Archives de catégorie : Le Parisien

Le Parisien : La ville de Beauchamp va être placée sous tutelle

La ville de Beauchamp va être placée sous tutelle

A.B. | Publié le 13.04.2013, 12h40

Le rejet par les élus de Beauchamp de la hausse des taux d’imposition 2013 (+ 27% sur le foncier bâti) va conduire à la mise sous tutelle de la ville par le préfet du Val-d’Oise. Le 11 avril, le conseil municipal s’est prononcé à 15 voix contre, 7 voix pour, 6 abstentions et 1 refus de vote. L’augmentation de la fiscalité était imposée par le Directeur départemental des finances publiques que la municipalité avait sollicité afin d’obtenir une avance de trésorerie d’environ un million d’euros.Ce point avait entraîné une suspension de séance de 15 minutes lors du dernier conseil, le 28 mars dernier.

Face à la décision du vote, le budget 2013 ne pourra pas être adopté avant la date limite du 15 avril. Le Préfet du Val-d’Oise saisira sous peu la Chambre régionale des comptes pour permettre une étude approfondie des finances de la ville.

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La 1re adjointe destituée au conseil municipal

La 1re adjointe destituée au conseil municipal

Publié le 02.06.2012, 07h00

Comme elle s’y attendait, Françoise Nordmann a perdu son mandat de première adjointe jeudi soir lors du conseil municipal. L’élue, qui avait dénoncé il y a peu la mauvaise situation budgétaire de la ville, a cependant reçu le soutien de certains membres de la majorité. Quatre conseillers municipaux (Maryse Servais, Fabrice Bastide, Philippe Akl, Marc Remond) ont successivement pris la parole pour défendre l’adjointe dont la destitution était soumise au vote de l’assemblée. Une partie de l’opposition, la liste de gauche Vivre et agir ensemble, a refusé de prendre part à cette délibération. Rappelons que ses deux élus, Patrick Planche et Sylvia Ceriani, avaient déjà exprimé leurs inquiétudes quant aux emprunts toxiques souscrits par la commune. Françoise Nordmann, de son côté, a persisté dans sa prise de position. « Les importants emprunts toxiques qui ont été contractés sans analyse suffisante (plus de 6 M€) nous placent désormais dans une situation très tendue, néfaste à tout investissement », a-t-elle répété jeudi soir. Déchue, l’élue continuera néanmoins à siéger au sein du conseil municipal. Un nouveau groupe d’opposition, issue des rangs mêmes de la majorité de Raymond Lavaud, vient de naître.

 

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La majorité municipale vole en éclats

La majorité municipale vole en éclats

MARIE PERSIDAT | Publié le 31.05.2012, 07h00

 Le conseil municipal s’annonce sous haute tension ce soir à Beauchamp. Le maire, Raymond Lavaud, envisage de retirer sa délégation à la première adjointe, Françoise Nordmann.

Le conseil municipal s’annonce sous haute tension ce soir à Beauchamp. Le maire, Raymond Lavaud, envisage de retirer sa délégation à la première adjointe, Françoise Nordmann. |(lp/ma.p et dr.)Zoom

Après trente-cinq années de vie municipale plutôt sereine, l’ère Raymond Lavaud est bel et bien en train de se fissurer. La majorité devrait même exploser dès ce soir à cause d’un point très sensible inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal. Raymond Lavaud envisage en effet de retirer sa délégation à la première adjointe, Françoise Nordmann. Si le maire refuse pour le moment de commenter cette décision, l’élue concernée se défend avec véhémence. Tout en attribuant sa mise au ban à l’une de ses récentes interventions en conseil municipal… « Je suis très inquiète depuis longtemps pour le budget de la commune et les emprunts toxiques que nous avons contractés, raconte Françoise Nordmann qui siège à la municipalité depuis 1995. Lors du dernier conseil municipal, consacré au budget, j’ai fait une intervention dans ce sens, et cela n’a pas plu à tous mes collègues… »

Toutefois, la première adjointe a été très surprise lorsqu’elle a reçu, il y a peu, une lettre de la mairie lui annonçant qu’elle était suspendue. « Je ne vois pas ce que l’on me reproche! Le budget, je l’ai voté même si j’ai fait des commentaires. Je n’ai fait qu’alerter. »

Le dossier des emprunts toxiques avait déjà été soulevé quelques mois auparavant par l’opposition municipale de gauche. D’après l’élu Patrick Planche et l’association Alternative citoyenne pour Beauchamp, « la ville aurait payé plus d’un million d’euros rien qu’en 2011 ».

Récemment, plusieurs groupes d’opposition avaient d’ailleurs décidé de boycotter le conseil municipal dédié au budget, leur absence ne permettant pas à la ville d’atteindre le quorum nécessaire pour valider le vote. Les différents groupes politiques entendaient ainsi attirer l’attention du grand public sur les finances de la commune et dénoncer le phénomène d’absentéisme récurrent chez les élus de la majorité. Mais l’emprunt, souscrit auprès de Dexia et indexé sur la parité euro/franc suisse, n’inquiète apparemment pas que l’opposition.

