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La Gazette du Val d’Oise : L’opposition municipale s’inquiète d’une «densification» du centre-ville

L’opposition municipale s’inquiète d’une «densification» du centre-ville

Les groupes d’opposition de gauche comme de droite sont montés au créneau lors du dernier conseil municipal, craignant plusieurs projets immobiliers sur le centre-ville.

 

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Deux belles maisons en meulière dans le centre-ville menacées de disparaî- tre au profit de logements collectifs ?

L’opposition, de droite comme de gauche, est montée au créneau lors du dernier conseil municipal. Elle a ainsi exprimé son inquiétude de voir Beauchamp sur la voie de la «densification», et elle craint que ne disparaisse l’aspect «village» (selon Nicolas Manac’h) du centre-ville. Patrick Planche (Eelv) a, quant à lui, dénoncé le Plan local d’urbanisme (Plu), qui à ses yeux se révèle «très peu protecteur pour notre patrimoine».

Au cœur de la discorde, le 25, avenue Pierre-Sémard, «une demeure remarquable faisant partie de l’histoire de Beauchamp et de son patrimoine immobilier [qui] devrait être rasée pour y construire un immeuble collectif, tout comme au 22, avenue Pasteur, à deux pas de la mairie».

Et l’élu de se «désoler de voir notre commune livrée à la spéculation immobilière».

Réponse de Francine Occis : «La majorité municipale est, au moins autant que vous, attachée à la préservation du patrimoine de Beauchamp.»

L’élue a fait remarquer aux deux groupes d’opposition, membres de la commission Plu, «qu’à aucun moment, aucun n’a proposé plus de restrictions, en dehors de protections d’espaces verts, qui ont été prises en compte».

Pas de «glaciation»

Elle a rappelé en outre le retard de la commune en terme de construction de logements sociaux. Donc, pour la maire, «il fallait consentir à ouvrir des espaces à urbaniser, en particulier dans la zone du centre-ville, que nous avons obligation de densifier. Densification qui est aussi une condition du développement et de la qualité de vie urbaine (services, commerces, logements…)»

Francine Occis a également fait valoir que la période de révision des règles d’urbanisme gèle les projets… et qu’ils émergent tous en même temps quand les règles sont fixées.

Dans les projets cités par les deux groupes d’opposition, l’élue a affirmé n’être informée que «quand les transactions sont bien avancées et que le promoteur est prêt à déposer son permis de construire. Alors, oui, dans ce contexte, il est tentant de réécrire le déroulé des événements et de se faire l’écho des inquiétudes légitimes de certains de nos concitoyens.» L’élue a précisé que si la «glaciation de l’urbanisme de la commune n’est ni possible ni souhaitable», elle gardait une «vigilance totale à la préservation de notre patrimoine».

Enfin, elle a précisé que le projet du 25, avenue Pierre-Sémard n’est «pas recevable», et que «la préservation de la maison est un incontournable à tout projet». Quant au 22, avenue Pasteur, elle a précisé que si le propriétaire a prévenu la mairie qu’il vendait à un promoteur pour construire un collectif, aucun permis de construire n’a encore été déposé. «Nous serons ici aussi vigilants, même s’il faut noter que la maison n’a pas la même visibilité.»

Daniel Chollet

La Gazette du Val d’Oise : L’avenir de 3M inquiète toujours

L’avenir de 3M inquiète toujours

Avec le départ programmé du Centre technique client à Cergy.

Le départ à Cergy, dans les années à venir, du centre technique client (CTC) de 3M, actuellement à Beauchamp, dans le cadre de la construction du nouveau siège social de l’entreprise (notre édition du 4 février) relance l’inquiétude autour de l’avenir de cette usine construite en 1951.

