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Le Parisien : Le budget enfin voté

 

Le budget enfin voté

Publié le 03.04.2012, 07h00

La municipalité a finalement voté son budget 2012 hier soir. Le premier conseil municipal organisé pour ce but avait dû être suspendu, jeudi, faute de quorum. Les trois groupes d’opposition avaient en effet décidé de partir au bout de cinq minutes de séance. Les listes Beauchamp 2008, vivre et agir ensemble (dont fait partie notamment Patrick Planche), Beauchamp à votre image (avec Francine Occis) et Un nouveau souffle pour Beauchamp (Valérie Goncalves) comptaient ainsi dénoncer le phénomène d’absentéisme chez les élus de la majorité. « Deux fois sur trois en conseil, la majorité municipale ne parvient pas à atteindre le nombre de 15 présents sur 22 et ils comptent sur les élus d’opposition pour obtenir le quorum », dénoncent-ils.

 

Le Parisien

 

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Le Parisien du 01/02/2012 : Les comptes de la ville plombés par Dexia

Article paru le mercredi 1er février 2012.

On notera une erreur de restitution du Parisien : les intérêts payés en 2011 (plus d’un million d’euros) concernent l’ensemble des prêts souscrits par la Ville et pas seulement le prêt structuré de 6 M€.

Beauchamp : Les comptes de la ville plombés par Dexia

MARIE PERSIDAT | Publié le 31.01.2012, 07h00

Le venin des emprunts toxiques n’a sans doute pas fini d’empoisonner les comptes de la ville de Beauchamp.
L’association Alternative citoyenne pour Beauchamp tire la sonnette d’alarme. Le groupe, qui soutient l’opposition municipale de gauche, s’inquiète de l’évolution du prêt que la ville a souscrit auprès de la banque Dexia en 2007, remboursable sur trente ans. « Cet emprunt est toujours indexé sur la parité euro/franc suisse, malgré une circulaire du ministère de l’Intérieur datant de juin 2010 déconseillant ces emprunts structurés (NDLR : des prêts longue durée annexés sur des indices financiers) », regrette Patrick Planche, conseiller municipal. En 2007, la ville avait souscrit un emprunt d’un peu plus de 6 M€ auprès de Dexia. « Si l’on regarde tous les surcoûts votés l’an dernier en conseil municipal, nous en sommes à plus d’un million d’euros d’intérêts payés en 2011, dénonce l’élu. C’est énorme pour un prêt de 6 M€ ! »

Le prêt en cours de renégociation

Du côté de la mairie, on affirme que la situation est sous contrôle. « Nous sommes à la première étape de la renégociation du prêt, avec le médiateur désigné par l’Etat », souligne le directeur général des services, Philippe Cahu. Ce dernier assure qu’aucun taux variable (annexé sur le cours du franc suisse) n’était appliqué entre 2007 et 2010. En revanche depuis cette date, conformément au contrat signé par la ville, le prêt est soumis à la fois à un taux fixe et à un taux variable. « Nous avons déjà réussi à diminuer de 0,4 point le taux de base, le faisant passer de 4,45% à 4,05%, se félicite le directeur général des services. Les négociations continuent, notre finalité c’est de transformer l’ensemble pour qu’il n’y ait plus qu’un taux fixe. » Ce discours ne rassure guère l’opposition municipale qui ne voit pas la fin de cette renégociation. « Pour le moment, jusqu’en 2037, le taux reste calculé en fonction du cours de change euro/franc suisse. A titre d’exemple, au 31 décembre 2011, ce cours étant proche de 1,2, notre taux appliqué au décompte des intérêts serait de 14,50%! Les tensions sur le cours de l’euro pourraient bien nous conduire à la catastrophe », conclut Patrick Planche.

Le Parisien : les nouvelles piscines font des vagues

Le dossier controversé des piscines a fait l’objet d’un article du Parisien ce lundi 28 septembre. L’occasion de nous exprimer sur la position que nous tenons depuis la mise en place de l’intercommunalité.