Raymond Lavaud, âgé de 77 ans, s’apprête à passer la main. L’an dernier, il avait déjà fait le choix de ne pas se représenter aux élections cantonales. L’homme politique n’avait pas caché ses préférences : il avait désigné son adjointe Maurine Blanchard comme son successeur légitime. L’UMP avait investi Gérard-Lambert Motte, le maire du Plessis-Bouchard, qui a été élu avec pour suppléante… Françoise Nordmann. On imagine volontiers que les municipales de 2014 donneront lieu à de nouvelles rivalités. Le premier acte de la guerre politique devrait se jouer ce soir.

 

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Le Parisien : Le budget enfin voté

 

Le budget enfin voté

Publié le 03.04.2012, 07h00

La municipalité a finalement voté son budget 2012 hier soir. Le premier conseil municipal organisé pour ce but avait dû être suspendu, jeudi, faute de quorum. Les trois groupes d’opposition avaient en effet décidé de partir au bout de cinq minutes de séance. Les listes Beauchamp 2008, vivre et agir ensemble (dont fait partie notamment Patrick Planche), Beauchamp à votre image (avec Francine Occis) et Un nouveau souffle pour Beauchamp (Valérie Goncalves) comptaient ainsi dénoncer le phénomène d’absentéisme chez les élus de la majorité. « Deux fois sur trois en conseil, la majorité municipale ne parvient pas à atteindre le nombre de 15 présents sur 22 et ils comptent sur les élus d’opposition pour obtenir le quorum », dénoncent-ils.

 

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Le Parisien du 01/02/2012 : Les comptes de la ville plombés par Dexia

Article paru le mercredi 1er février 2012.

On notera une erreur de restitution du Parisien : les intérêts payés en 2011 (plus d’un million d’euros) concernent l’ensemble des prêts souscrits par la Ville et pas seulement le prêt structuré de 6 M€.

Beauchamp : Les comptes de la ville plombés par Dexia

MARIE PERSIDAT | Publié le 31.01.2012, 07h00

Le venin des emprunts toxiques n’a sans doute pas fini d’empoisonner les comptes de la ville de Beauchamp.
L’association Alternative citoyenne pour Beauchamp tire la sonnette d’alarme. Le groupe, qui soutient l’opposition municipale de gauche, s’inquiète de l’évolution du prêt que la ville a souscrit auprès de la banque Dexia en 2007, remboursable sur trente ans. « Cet emprunt est toujours indexé sur la parité euro/franc suisse, malgré une circulaire du ministère de l’Intérieur datant de juin 2010 déconseillant ces emprunts structurés (NDLR : des prêts longue durée annexés sur des indices financiers) », regrette Patrick Planche, conseiller municipal. En 2007, la ville avait souscrit un emprunt d’un peu plus de 6 M€ auprès de Dexia. « Si l’on regarde tous les surcoûts votés l’an dernier en conseil municipal, nous en sommes à plus d’un million d’euros d’intérêts payés en 2011, dénonce l’élu. C’est énorme pour un prêt de 6 M€ ! »

Le prêt en cours de renégociation

Du côté de la mairie, on affirme que la situation est sous contrôle. « Nous sommes à la première étape de la renégociation du prêt, avec le médiateur désigné par l’Etat », souligne le directeur général des services, Philippe Cahu. Ce dernier assure qu’aucun taux variable (annexé sur le cours du franc suisse) n’était appliqué entre 2007 et 2010. En revanche depuis cette date, conformément au contrat signé par la ville, le prêt est soumis à la fois à un taux fixe et à un taux variable. « Nous avons déjà réussi à diminuer de 0,4 point le taux de base, le faisant passer de 4,45% à 4,05%, se félicite le directeur général des services. Les négociations continuent, notre finalité c’est de transformer l’ensemble pour qu’il n’y ait plus qu’un taux fixe. » Ce discours ne rassure guère l’opposition municipale qui ne voit pas la fin de cette renégociation. « Pour le moment, jusqu’en 2037, le taux reste calculé en fonction du cours de change euro/franc suisse. A titre d’exemple, au 31 décembre 2011, ce cours étant proche de 1,2, notre taux appliqué au décompte des intérêts serait de 14,50%! Les tensions sur le cours de l’euro pourraient bien nous conduire à la catastrophe », conclut Patrick Planche.

Le Parisien : les nouvelles piscines font des vagues

Le dossier controversé des piscines a fait l’objet d’un article du Parisien ce lundi 28 septembre. L’occasion de nous exprimer sur la position que nous tenons depuis la mise en place de l’intercommunalité.

