouver 500 000 euros en 2015 si elle ne veut pas être obligée d’augmenter encore les impôts l’an prochain…

Le Parisien : 3M : l’opposition en appelle au gouvernement

3M : l’opposition en appelle au gouvernement

Publié le 29 oct. 2013, 07h00

(LP/Marie Persidat.)

Après l’annonce de l’arrêt de la production de Scotch dans le Val-d’Oise, qui a notamment donné lieu à une manifestation le 7 octobre (notre photo), le groupe Alternative citoyenne pour Beauchamp (DVG) écrit au Premier ministre. Il dénonce « des décisions successives alarmantes de la direction de 3M France. […] Ce dossier renchérit encore la longue liste d’entreprises qui délocalisent leur production en dehors de nos frontières (NDLR : en l’occurrence en Pologne et aux Etats-Unis). Une attention particulière du gouvernement sur ce dossier permettrait de mieux comprendre ce qui se cache derrière la stratégie menée par 3M depuis plusieurs années.  »

Le Parisien

 

La Gazette du Val d’Oise : Beauchamp : les salariés de 3M inquiets pour leur avenir

Beauchamp : les salariés de 3M inquiets pour leur avenir

Ils se sont mis en grève lundi 7 octobre. Après l’arrêt annoncé de la production du Scotch®, les salariés du site 3M craignent pour leurs emplois et l’avenir du site.

Dernière mise à jour : 09/10/2013 à 17:23

 

Lundi 7 octobre, en matinée, devant 3M Beauchamp.
Lundi 7 octobre, en matinée, devant 3M Beauchamp.

Près de 200 salariés en grève se sont retrouvés lundi 7 octobre devant le site de 3M Beauchamp. «On n’a jamais vu une telle mobilisation !, a lancé Alain Doublet, délégué syndical Fo. La dernière grève remonte à 1997. On était 150 grévistes pour 800 salariés. On est aujourd’hui 200 pour 450 salariés». Un mouvement de protestation lancé par Force ouvrière (rejoint par la Cfe/Cgc et la Cfdt) à la suite de l’annonce de la suppression de 40 emplois sur le site (52 postes supprimés en fait, mais 12 postes reclassés sur le site), liée à l’arrêt prochain de la fabrication des rubans adhésifs Scotch®.

La production sera délocalisée aux États-Unis, à Hutchinson et le conditionnement se fera dans une autre usine en Pologne. 3M estime ainsi qu’elle va économiser sur les coûts de fabrication. Les syndicats, eux, dénoncent les nombreux départs des productions ces dernières années sur le site 3M de Beauchamp : les abrasifs, les Post-it® imprimés partis en Allemagne, entre autres.

Ils seront bientôt 392

Inquiets pour leur avenir et pour le site de Beauchamp, les salariés attendent des garanties pour les 392 salariés qui resteront après le “Plan de sauvegarde de l’emploi”. Le site compte 432 salariés. Ils étaient 1 000 dans les années 80. «Le nombre de personnels présents montre clairement l’inquiétude», explique Alain Doublet. D’autant plus que toutes les strates, de la maintenance à l’ingénierie, et toutes les professions sont réunies».

«Réaliste», Alain Doublet ne demande pas l’annulation du plan, mais que 3M «remette des productions sur le site. Il ne nous reste que les Scotch-Brite® et les Post-it®, qui margent très peu. 3M lance régulièrement de nouveaux produits, mais il ne sont jamais pour Beauchamp. Il faut qu’on sorte des produits grand public et qu’on aille vers l’industriel. S’ils veulent vraiment fermer, signons un accord qui nous garantisse des mesures d’accompagnement social correct. C’est mieux qu’une épée de Damoclès au-dessus de la tête».

Alain Doublet dit ne «plus croire aux annonces de la direction. Les investissements dont elle parle, massicot et encollage à base d’eau, ils étaient nécessaires. On supprime des postes soi-disant pour notre bien. On nous retire une épine du pied pour courir plus vite, mais ce discours est tenu depuis 30 ans!»

Conseiller d’opposition, Patrick Planche, présent sur place avec sa collègue Sylvia Ceriani, ne dit pas autre chose. «J’ai récemment interpellé M. Lavaud, président de la communauté d’agglomération, en conseil communautaire. Je l’ai interpellé à nouveau en conseil municipal. Il faut que les responsables politiques se saisissent de cette question, pour que la direction de 3M nous dise clairement où elle veut aller. Malgré les promesses faites ces dernières années, il est évident qu’on va vers un démantèlement et une fermeture de 3M Beauchamp. Ça fait des années qu’on nous raconte n’importe quoi». En conseil municipal, lundi 7 octobre, le maire de Beauchamp, Raymond Lavaud (Ump), a expliqué avoir demandé un rendez-vous avec le directeur du site 3M après avoir eu connaissance du plan de suppression d’emplois.

