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Quelle stratégie d’aménagement pour Beauchamp ?

Lors du conseil municipal du 15 novembre, M. le Maire et les élus qui, a priori, le soutiennent encore ont présenté les orientations qu’ils ont retenues pour le PADD du futur PLU.

Premier constat : la majorité municipale n’assume pas son bilan, pire, elle l’occulte.

Le diagnostic qui a été présenté était très incomplet, comme si la majorité municipale avait peur d’afficher son bilan catastrophique des 30 dernières années de mandature :

  • aucune évaluation quantitative de la capacité actuelle des équipements publics,
  • aucune analyse permettant de comprendre pourquoi le commerce s’est affaibli depuis de nombreuses années, notamment en centre-ville, ni même d’évaluation des conditions de maintien des commerces actuels ou du potentiel d’accueil de nouveaux commerces,
  • aucun examen de l’évolution de l’emploi ni du tissu économique sur la commune,
  • aucune analyse sur notre réseau routier, sur les grands axes de circulation qui doivent être renforcés, sur la qualité ou non des liaisons entre les quartiers, vers les équipements publics ou le centre-ville, sur les besoins en renforcement des liaisons cyclables ou piétonnes,
  • quasiment aucune réflexion sur la gestion des nuisances et des risques dans la ville (nuisances sonores, visuelles, olfactives,…) ni sur les conflits d’usage, notamment au niveau des zones d’activités économiques.

La conséquence : le PADD n’est pas à la hauteur des défis de notre commune.

Les dernières statistiques de l’INSEE montrent que notre commune perd des habitants, des emplois, des entreprises, des commerces… bref de l’attractivité.

Deuxième constat : l’absence de diagnostic objectif conduit la majorité à proposer des orientations politiques d’une pauvreté affligeante et qui ne répondent en rien aux réels enjeux :

  • aucune stratégie de redynamisation du commerce de centre ville ou de notre tissu économique : suffira-t-il de poser quelques pots de fleurs et des bancs sur la place du marché ?
  • aucune réflexion sur les liens et les synergies avec les communes avoisinantes, comme si Beauchamp était une île : M. LAVAUD ne serait-il pas pourtant président de la communauté d’agglomération du Parisis ?
  • aucune évaluation du « point mort », c’est-à-dire du nombre de logements à construire par an pour maintenir le même niveau de population sur la commune : sommes-nous condamnés à avoir une population qui diminue et qui vieillit, ce qui aura évidemment de lourdes conséquences sur notre attractivité et sur nos finances locales ?

Nous ne pouvons accepter un tel scénario qui va encore accélérer le processus de dévalorisation de notre commune.
Depuis plus de 10 ans nous alertons la majorité et l’ensemble des Beauchampois sur l’impérieuse nécessité de prendre enfin en main le devenir de notre commune. Il ne s’agit en rien de choix partisans ou idéologiques. Il s’agit juste de vouloir enfin maîtriser le devenir de notre commune, tous ensemble.

Un PLU n’est pas la propriété d’un Maire ou d’une équipe municipale, c’est un outil au service de l’ensemble de la commune !

Nous vous appelons donc à vous mobiliser dans le cadre des différents temps de concertation à venir afin de pousser la majorité municipale à enfin réaliser un véritable diagnostic de notre commune et à faire preuve de responsabilité en n’occultant aucun sujet.

Beauchampois(es), ne laissons pas cette majorité continuer à dégrader notre cadre de vie.

Edito du bulletin de septembre 2012

Les rendez-vous politiques nationaux ont pu éclipser la vie locale ; pourtant, nous avons été présents et avons agi afin de défendre vos intérêts.

Comme nous l’avions révélé dans notre précédent bulletin, la signature, cette année, d’un nouveau prêt toxique avec DEXIA nous a particulièrement consterné. Nos alertes n’ont pas été entendues, la majorité évoquant même une « désinformation » de l’opposition. Pourtant quelques jours après, celle-ci reconnaissait bien la signature de ce nouveau contrat qui se révèle être identique à celui de 2007.

Cet héritage de l’équipe Lavaud V (2001-2008) n’a pas été mieux traité par l’équipe Lavaud VI qui s’est peu à peu clairsemée en cours de mandat. Le conseil municipal doit pourtant être le premier lieu de débat démocratique d’une commune. Continuer la lecture

Edito du bulletin de janvier 2012

En ce début d’année 2012, permettez-nous tout d’abord de vous présenter tous nos vœux de réussite dans vos projets et bien évidemment nos vœux de santé pour tous.

2011 a été une année particulièrement difficile. La crise européenne que nous traversons reste dans nos têtes, l’actualité battant au rythme quasi quotidien des négociations entre chefs d’État et des angoisses permanentes entretenues par les « sentences des agences de notation ».

A Beauchamp, comme ailleurs, la précarité a progressé et de plus en plus de familles se trouvent confrontées à de nouvelles difficultés.
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Des chiffres éloquents

Les données INSEE communales issues du dernier recensement (janvier 2008) sont disponibles depuis le mois de juin. Au delà d’une baisse de la population, certes faible, elles mettent en valeur différents constats que nous avons déjà exprimés depuis 2001 et pour lesquels différentes solutions sont applicables quelles que soient les orientations politiques.
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Commerces

Saluons l’ouverture de nouveaux commerces à Beauchamp :

  • Beauchamp Marée poissonnerie
    11 av. du Général de Gaulle

beauchamp-maree

  • En bleu en bio
    produits bio et de la mer 114bis chaussée Jules César

Où sont nos commerces ?