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C’EST à partir de ce soir, à l’occasion du Conseil communautaire, que le Parisis* lance son plus gros chantier : un appel d’offres pour la construction de trois piscines à
Herblay, Pierrelaye et Cormeilles. Montant des travaux: 26 millions d’euros, avec un emprunt situé entre 15 et 17 millions d’euros. Un investissement que certains membres d’opposition d’Herblay et de Beauchamp considèrent comme démesuré, mais que défend Maurice Chevigny, président de la communauté de communes.
Le bassin le plus important sera implanté à Herblay, sur 735m2, avec hammam et sauna ; celui de Cormeilles mesurera 413 m2, avec également hammam et sauna ; et enfin, celui de Pierrelaye, plus modeste, s’étalera sur 250m2. Si le calendrier est respecté, les trois structures devraient voir le jour au plus tard en 2014.Mais quelques voix discordantes critiquent ces choix. A commencer par celle de Patrick Planche (DVG), conseiller d’opposition à Beauchamps, siégeant également au conseil communautaire. S’il n’est pas contre le principe de construire une piscine, il s’élève contre la taille du projet.
« Des chantiers surdimensionnés »
« Tout cela coûte une fortune ce qui, un moment ou l’autre, finira par peser sur les impôts des habitants, insiste-t-il. Un stade nautique à Herblay et une réhabilitation à Cormeilles auraient suffi. Autre problème : le conseil n’a jamais été capable de chiffrer les coûts de fonctionnement. » Loeiz Rapinel, conseillerDVG d’Herblay, n’y va pas non plus avec le dos de la pagaie. « Ces chantiers sont surdimensionnés, regrette-t-il. A-t-on besoin de hammam et de sauna ? Les transports ne sont-ils pas plus prioritaires que ces édifices ? » Face à ce déluge d’attaque, Maurice Chevigny tient bon la barre. « Ces équipements ont été conçus en fonction de l’augmentation de population dans les dix années à venir, rétorque-t-il. Quant aux saunas et hammams, ce sont des produits d’appel qui feront venir toute la famille et qui, en plus, rapporteront de l’argent. Concernant les impôts, il n’est pas prévu de les augmenter. » Sur les transports, il a aussi ses arguments : «Nous avons étendu le trajet
d’une ligne de bus afin qu’elle desserve le Bois-Rochefort à Cormeilles et nous en avons créé une sur Herblay. »
Sébastien Thomas
* Pierrelaye, Montigny-lès-Cormeilles, Cormeilles-en-Parisis, La Frette-sur-Seine, Herblay, Beauchamps.

Beauchamp : La ville se serre la ceinture

Suite à nos différents écrits, Le Parisien Val d’Oise publie ce matin un article sur notre commune :


LES FINANCES de la ville ne vont pas bien. L’opposition n’a pas manqué de dénoncer une mauvaise gestion municipale dans les colonnes du journal de la commune. A tel point que certains n’hésitent pas à parler de « faillite » : suppression de postes en mairie, hausse des impôts, amputation des budgets… les exemples ne manquent pas. Et l’année 2009 ne s’annonce pas vraiment sous de meilleurs auspices.

« La gestion est très opaque »

Déjà l’année 2008 a été marquée par la suppression de 15 postes en mairie ainsi qu’une hausse d’impôt de 5 % en moyenne . Pour 2009, le maire (DVD) Raymond Lavaud a confirmé en conseil municipal qu’il y aurait d’autres suppressions ainsi qu’une nouvelle augmentation d’impôt mais sans en préciser l’ampleur. « La gestion est très opaque, nous n’avons pas les informations nécessaires pour comprendre la fabrication du budget, dénonce Francine Occis, ancienne adjointe au maire chargée des affaires scolaires, passée dans l’opposition. En revanche, on voit bien les conséquences directes d’une gestion hasardeuse : rues moins bien balayées, moins de fleurs, poste de la police municipale souvent fermé, horaires d’ouverture de la bibliothèque réduits. »
Elle n’est pas la seule à pointer du doigt ces dysfonctionnements. Valérie Gonçalves, élue PCF, monte également au créneau. « On a l’impression que la mairie cherche par tous les moyens à récupérer de l’argent, tempête-t-elle. Dernier exemple en date : les enfants doivent obligatoirement être inscrits à l’année aux centres de loisirs ou d’activités périscolaires.
Résultat, s’ils ne peuvent pas y aller, les parents devront payer quand même. »
Pour beaucoup, cette situation s’explique par de mauvais choix. « La création du parc arboré a coûté 2 millions d’euros, c’est beaucoup trop, comme la rénovation de la rue Anatole-France, s’insurge Patrick Planche. La ville est, en outre, très endettée. Cela s’en ressent fortement sur le budget de la ville. » De son côté, malgré plusieurs appels, le maire était injoignable.

Le Parisien – S.T.