Valérie Gonçalvès (Pcf), conseillère d’opposition, a demandé au maire à ce que soit convoquée rapidement une table ronde associant élus, salariés et direction de l’entreprise. Selon elle, «il faut stopper l’hémorragie.» Le député de la circonscription, Jean-Noël Carpentier (Mup), a de son côté écrit au président de 3M France, Koenraad Wilms, pour «connaître [ses] intentions quant à l’avenir des salariés».

Beauchamp, France

Le Parisien : Les 3M de Beauchamp ont peur pour leur avenir

Les 3M de Beauchamp ont peur pour leur avenir

Alors que la société s’apprête à délocaliser la production de Scotch, les salariés ont manifesté hier devant l’usine.

Marie Persidat | Publié le 08.10.2013, 07h00

 Beauchamp, usine 3M hier matin. Dans la matinée, jusqu’à 200 personnes se sont rassemblées devant les locaux de l’entreprise. Le départ  à l’étranger de la production du ruban adhésif entraîne la suppression de 40 postes.

Beauchamp, usine 3M hier matin. Dans la matinée, jusqu’à 200 personnes se sont rassemblées devant les locaux de l’entreprise. Le départ à l’étranger de la production du ruban adhésif entraîne la suppression de 40 postes. | (LP/Ma.P.)

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« Venir tous les jours avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, ce ne sont pas des conditions de travail normales… » L’angoisse et le pessimisme se lisaient dans les yeux des grévistes rassemblés hier devant l’usine 3M de Beauchamp. « On ne sait pas du tout comment tout cela va finir », résumait Alain Doublet, délégué FO qui avait appelé à la mobilisation avec ses camarades de la CFDT et de la CFE-CGC. Dix jours après l’annonce de la fin du Scotch à Beauchamp, presque tous les ouvriers avaient répondu à l’appel. Ceux qui ont consacré toute leur carrière à la fabrication du ruban adhésif (l’atelier du Scotch emploie 52 personnes) mais pas seulement. « Une grande majorité des ouvriers des Post-it et du Scotch-Brite, les deux autres productions de notre site, sont venus », constatait Alain Doublet. D’après lessyndicats, seulement une quarantaine d’employés non grévistes ont rejoint leur poste de travail hier, sur untotal de 432 employés. A partir de 4 h 30 , au lieu d’aller mettre en marche les machines, les salariés se sont relayés autour d’un piquet de grève. Dans la matinée, jusqu’à 200 personnes manifestaient ainsi ensemble leur inquiétude. Sur le site de Beauchamp, un tel mouvement général n’avait pas été organisé depuis 1997. A l’époque, les grévistes réclamaient une hausse de salaire de 600 francs (environ 90 €)… Ces préoccupations paraissent bien dérisoires à présent.

Dans quelques mois, la direction de 3M France prévoit de délocaliser la fabrication de Scotch aux Etats-Unis et en Pologne. « Cela commence à faire beaucoup », soupirent les ouvriers, en évoquant une longue liste de mesures touchant le site de Beauchamp ces dernières années. En 2001, le secteur « abrasif », employant plus de cent personnes, avait été transféré au Brésil. En 2010, la confection des Post-it imprimés partait pour l’Allemagne (70 suppressions de poste). « Et depuis deux ans, il n’y a plus d’embauches. Ceux qui partent à la retraite ne sont pas remplacés, ce qui représente une perte d’environ 45 personnes », estime Alain Doublet. « Nous avons la certitude qu’ils dépouillent le site peu à peu », regrette Jean-Claude Carré, délégué syndical central CFE-CGC. « Les investissements ici sont réduits à leur strict minimum. »

La direction assure que le plan de réorganisation, dont les modalités sont en cours de négociations, « n’affecte que le ruban adhésif ». Les cadres de 3M France mettent en avant les 2 M€ récemment investis dans la chaîne de fabrication du Post-it. « Cela ne sert qu’à maintenir un équipement vieillissant », répondent les représentants syndicaux. Ces derniers craignent de voir délocaliser à leur tour les productions des deux derniers produits phares du groupe, le Post-it et le Scotch-Brite. « On nous a annoncé que 4 à 6 millions de m2 de Post-it, sortant des machines ici, seraient bientôt découpés et conditionnés en Russie », souligne Alain Doublet. Face à tous ces mauvais présages, la direction annonçait hier soir qu’elle allait organiser, dès aujourd’hui, « une communication par groupe auprès des salariés afin de discuter et de les rassurer ». Vendredi dernier, le député du secteur Jean-Noël Carpentier (MUP) a adressé un courrier au président de 3M France, afin de lui faire part « de ses inquiétudes quant à l’avenir du site de Beauchamp » et pour lui demander des assurances concernant « la pérennité de l’usine à long terme ».

Le Parisien