«On est passés sous la barre des 400 et nous sommes à 330 en production», explique Alain Doublet, délégué FO. L’usine, qui fabrique les éponges scotch-brite et les post-it, a perdu en 2014 une cinquantaine de salariés (dans le cadre d’un plan de départs volontairesà avec la délocalisation du ruban scotch sur les site 3M d’Hutchinson (USA) et Janinow (Pologne). «On perd des emplois et des produits. Tout le monde est très inquiet pour l’avenir de ce site de quarante hectares», souligne Alain Doublet.

Pascal Seigné, conseiller municipal d’opposition du groupe Alternative citoyenne pour Beauchamp (DVG) a interrogé le maire en conseil municipal. «Le site est passé de 1175 salariés en 1994 à près de 350 aujourd’hui, la plupart ayant peu d’espoir quant à l’avenir de leur usine», a-t-il lancé, s’interrogeant sur ce que la municipalité et l’agglomération envisageaient de faire pour développer la zone industrielle.

Francine Occis (SE) a expliqué que la municipalité ne pouvait guère intervenir sur les décisions d’un groupe international, mais qu’elle a insisté, lors de ses rencontres avec la direction, au cours de visites sur le site, sur «le traitement social de toutes leurs décisions. Nous croyons avoir été entendus».

L’élue a insisté sur la préoccupation de l’agglomération pour l’avenir des zones industrielles. «Il est prévu d’engager dans les prochaines années plus d’un million d’euros annuellement pour leur développement. Le Parisis engage en 2015 une étude pour la requalification de la zone industrielle ouest de Beauchamp à hauteur de 50 000 euros». Selon Alain Doublet, présent au cours des visites des élus à 3M, «eux-mêmes ne semblaient guère optimistes quant à l’avenir de ce site».

Daniel Chollet

La Gazette du Val d’Oise : La ville de Beauchamp va devoir continuer à se serrer la ceinture

La ville de Beauchamp va devoir continuer à se serrer la ceinture

Après l’augmentation des impôts de 27% en 2013 et 21% en 2014, la situation financière reste tendue. La ville tente de trouver des marges pour dégager de l’autofinancement en 2015.

Dernière mise à jour : 07/10/2014 à 17:49

Deux cents Beauchampois présents à la réunion publique sur l’audit financier, le 23 septembre à la salle des fêtes, on dirait que le sujet des finances communales intéresse. ! Il faut dire que dans cette ville de 9 000 habitants, plombée par les dettes et les emprunts toxiques, les finances sont un sujet sensible et… douloureux ! Une hausse de 27% de la taxe foncière en 2013, et une nouvelle augmentation de  21% de la taxe d’habitation et de la taxe foncière en 2014, justifiée par le nouveau maire, Francine Occis (Se) pour équilibrer le budget.

Les contribuables sont en train de constater cette nouvelle ponction dans les avis d’imposition qu’ils reçoivent. Francine Occis, contribuable comme les autres, l’a reconnu : «Ça ne fait évidemment pas plaisir !» Au cours d’une réunion destinée à expliquer la situation, et à «aller de l’avant» sans désigner de responsable, chacun y est allé de son petit commentaire pour tenter de trouver une solution…

De l’exaspération aussi a percé, comme cette mère en colère face à la hausse des tarifs municipaux : «On pénalise les parents d’enfants scolarisés ! Après les impôts, c’est la double peine».

«On a fait ce choix pour éviter une hausse des impôts de six points», s’est justifiée le maire.

De l’exposé de François Gernigon, l’expert-comptable du cabinet Caéxis, chargé de l’audit, on retient qu’en 2013, 400 000 euros de dépenses furent non payées, car «il n’y avait plus d’argent dans les caisses». Francine Occis, qui dit avoir trouvé une situation «catastrophique», a souligné qu’au lendemain de son élection, le préfet lui a fait savoir «qu’en 2011, 2012 et 2013 on était déjà en alerte rouge et qu’on allait dans le mur. Si les choses avaient été réglées dès 2010 on en serait pas là».

