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Novembre 2003 : Danger, école !

Cet été, les travaux de construction du restaurant scolaire ont débuté. L’accès au chantier se trouve avenue Pasteur, à l’emplacement même où se situait l’entrée des élèves de l’école Paul Bert ;

Les années précédentes, l’avenue Pasteur, jusqu’à l’avenue Anatole France, et une grande partie de la rue Paul Bert, étaient interdites à la circulation, ce qui permettait aux élèves des écoles Paul Bert et Pasteur, de rentrer et sortir de ces établissements en toute sécurité. A la rentrée 2003/2004, les parents et les élèves de l’école Paul Bert ont constaté que l’accès à l’établissement se faisait dorénavant par le portail qui se situe sur le parking de l’avenue Salengro, à côté du Centre Social.

L’étonnement fut encore plus grand lorsqu’ils constatèrent que l’avenue Salengro n’était pas interdite à la circulation. Résultat : le jour de la rentrée, un parent d’élève blessé lors d’un accident de la circulation et depuis un encombrement quotidien des abords de l’établissement ! Lors du Conseil Municipal du 21 septembre, Régis Brasseur, a interpellé la municipalité sur les risques encourus par les enfants. Il a été répondu que la rue Pasteur étant déjà barrée à cause des travaux du restaurant scolaire ( ?), il n’était pas possible d’étendre l’interdiction de circulation à l’avenue Salengro, ce qui déplacerait le flux de circulation vers l’avenue René Minier. Peut-on se satisfaire d’une telle réponse ?

Nos enfants ne méritent pas ça. Il est de la compétence de la municipalité de se charger de la sécurité des beauchampois. Nous pensons qu’il est nécessaire et urgent de fermer « 15 minutes » la rue Roger Salengro lors des entrées et sorties des enfants. D’une façon plus générale, il est temps d’engager une réflexion concertée sur les déplacements domicile-école, et plus globalement sur un plan de déplacement urbain.

Les membres d’Alternative Citoyenne pour Beauchamp http://www.alternative-beauchamp.fr.st

Samedi 26/4 : Après-midi sur le thème "Osons sortir de l’âge du nucléaire"

A l’occasion du 17ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, Alternative Citoyenne pour Beauchamp, la Maison de Vigilance de Taverny, les Verts du Val d’Oise et le Réseau Sortir du Nucléaire s’associent et organisent un après-midi débat sur le thème “Osons sortir de l’âge du nucléaire” autour de la projection du film :

“Tchernobyl, autopsie d’un nuage”

Documentaire de Solange Graziani et Jean-Charles Chattard (France, 52 minutes, 2000). Co-produit par les auteurs (Presse Corse TV), Galaxie Presse et France 3 nationale. Déjà diffusé sur France 3 dans le magazine ” Passé sous silence ” le 12 octobre 2000.

Ce documentaire est le résultat d’un minutieux travail d’enquête menée pendant 2 ans en Corse, dans le Mercantour, le Vaucluse, la Drôme, le Tarn, à Paris, en Champagne-Ardennes et en Biélorussie. Reprenant les différents témoignages des acteurs ou des victimes de la catastrophe : scientifiques qui se contredisent, malades qui témoignent, politiques qui continuent d’ignorer… Le documentaire dénonce l’incroyable silence officiel.

Le 26 avril 1986 à 1h 24 du matin, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose, projetant dans l’atmosphère un gigantesque nuage radioactif. Poussé par les vents d’Est, le nuage va traverser toute l’Europe. Les autorités de l’époque affirment que le nuage s’est arrêté aux frontières de la France ” à cause de l’anticyclone des Açores “. Le gouvernement français et le Service central de Protection contre les Rayons ionisants (SCPRI) refusent de prendre une quelconque mesure de précaution sanitaire.

Les ministres ont déclaré, entre autres : Le 2 mai 1986, le ministre de la Santé, Danielle Barzarch : ” Ni la situation actuelle ni son évolution ultérieure ne justifient dans notre pays quelque contre-mesure sanitaire que ce soit. ”

Le 6 mai1986, le ministre de l’Agriculture, François Guillaume : ” Le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les radionucléides “.

Cependant, une poignée de scientifiques prend l’initiative de mesurer les taux réels de radioactivité dans l’air et sur les légumes vendus sur les marchés de l’Hexagone. Les résultats sont éloquents : de l’iode 131 et du césium 137 sont détectés alors qu’ils n’existent pas à l’état naturel. Selon les médecins et chercheurs interviewés, la présence de ces radionucléides toxiques est directement liée à l’explosion deTchernobyl et leur impact sur la santé ne laisse aucun doute. Il faut savoir que l’iode 131 vit quelques semaines, mais le césium 137, particulièrement nocif, a, lui, une durée de vie de 3 siècles avec un décroissement de la moitié de sa radioactivité tous les 30 ans seulement.