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C’EST à partir de ce soir, à l’occasion du Conseil communautaire, que le Parisis* lance son plus gros chantier : un appel d’offres pour la construction de trois piscines à
Herblay, Pierrelaye et Cormeilles. Montant des travaux: 26 millions d’euros, avec un emprunt situé entre 15 et 17 millions d’euros. Un investissement que certains membres d’opposition d’Herblay et de Beauchamp considèrent comme démesuré, mais que défend Maurice Chevigny, président de la communauté de communes.
Le bassin le plus important sera implanté à Herblay, sur 735m2, avec hammam et sauna ; celui de Cormeilles mesurera 413 m2, avec également hammam et sauna ; et enfin, celui de Pierrelaye, plus modeste, s’étalera sur 250m2. Si le calendrier est respecté, les trois structures devraient voir le jour au plus tard en 2014.Mais quelques voix discordantes critiquent ces choix. A commencer par celle de Patrick Planche (DVG), conseiller d’opposition à Beauchamps, siégeant également au conseil communautaire. S’il n’est pas contre le principe de construire une piscine, il s’élève contre la taille du projet.
« Des chantiers surdimensionnés »
« Tout cela coûte une fortune ce qui, un moment ou l’autre, finira par peser sur les impôts des habitants, insiste-t-il. Un stade nautique à Herblay et une réhabilitation à Cormeilles auraient suffi. Autre problème : le conseil n’a jamais été capable de chiffrer les coûts de fonctionnement. » Loeiz Rapinel, conseillerDVG d’Herblay, n’y va pas non plus avec le dos de la pagaie. « Ces chantiers sont surdimensionnés, regrette-t-il. A-t-on besoin de hammam et de sauna ? Les transports ne sont-ils pas plus prioritaires que ces édifices ? » Face à ce déluge d’attaque, Maurice Chevigny tient bon la barre. « Ces équipements ont été conçus en fonction de l’augmentation de population dans les dix années à venir, rétorque-t-il. Quant aux saunas et hammams, ce sont des produits d’appel qui feront venir toute la famille et qui, en plus, rapporteront de l’argent. Concernant les impôts, il n’est pas prévu de les augmenter. » Sur les transports, il a aussi ses arguments : «Nous avons étendu le trajet
d’une ligne de bus afin qu’elle desserve le Bois-Rochefort à Cormeilles et nous en avons créé une sur Herblay. »
Sébastien Thomas
* Pierrelaye, Montigny-lès-Cormeilles, Cormeilles-en-Parisis, La Frette-sur-Seine, Herblay, Beauchamps.

Beauchamp : La ville se serre la ceinture

Suite à nos différents écrits, Le Parisien Val d’Oise publie ce matin un article sur notre commune :


LES FINANCES de la ville ne vont pas bien. L’opposition n’a pas manqué de dénoncer une mauvaise gestion municipale dans les colonnes du journal de la commune. A tel point que certains n’hésitent pas à parler de « faillite » : suppression de postes en mairie, hausse des impôts, amputation des budgets… les exemples ne manquent pas. Et l’année 2009 ne s’annonce pas vraiment sous de meilleurs auspices.

« La gestion est très opaque »

Déjà l’année 2008 a été marquée par la suppression de 15 postes en mairie ainsi qu’une hausse d’impôt de 5 % en moyenne . Pour 2009, le maire (DVD) Raymond Lavaud a confirmé en conseil municipal qu’il y aurait d’autres suppressions ainsi qu’une nouvelle augmentation d’impôt mais sans en préciser l’ampleur. « La gestion est très opaque, nous n’avons pas les informations nécessaires pour comprendre la fabrication du budget, dénonce Francine Occis, ancienne adjointe au maire chargée des affaires scolaires, passée dans l’opposition. En revanche, on voit bien les conséquences directes d’une gestion hasardeuse : rues moins bien balayées, moins de fleurs, poste de la police municipale souvent fermé, horaires d’ouverture de la bibliothèque réduits. »
Elle n’est pas la seule à pointer du doigt ces dysfonctionnements. Valérie Gonçalves, élue PCF, monte également au créneau. « On a l’impression que la mairie cherche par tous les moyens à récupérer de l’argent, tempête-t-elle. Dernier exemple en date : les enfants doivent obligatoirement être inscrits à l’année aux centres de loisirs ou d’activités périscolaires.
Résultat, s’ils ne peuvent pas y aller, les parents devront payer quand même. »
Pour beaucoup, cette situation s’explique par de mauvais choix. « La création du parc arboré a coûté 2 millions d’euros, c’est beaucoup trop, comme la rénovation de la rue Anatole-France, s’insurge Patrick Planche. La ville est, en outre, très endettée. Cela s’en ressent fortement sur le budget de la ville. » De son côté, malgré plusieurs appels, le maire était injoignable.

Le Parisien – S.T.

Ces informations ne sont pas exclusives et nous avons pu les confirmer auprès du journaliste du Parisien. Déjà, en 2005, nous faisions une analyse détaillée et alarmante de la gestion budgétaire dans notre bulletin n°16