Plombée par des emprunts structurés, avec des taux fluctuants (basés sur la parité euro-franc suisse) qui conduisent par exemple cette année à devoir payer 440000 euros de plus, la ville veut augmenter sa capacité d’autofinancement, «car aujourd’hui on ne peut plus emprunter». Plus d’un million d’euros à dégager. Ça passe par des économies sur le personnel. «Aucun Cdd ne sera renouvelé», a expliqué le maire, qui a ajouté : «Je pense qu’il ne faut plus augmenter les impôts». Peut-être la meilleure nouvelle de la soirée.

Une habitante a d’ailleurs remis une pétition aux élus pour dénoncer les hausses d’impôs successives : 154 personnes l’ont signée.

Des réactions politiques

Les élus (Dvg) d’Alternative Citoyenne, emmenés par Patrick Planche, disent partager «le constat d’une situation difficile», mais ils estiment que «les Beauchampois ont le droit de savoir depuis quand a démarré, entre autres, la dérive quant aux factures reportées». Ils ne sont «toujours pas convaincus des efforts qui ont été réalisés avant de recourir à une telle augmentation d’impôt (Ndlr, +21%)». De son côté, pour le groupe Beauchamp Renouveau, Françoise Nordmann (Ump) qualifie cet audit de «coquille vide. Cette réunion n’a pas permis de savoir comment les finances de la ville seront gérées demain». Critique sur la hausse des impôts, l’élue se dit aussi «très réservée» sur le refinancement d’un emprunt “toxique” qui comprend «une pénalité de plus 10 millions d’euros qui va alourdir encore la dette».

Daniel Chollet

La Gazette du Val d’Oise : Beauchamp : Nouvelle forte hausse des impôts locaux

Nouvelle forte hausse des impôts locaux

Après l’augmentation de 27% de la taxe foncière en 2013 par l’ancienne municipalité, le nouveau maire a fait voter une hausse de 21% des taxes d’habitation et foncière.

Dernière mise à jour : 04/07/2014 à 15:01

Lors du conseil  municipal, Francine Occis (au centre) a affirmé que l’augmentation des impôts était une nécessité pour équilibrer le budget.
Lors du conseil municipal, Francine Occis (au centre) a affirmé que l’augmentation des impôts était une nécessité pour équilibrer le budget.

Les Beauchampois vont devoir à nouveau mettre la main au portefeuille. Après la hausse de trois points (+27%) de la taxe foncière, votée en 2013 par l’ancienne majorité, la nouvelle majorité a voté lors du conseil municipal, jeudi 12 juin, une augmentation de trois points sur la taxe d’habitation, et la taxe foncière (bâti et non bâti), soit respectivement des taux à 17,18%, 17,02% et 30,65%. Une hausse de 21% que le maire a justifié par le besoin d’équilibrer le budget.

Côté dépenses, les coupes ont été nombreuses : suppression des spectacles culturels et du transport par bus des enfants se rendant au sport, pas de Temps d’activité périscolaire (Tap) dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, non-remplacements de personnel municipal en cas de départ, diminution des vacataires… Mais Francine Occis a répété qu’il manquait encore 996 000 euros pour équilibrer le budget 2014. «Nous n’avons pas d’autre choix que d’augmenter les impôts. Et c’est juste pour équilibrer le budget car nous n’avons aucune marge de manœuvre».

Florence Hammache (majorité) : «Nous savions que nous allions trouver une situation financière délicate»

Pour le groupe majoritaire, Florence Hammache a souligné : «Nous savions que nous allions trouver une situation financière délicate. Nous nous sommes engagés à la redresser en privilégiant les économies. Depuis notre arrivée, nous avons pratiqué toutes les coupes possibles dans les dépenses, mais Beauchamp doit surmonter aujourd’hui deux grandes difficultés : un très lourd héritage. Il n’existe aucune véritable capacité d’autofinancement et d’importantes dépenses 2013 n’ont pas été financées. La deuxième difficulté est liée à la conjoncture. Les recettes baissent (Dgf) et les dépenses augmentent, surtout à cause des emprunts structurés souscrits par l’équipe précédente». L’audit commandé par la ville préconisait même d’augmenter les taux d’impôts de six points. «Inconcevable», selon le maire.