Ces informations ne sont pas exclusives et nous avons pu les confirmer auprès du journaliste du Parisien. Déjà, en 2005, nous faisions une analyse détaillée et alarmante de la gestion budgétaire dans notre bulletin n°16

Notre réunion ‘Grandir à Beauchamp’

Paru dans le Parisien du 24/01/2008

Invitation parue dans le Parisien (24-01-2008)

Collège : le maire consulte

Raymond Lavaud, maire (divers-droite) de Beauchamp a expliqué devant le conseil municipal, jeudi soir, qu ‘il avait adressé le rapport du commissaire-enquêteur à toutes les familles concernées par le projet de collège. Il attend leurs observations et décidera en conséquence.
« Il n’y aura pas de débat ce solr autour de la question du collège ». Jeudi soir, en tout fin de conseil municipal, à l’heure des questions diverses, le maire a coupé court à toute discussion autour du sujet sensible du collège. À la suite de l’avis négatif du commissaire-enquêteur, la mairie a moins de trois mois pour dire ce qu’elle souhaite faire. Soit la municipalité abandonne le projet, soit elle le maintient et alors le dossier sera transmis au ministre de l’Intérieur pour qu’il soit examiné par le Conseil d’Etat. LA VILLE CONSERVE LE TERRAIN « AU CAS O

Le site choisi pour le collège jugé trop dangereux

Le Parisien 20030130

« AMBIANCE passionnée », « contexte pesant »… Dans son rapport remis au préfet, le commissaire-enquêteur n’a pas hésité à souligner le climat tendu qui a entouré la consultation des habitants sur le projet de collège, à Beauchamp. Très attendu, son avis a été rendu public hier après-midi. « Au nom du principe de précaution », il se dit « défavorable » à l’implantation d’un collège de 600 élèves sur les terrains industriels de 3 M. L’établissement scolaire est prévu à 200 m de l’usine qui stocke des matières inflammables et rejette dans l’air des composés organiques volatils (COV), dangereux pour la santé. A 400 m se trouve la friche Lunije, dont les anciens ateliers de décapants sont à l’origine d’une grave pollution aux solvants de la nappe phréatique.

Ce qui n’est qu’un avis pourrait bien signer l’arrêt de mort de ce projet défendu par la municipalité et avalisé par une délibération du conseil général, il y a deux ans. Obstiné, le conseil municipal décidait en juin 2001 d’acquérir les 2,7 ha par l’expropriation de 3 M de la parcelle. Les habitants ont été consultés un an et demi plus tard, par enquête publique, fin 2002.

508 observations et cinq cahiers de registres. Sur les 508 observations, un nombre exceptionnel, 308 sont favorables au collège. Le commissaire relève que la municipalité a fortement « incité » les habitants, en particulier les associations de parents d’élèves, à venir approuver le projet… Les représentants des 700 salariés de 3 M avaient quant à eux émis un avis défavorable, tandis que la Direction de la recherche, de l’industrie et de l’environnement (Drire) jugeait le projet « ni opportun ni judicieux ». Sollicitée, la direction de 3 M indiquait dans un courrier s’opposer au collège pour trois raisons : industrielle, environnementale et économique…

Les motivations du commissaire-enquêteur. Son avis défavorable repose sur les notions de risques industriel et environnemental : la présence de 815 m 3 de produits inflammables et de 45 t de matières toxiques. Au stockage s’ajoute le problème des émissions de COV. A ce sujet, 3 M a remis à la Drire une étude de santé minimisant les conséquences de ces fumées. Mais ces analyses n’ont pas été validées. « Le doute l’emporte », conclut le commissaire, bien qu’il précise que « la nécessité du collège a été reconnue ».

Les réactions. Régis Brasseur, conseiller d’opposition vert, saluait hier « la décision courageuse du commissaire-enquêteur ». Valérie Gonçalvès (PC) se disait « déçue » et s’interrogeait sur les risques pour les riverains dont les habitations sont à moins de 50 m de l’entreprise. La direction de 3 M affirmait de son côté ne pas avoir été encore avertie.

Le futur collège de Beauchamp suscite des réactions en masse

Le Parisien 20021116

« NOUS JOUERONS les prolongations si nécessaire… M. le maire, nous ne sommes pas à cinq minutes. Il faut que tout le monde puisse s’exprimer. » Le commissaire enquêteur a dû faire preuve de patience. L’enquête publique, consacrée au projet de collège, est officiellement close mais, hier midi, à l’hôtel de ville de Beauchamp, une dizaine de personnes discutent encore dans la salle où sont exposés les plans. La possible construction d’un établissement de 600 élèves, à 200 mètres de 3 M (fabricant de rubans adhésifs) et à 400 mètres de la friche polluée Lunije, fait beaucoup parler. « On se croirait en campagne électorale », ironise un témoin.L’embouteillage de dernière minute agace même les deux ou trois retardataires qui attendent debout pour pouvoir consigner leurs observations. Quatre cahiers de registre remplis, des dizaines de lettres et des opinions très diverses : selon les premières estimations, plus de 600 avis ont été notifiés par les habitants, qu’ils soient parents d’élèves, élus locaux et même salariés de 3 M. « Vivement que cela se termine », lance, en guise de boutade, Raymond Lavaud (divers droite). Le maire est, en fait, content. « Je suis satisfait de l’ampleur de la participation, précise-t-il. Nous avons proposé, la population a désormais choisi. »
L’avis défavorable du personnel de 3 M

Même le préfet du Val-d’Oise a tenu à entrer dans le débat. Il y a trois semaines, il a adressé au commissaire enquêteur les courriers de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire). Celle-ci y exprimait ses réserves et estimait le projet ni opportun ni judicieux, en raison des matières inflammables stockées et des fumées polluantes rejetées par 3 M. Des centaines de remarques, il ressort, en tout cas, le besoin d’obtenir un collège propre à Beauchamp. Il se dégage aussi cette crainte de voir le groupe américain 3 M quitter la commune, pour échapper aux éventuelles contraintes et dépenses financières supplémentaires liées à l’arrivée de 600 élèves.