Il y eut une réelle volonté d’étouffer toutes les voix qui tentaient de donner l’alerte. A en juger par l’exemple de la caserne des pompiers d’Ajaccio : le détecteur de radioactivité de la caserne s’est déclenché pour la première fois le lendemain de la catastrophe, mais l’appareil fut immédiatement retiré sans autre suite…

Actuellement, les montagnes corses et le Parc du Mercantour cachent des taches de pollution où la radioactivité dépasse largement celle de la zone interdite de Tchernobyl ! On constate par ailleurs une augmentation de 172% des cancers de la thyroïde depuis 1986. 15 ans après, comme pour les essais nucléaires de Mururoa, aucune étude épidémiologique n’a été entreprise.

La projection sera suivie d’un débat animé par Alternative Citoyenne où interviendront Alain Dorange, responsable de la Commission Nationale Énergie des Verts et Monique Sené, chercheuse honoraire au CNRS et présidente du Groupement des Scientifiques pour l’Information sur l’Énergie Nucléaire.

Samedi 26 Avril 2003 à 14h30 Salle Anatole France 18 Avenue Anatole France 95250 BEAUCHAMP

Pour tout renseignement

Régis BRASSEUR : 01 39 60 96 76 ou par email : regis.brasseur@wanadoo.fr

Les statuts

Article 1er – Dénomination

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 Août 1901, ayant pour titre : Alternative Citoyenne Pour Beauchamp.

Article 2 – Objet social

L’association a pour objet, d’être un lieu de rencontre de citoyens attachés aux valeurs de solidarité, de justice sociale, de respect de tolérance et de laïcité résolument contre la haine et l’exclusion, ainsi que de défendre l’environnement. Indépendante de tout parti politique, elle se préoccupe de tout ce qui concerne la vie locale beauchampoise, à savoir et sans que cela soit limitatif : D’informer les beauchampois de tout projet les concernant,

D’être un espace d’échanges pour les beauchampois désireux d’exprimer leurs aspirations dans la vie locale,

D’être en contact avec les associations et les élus de Beauchamp mais aussi avec ceux des communes environnantes pour tous les sujets d’intérêts communs,

D’effectuer toute démarche en vue d’apporter une solution à tout problème dont elle est saisie ou dont elle se saisit,

De susciter, encourager ou organiser toute dynamique culturelle, économique, sociale ou de loisirs et tout action concernant la protection de l’environnement,

De faire respecter la légalité tant au regard des textes législatifs que réglementaires,

De mener tout action devant les tribunaux de l’ordre judiciaire ou administratif se rapportant à son objet social.

Article 3 – Siège social

Le siège social est fixé au domicile du Président, il pourra être transféré par simple décision du conseil d’administration ; la ratification par l’assemblée générale sera nécessaire.

Article 4 – Catégories de membres

L’Association se compose de : a) les membres d’honneur b) les membres bienfaiteurs c) les membres actifs ou adhérents.

Article 5 – Admission

Pour faire partie de l’association, il suffit d’adhérer aux présents statuts et d’être à jour de sa cotisation.

Article 6 – Membres

Sont membres d’honneur ceux qui ont rendu des services signalés à l’association ; ils sont dispensés de cotisations. L’assemblée générale fixe chaque année le montant des cotisations des membres bienfaiteurs et des membres actifs.

Article 7 – Radiations

La qualité de membre se perd par :

la démission

le décès

la radiation prononcée par le conseil d’administration prononcée pour motif grave.

Article 8 – Ressources

Les ressources de l’association comprennent : 1) le montant des cotisations, 2) les subventions de l’Etat, de la Région, du Département et des communes, 3) la vente de produits ou de services, 4) les dons manuels, 5) les autres ressources qui ne sont pas contraires aux règles en vigueur.

Article 9 – Conseil d’administration

L’Association est dirigée par un conseil d’administration dont le nombre ne peut excéder 30 membres, élus pour une durée de 3 ans par l’assemblée générale. Les membres sont rééligibles. Le Conseil d’Administration étant renouvelé chaque année par tiers, les membres sortants sont désignés la première et la deuxième année par tirage au sort. Les mineurs de plus de 16 ans sont éligibles au conseil d’administration mais ne peuvent pas l’être au bureau. En cas de vacance, le conseil pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres. Il est procédé à leur remplacement définitif lors de la prochaine assemblée générale. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin à l’époque où devrait normalement expirer le mandat des membres remplacés. Le conseil d’administration choisit parmi ses membres, au scrutin secret, un bureau composé de : 1) un président et éventuellement un ou plusieurs vice-président(s) 2) un secrétaire et s’il y a lieu un secrétaire adjoint 3) un trésorier et si besoin est, un trésorier adjoint.

Le Président représente l’Association dans tous les actes de la vie civile. En cas d’action en justice, il introduit l’action et la suit jusqu’à son terme y compris en appel. En cas d’indisponibilité il ne peut être remplacé que par un membre du Conseil d’administration qu’il habilite spécialement à cet effet.