Françoise Nordmann (opposition, Ump) : «Cette augmentation de trois points des taxes, injustifiée, aura un impact considérable dans un contexte économique difficile pour beaucoup»

Mais pour Françoise Nordmann, conseillère municipale (Ump) d’opposition, «le compte administratif 2013, en excédent, confirme que la situation n’est pas catastrophique comme vous le prétextez. Cette augmentation de trois points des taxes, injustifiée, aura un impact considérable dans un contexte économique difficile pour beaucoup». Et l’élue de dénoncer la suppression «de beaucoup d’actions et de projets utiles aux Beauchampois car il est plus facile de supprimer un service, que de chercher à faire des économies». L’élue s’est vue taxer de «mauvaise foi».

Patrick Planche : «Comment expliquer aux Beauchampois qu’avec un budget en hausse et des impôts supplémentaires les services et les actions diminueront ?»

Sylvia Ceriani, du groupe d’opposition de Patrick Planche (Dvg, qui a aussi voté contre) a regretté qu’il n’ait pas été trouvé de «solution alternative». Pour Patrick Planche a de son côté «déploré que ce budget ne soit pas en rupture avec le passé. Il est nécessaire de diminuer les dépenses. Le désengagement de l’Etat, ainsi que le Département et la Région suivi par la CAF impose à l’ensemble des villes de s’inscrire dans une décroissance durable. Nous constatons qu’il n’en est rien. Comment expliquer aux Beauchampois qu’avec un budget en hausse et des impôts supplémentaires les services et les actions diminueront (Culture comme les Flâneries Musicales, Soutien Scolaire, Soirée des Lauréats) alors que d’autres leviers doivent être actionnés : vente d’une partie du patrimoine, réajustement des loyers communaux, maitrise des dépenses… ? À titre d’exemple, vous nous auriez proposé un projet ambitieux dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires et qu’il était nécessaire pour nos enfants qu’un effort supplémentaire soit fait, nous l’aurions entendu. D’autant plus que l’Etat s’est engagé à cofinancer le coût de cette réforme.»
Les élus d’Alternative Citoyenne ont donc voté contre «cette proposition de budget supporté par une seconde hausse importante de la fiscalité locale»

Quant à l’avenir, il ne présente guère sous de meilleurs auspices. Francine Occis prévient que l’année 2015 risque d’être «très difficile». «On va démarrer l’année en devant rembourser deux emprunts faits par l’ancienne majorité, qui vont nous coûter 480 000 euros, ce qui représente ce que rapportera la hausse de la taxe foncière et de la taxe d’habitation». La ville devra donc encore trouver 500 000 euros en 2015 si elle ne veut pas être obligée d’augmenter encore les impôts l’an prochain…

La Gazette du Val d’Oise : Beauchamp : les salariés de 3M inquiets pour leur avenir

Beauchamp : les salariés de 3M inquiets pour leur avenir

Ils se sont mis en grève lundi 7 octobre. Après l’arrêt annoncé de la production du Scotch®, les salariés du site 3M craignent pour leurs emplois et l’avenir du site.

Dernière mise à jour : 09/10/2013 à 17:23

 

Lundi 7 octobre, en matinée, devant 3M Beauchamp.
Lundi 7 octobre, en matinée, devant 3M Beauchamp.

Près de 200 salariés en grève se sont retrouvés lundi 7 octobre devant le site de 3M Beauchamp. «On n’a jamais vu une telle mobilisation !, a lancé Alain Doublet, délégué syndical Fo. La dernière grève remonte à 1997. On était 150 grévistes pour 800 salariés. On est aujourd’hui 200 pour 450 salariés». Un mouvement de protestation lancé par Force ouvrière (rejoint par la Cfe/Cgc et la Cfdt) à la suite de l’annonce de la suppression de 40 emplois sur le site (52 postes supprimés en fait, mais 12 postes reclassés sur le site), liée à l’arrêt prochain de la fabrication des rubans adhésifs Scotch®.