Dans ce ballet de l’information, les représentants du personnel de 3 M Beauchamp ont signifié collectivement leur « avis très défavorable », jugeant « irresponsable d’implanter un collège aussi près d’un site industriel (…), mettant en oeuvre des produits dangereux. » Ils ajoutent encore : « Il est clair que, dans ce contexte, chacun des salariés va se sentir directement ou indirectement responsable de tout incident ou accident pouvant se produire et ayant des conséquence graves. »

Le collège sur une zone à risques suscite le débat

« JE ME DIS, qu’à notre époque, on ne construirait plus un collège n’importe où. Je fais confiance à nos élus. » Debout, devant les documents officiels, cette mère de famille s’apprête à consigner son avis par écrit. Elle veut croire au bon sens. En face d’elle, la conseillère municipale de Beauchamp. Membre de la majorité, elle tient ce jour-là la permanence en mairie et voudrait aussi y croire. Plutôt favorable au dossier, elle griffonne cependant un tas de notes sur son calepin, histoire de se forger son opinion. Prescrite par le préfet, l’enquête publique qui a débuté le 14 octobre permet en tout cas de mettre à plat une affaire sensible en matière d’éducation et d’environnement. Très courue depuis onze jours, la salle de la mairie est devenue le lieu où l’on s’interroge et débat sur le vif, au hasard des rencontres entre partisans et adversaires du projet. « Ce qui compte, c’est que la population se prononce », approuve Raymond Lavaud, le maire de Beauchamp (divers droite). Un projet ni « judicieux » ni « opportun »

Les habitants ont la parole jusqu’au 15 novembre pour s’exprimer sur la réalisation d’un collège de 600 élèves, à 200 mètres de l’usine 3 M, qui rejette dans l’air des polluants, en particulier des composés organiques volatils (COV) qui peuvent être dangereux pour la santé. A 400 mètres du futur établissement scolaire, se trouve également la friche Lunije, d’anciens ateliers de décapants fermés depuis huit ans et à l’origine d’une grave contamination aux solvants de la nappe phréatique. Faute de réserve foncière, la municipalité a pourtant choisi cet emplacement sensible. Le moins que l’on puisse dire est que l’enquête publique remplit ici vraiment sa mission consultative. A la date d’hier, environ 200 personnes avaient déjà pris la peine de marquer leurs observations dans les registres mis à leur disposition. Initiative inhabituelle, le préfet a même adressé une lettre au commissaire-enquêteur, reçu lundi dernier. « Je tiens à porter à votre connaissance, à l’occasion de l’enquête publique en cours, les réserves exprimées par la Drire envers ce projet de collège, dès lors que l’implantation envisagée serait à proximité de l’usine 3 M », souligne-t-il. Joints en annexe, les courriers de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) sont signés du chef de subdivision du Val-d’Oise, Alain Vallet. Ni « judicieux » ni « opportun », voici les deux formules qu’il emploie pour qualifier le projet de collège. Présentés avec nuances, les arguments qui justifient ces avis portent principalement sur les rejets de COV (phénol et formaldéhydes). « On ne peut complètement écarter l’hypothèse d’un incident ou d’un accident (…) susceptible d’incommoder les collégiens », est-il indiqué. L’an passé, la Drire avait par ailleurs demandé à l’exploitant de réaliser une étude de santé pour évaluer l’impact sur les riverains des émissions de COV. Le rapport qui a été remis au mois de mai aux services de l’Etat est en attente de validation. En tout cas, les premières conclusions « ne mettent apparemment pas en évidence de risque sur la population environnante ». Alain Vallet relève également que les quantités de produits stockés par 3 M sont « proches de la définition d’un Seveso seuil bas » (NDLR : norme qui impose des mesures de sécurité très spécifiques pour certaines entreprises chimiques) . Le site abrite en effet des matières toxiques et inflammables, tels que les solvants. Pour la Drire, c’est le principe de précaution qui doit l’emporter. De son côté, l’entreprise 3 M a ouvert son usine au commissaire-enquêteur pour qu’il puisse se faire une idée.