Article 10 – Réunion du conseil d’administration

Le conseil d’administration se réunit au moins tous les six mois, sur convocation du président ou à la demande d’au moins le quart de ses membres. Les décisions sont prises à la majorité des voix des présents. Le vote par procuration n’est pas autorisé. Tout membre du conseil qui sans excuse, n’aura pas assisté à trois réunions consécutives, pourra être considéré comme démissionnaire. La décision d’entamer un action en justice est prise par le conseil d’administration.

Article 11 – Assemblée générale ordinaire

L’assemblée générale ordinaire comprend tous les membres à jour de leur cotisation au moment de la convocation. L’assemblée générale ordinaire se réunit chaque année. Quinze jours au moins avant la date fixée, les membres de l’association sont convoqués par les soins du secrétaire. L’ordre du jour est indiqué sur les convocations. Le président assisté des membres du conseil, préside l’assemblée et expose la situation morale de l’association. Le trésorier rend compte de sa gestion et soumet le bilan à l’approbation de l’assemblée. Il est procédé, après épuisement de l’ordre du jour, au remplacement, au scrutin secret, des membres du conseil sortants. Ne devront être traitées, lors de l’assemblée générale, que les questions soumises à l’ordre du jour. La validation des délibérations de l’assemblée générale ordinaire sera obtenue si le quorum atteint la majorité des adhérents. Par ailleurs, chaque présent pourra détenir un pouvoir. Si le quorum n’est pas atteint, une nouvelle assemblée générale ordinaire sera convoquée dans un délai d’un mois. Le quorum ne sera plus alors nécessaire.

Article 12 – Assemblée générale extraordinaire

Si besoin est, ou à la demande de la moitié plus un de ses adhérent, le président doit convoquer une assemblée générale extraordinaire, suivant les formalités prévues par l’article 11.

Article 13 – Règlement intérieur

Un règlement intérieur peut être établi par le conseil d’administration qui le fait approuver par l’assemblée générale. Ce règlement est destiné à fixer les divers points non prévus par les statuts, notamment ceux qui ont trait à l’administration interne de l’association.

Article 14 – Dissolution

En cas de dissolution prononcée par les deux tiers au moins des membres présents à l’assemblée générale extraordinaire, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par celle-ci et l’actif, s’il y a lieu, est dévolu conformément à l’article 9 de la loi su 1er juillet 1901 et au décret du 19 août 1901.

Pas de référendum sur le projet de collège

EST-IL BIEN RAISONNABLE d’implanter un collège de 600 élèves sur les terrains de l’usine 3M, amenée à rejeter des fumées toxiques et appelée à stocker des matières inflammables et dangereuses ? La question vient d’être posée à l’occasion d’un débat restreint organisé par le maire de Beauchamp, Raymond Lavaud (DVD). Malgré l’avis défavorable de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement, la municipalité est fermement décidée à implanter cet établissement scolaire à 300 mètres du fabricant de rubans adhésifs, d’abrasifs et de produits de papeterie, en bordure de Taverny. Les présidents d’associations, dont celle des parents d’élèves, ont participé à la petite réunion d’information, en compagnie des représentants de la Drire, de 3M et des sapeurs-pompiers. La polémique n’est pas prête de s’éteindre tant les positions demeurent contradictoires sur le dossier.

« Pas la même rose des vents »

« On nage dans le flou complet », estime Régis Brasseur, élu Verts. « Vu les divergences, il serait normal que le public soit correctement informé puis consulté sur le sujet, estime Elisabeth Drouin, à la tête d’Alternative citoyenne pour Beauchamp. Plusieurs participants dont Sid Ahmed Yahiaoui, opposant au maire ont par ailleurs demandé l’organisation d’un référendum d’initiative locale.

« Raymond Lavaud a catégoriquement refusé. Il nous a accusés de vouloir nuire aux intérêts des habitants », précise Elisabeth Drouin. Les discussions ont achoppé sur la direction des vents dominants. Selon la Drire et 3M, le futur collège se situe dans l’axe des rejets aériens, contenant notamment des composés organiques volatiles. Cartes et relevés météo à l’appui, le premier magistrat aurait alors riposté qu’il n’y avait aucun risque d’exposition aux fumées. « Nous n’avons pas la même rose des vents », voilà ce qu’aurait aussitôt répliqué un des responsables de l’usine à Raymond Lavaud.

La municipalité souhaite aller jusqu’à l’expropriation

Malgré ces doutes, la municipalité souhaite aller jusqu’à l’expropriation. « Un gymnase vient d’ouvrir juste à côté de 3M et personne n’a alors protesté », souligne encore le maire, sûr de son fait. Quoi qu’il en soit, la construction du collège a été arrêtée au début de l’année par le conseil général. L’ouverture est prévue dans un an et demi. Les participants à la réunion ont aussi effleuré le cas de Lunije, une friche industrielle hautement polluée et située à 400 mètres du futur établissement scolaire. Fermés depuis 1994, ces anciens ateliers de détergents et de décapants sont à l’origine de la contamination aux solvants de la nappe phréatique. Sur ce second problème, les incertitudes et les craintes restent nombreuses.