La production sera délocalisée aux États-Unis, à Hutchinson et le conditionnement se fera dans une autre usine en Pologne. 3M estime ainsi qu’elle va économiser sur les coûts de fabrication. Les syndicats, eux, dénoncent les nombreux départs des productions ces dernières années sur le site 3M de Beauchamp : les abrasifs, les Post-it® imprimés partis en Allemagne, entre autres.

Ils seront bientôt 392

Inquiets pour leur avenir et pour le site de Beauchamp, les salariés attendent des garanties pour les 392 salariés qui resteront après le “Plan de sauvegarde de l’emploi”. Le site compte 432 salariés. Ils étaient 1 000 dans les années 80. «Le nombre de personnels présents montre clairement l’inquiétude», explique Alain Doublet. D’autant plus que toutes les strates, de la maintenance à l’ingénierie, et toutes les professions sont réunies».

«Réaliste», Alain Doublet ne demande pas l’annulation du plan, mais que 3M «remette des productions sur le site. Il ne nous reste que les Scotch-Brite® et les Post-it®, qui margent très peu. 3M lance régulièrement de nouveaux produits, mais il ne sont jamais pour Beauchamp. Il faut qu’on sorte des produits grand public et qu’on aille vers l’industriel. S’ils veulent vraiment fermer, signons un accord qui nous garantisse des mesures d’accompagnement social correct. C’est mieux qu’une épée de Damoclès au-dessus de la tête».

Alain Doublet dit ne «plus croire aux annonces de la direction. Les investissements dont elle parle, massicot et encollage à base d’eau, ils étaient nécessaires. On supprime des postes soi-disant pour notre bien. On nous retire une épine du pied pour courir plus vite, mais ce discours est tenu depuis 30 ans!»

Conseiller d’opposition, Patrick Planche, présent sur place avec sa collègue Sylvia Ceriani, ne dit pas autre chose. «J’ai récemment interpellé M. Lavaud, président de la communauté d’agglomération, en conseil communautaire. Je l’ai interpellé à nouveau en conseil municipal. Il faut que les responsables politiques se saisissent de cette question, pour que la direction de 3M nous dise clairement où elle veut aller. Malgré les promesses faites ces dernières années, il est évident qu’on va vers un démantèlement et une fermeture de 3M Beauchamp. Ça fait des années qu’on nous raconte n’importe quoi». En conseil municipal, lundi 7 octobre, le maire de Beauchamp, Raymond Lavaud (Ump), a expliqué avoir demandé un rendez-vous avec le directeur du site 3M après avoir eu connaissance du plan de suppression d’emplois.

Valérie Gonçalvès (Pcf), conseillère d’opposition, a demandé au maire à ce que soit convoquée rapidement une table ronde associant élus, salariés et direction de l’entreprise. Selon elle, «il faut stopper l’hémorragie.» Le député de la circonscription, Jean-Noël Carpentier (Mup), a de son côté écrit au président de 3M France, Koenraad Wilms, pour «connaître [ses] intentions quant à l’avenir des salariés».

Beauchamp, France

La Gazette du Val d’Oise : Beauchamp : 3M arrête la production de ses rubans adhésifs Scotch®

Beauchamp : 3M arrête la production de ses rubans adhésifs Scotch®

3M va délocaliser aux États-Unis et en Pologne la production de ses rubans adhésifs Scotch®, qui étaient fabriqués à Beauchamp depuis 1953. 40 emplois vont être supprimés.

Dernière mise à jour : 01/10/2013 à 16:23

Beauchamp, France

La Gazette du Val d’Oise : Beauchamp : La Chambre régionale des comptes préconise une hausse de 30% de la taxe foncière : les contribuables beauchampois vont casquer

Beauchamp

La Chambre régionale des comptes préconise une hausse de 30% de la taxe foncière : les contribuables beauchampois vont casquer

Le maire attend désormais la notification du préfet du Val-d’Oise. En matière de tutelle, le préfet suit en général les propositions de la Chambre régionale des comptes.

Dernière mise à jour : 12/06/2013 à 12:18

Le conseil municipal de Beauchamp le jeudi 11 avril : un conseil à couteaux tirés au sein de la majorité.

Le conseil municipal de Beauchamp le jeudi 11 avril : un conseil à couteaux tirés au sein de la majorité.

Les contribuables beauchampois n’échapperont pas à une augmentation de près de 30% de la taxe foncière. Proposée en conseil le 11 avril, cette hausse avait été refusée, ce qui avait entraîné l’impossibilité d’adopter le budget, et obligé le préfet à saisir la Chambre régionale des comptes.

Celle-ci vient de rendre son avis. Elle propose sans surprise au préfet de relever le taux de la taxe foncière de trois points (de 11,02 à 14,02%) et de réduire les dépenses d’investissement de 480 000 euros.
Le maire, Raymond Lavaud (UMP), se refuse à commenter l’avis de la Crc «tant que le préfet ne [lui] aura pas transmis ses conclusions».
«Cet avis n’est pas surprenant, confie Françoise Nordmann (UMP), ex-première adjointe, désormais opposante au maire et candidate aux municipales de 2014. Ce budget avait été construit par la direction départementale des finances publiques. La Crc n’allait pas contredire un autre service de l’État. Tout cela pour ça. La mise sous tutelle n’avait pas de sens».
Selon elle, la hausse des impôts ne «règle [qu’] une partie des choses». Francine Occis, conseillère d’opposition (sans étiquette), future candidate aux municipales de 2014, se dit «soulagée que l’augmentation des impôts n’ait pas été plus sévère», mais reste «très inquiète pour l’avenir du fait d’un nouvel emprunt de 690000 euros laissé dans le budget». Franck Boullé, l’adjoint (UMP) aux finances (aujourd’hui privé de délégation) qui avait mené la fronde en refusant la hausse des impôts, estime que «c’est ce qui était prévu», mais qu’il n’avait pas à «porter la responsabilité de cette augmentation».
Patrick Planche (EELV), conseiller d’opposition, qui sera lui aussi candidat aux municipales de 2014, s’avoue «un peu déçu. Ce n’est pas “tout ça pour ça” comme dit Mme Nordmann avec un peu de mauvaise foi. On ne pouvait pas laisser passer une augmentation de 28% des impôts. Il fallait un autre regard sur la structuration du budget. Mais on reste sur notre faim, même si le préfet n’a pas rendu encore ses conclusions. J’aurais aimé que la Chambre porte un regard plus poussé sur la situation financière. Ce n’est pas la première année qu’on a un problème d’autofinancement. Doit-on attendre d’être dans des difficultés énormes pour prendre les bonnes décisions ? Beauchamp ne peut perdurer dans ce mode de gestion.»

Les municipales de 2014 en ligne de mire

Pour Amine Benhallam, secrétaire de la section Ps locale, tout cela est du «au manque de prévoyance et de rigueur de la majorité sortante».
Patrick Planche en profite pour tacler ses futurs concurrents, «tous issus de la majorité. On peut dès lors douter de leur compétence dans la façon de gérer la ville. Il est temps de changer».
Valérie Gonçalvès (PCF), conseillère municipale d’opposition, ne dit pas autre chose. «Cette augmentation des impôts, on s’y attendait. C’est la gestion de la majorité qui est en cause. Et quand je dis majorité, j’englobe ceux qui sont opposants aujourd’hui : Mme Occis, qui était dans la majorité avant 2008, Mme Nordmann et M. Boullé. Si les choses ont changé, c’est en raison des ego de ceux qui ont voulu être calife à la place du calife et des investitures. Aujourd’hui, M. Lavaud se retrouve seul, lâché par tous. Ça fait même un peu de peine, même s’il a un comportement autoritaire»».»