Nous le vivons tous au quotidien : le centre ville de Beauchamp se vide de ses commerces. Ce sera bientôt le tour du Franprix de fermer, peut-être définitivement, pour un défaut de norme de sécurité.

Pourtant, les Beauchampois sont demandeurs de commerces de proximité et de qualité avec un centre ville animé et convivial.
Depuis de nombreuses années nous tirons le signal d’alarme et exhortons la municipalité à mener une politique ambitieuse et maîtrisée de développement économique à Beauchamp : en vain !
Récemment, lors d’une commission, alors que nous évoquions également l’absence totale de commerce dans le quartier du Stade, on nous a répondu qu’il ne fallait pas faire de concurrence aux commerces du centre ville… !

L’épicerie du Stade a fermé

Le seul commerce alimentaire de proximité du quartier du Stade assurant un dépôt de pain vient de fermer. Il semblerait qu’il n’y ait aucun repreneur.

Désormais, il faut parcourir 3,4 km aller-retour pour acheter du pain et 4 km pour l’alimentation.
Les habitants vivent cette fermeture comme une difficulté supplémentaire dans un contexte général de quartier « laissé pour compte » : aucune prise en charge adaptée du transport des enfants scolarisés, pas de soutien scolaire, pas de permanence administrative ou sociale,  aucun bus le soir, le dimanche après-midi et les jours fériés, ou plus symboliquement, aucun panneau d’affichage municipal ou associatif …

Il est urgent que la municipalité accorde toute son attention à tous les Beauchampois en menant une politique volontaire de développement des commerces et des services de proximité dans les quartiers.

Retour sur le développement économique

Retour sur plusieurs prises de position d’Alternative Citoyenne à propos du développement économique. Comment les candidats de la majorité sortante peuvent vous promettre aujourd’hui la redynamisation des commerces de proximité et de la zone d’activité ?

Octobre 2002 : L’emploi à Beauchamp, un bilan négatif

Entre 1990 et 1999, la commune de Beauchamp a perdu 711 emplois, soit une baisse de 16 %. Pourtant, sur la même période, toutes les communes voisines ont gagné des emplois (Taverny : +31,20 %, Bessancourt : +26,23 % …) et au niveau du Val d’Oise, l’emploi a crû de 12,8%. La diminution de l’emploi à Beauchamp risque d’avoir des conséquences directes sur les finances locales puisque la taxe professionnelle représente environ 35 % des recettes communales. La 3M vient de procéder à la fermeture du secteur des abrasifs. La suppression de cette unité de production va entraîner une centaine de licenciements en décembre 2002 qui viendront s’ajouter à ceux de l’année dernière. De plus, la taxe professionnelle versée par la 3M va diminuer de 1,2 millions d’Euros (Source 3M). Puisque gouverner c’est prévoir, il est urgent de diversifier notre tissu économique. Une stratégie de développement économique ne peut se faire à l’échelle d’une seule commune. C’est pourquoi il convient de rentrer dans une démarche intercommunale, comme les 2 structures dynamiques de Cergy-Pontoise et de la communauté de communes Val et Forêt. Pour l’instant, la municipalité de Beauchamp n’a pas encore entamé de démarches officielles auprès d’autres communes pour créer une structure intercommunale. Au niveau économique, il semblerait opportun de se rapprocher de Pierrelaye, Bessancourt et Taverny, dont les zones d’activités jouxtent celle de Beauchamp.

En mars 2001, dans le programme de la majorité municipale actuelle, on pouvait lire : « Appliquer le programme de requalification de la zone industrielle Ouest. » Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelle équipe municipale s’occupe de ce problème ? N’y aurait-il pas matière à débattre au sein d’une commission municipale ?

Mai 2003 : A droite dans le mur…

Nous pouvons désormais l’affirmer : la majorité municipale n’a aucune vision à long terme du développement économique de notre commune. Suite à notre analyse de l’économie beauchampoise qui avait pointée les risques à venir, M. le Maire continue à penser que l’on ne peut rien faire, que la municipalité n’a aucun moyen d’action puisque notre zone industrielle est pleine. Ce discours est totalement faux et dangereux pour l’avenir. Alternative Citoyenne ne cesse d’alerter la municipalité et propose des solutions concrètes pour agir.

Les activités industrielles présentes actuellement sont des grandes consommatrices d’espace pour peu d’emplois. Il est donc nécessaire de changer la vocation de notre zone industrielle et d’attirer de nouveaux secteurs d’activités porteurs de création d’emplois. La municipalité peut intervenir au niveau du Plan Local d’Urbanisme pour orienter le type d’activités qui viennent s’implanter. Elle doit également valoriser l’image de la zone en termes d’aménagements paysagers, d’équipements d’accompagnement, de signalétique et de qualité de la voirie. Il y a actuellement deux friches qui peuvent faire l’objet d’un projet allant dans ce sens. La municipalité peut aussi intervenir au niveau du foncier afin de rationaliser le développement et la gestion de la zone.

Enfin, il est urgent de développer une coopération intercommunale au niveau économique avec les communes de Taverny, Bessancourt et Pierrelaye afin de créer un véritable pôle économique entre les zones d’activités de ces communes.

Bref, nous estimons que l’attentisme dont fait preuve la majorité municipale est totalement irresponsable. La fermeture d’une unité de production à la 3M va avoir de sérieuses répercussions sur nos finances communales dès l’année prochaine. Mais M. le Maire n’a pas l’air de s’en préoccuper puisqu’il nous a indiqué qu’il n’était pas nécessaire d’y penser pour l’instant et que l’on verrait bien le moment venu.

M. le Maire, à force de naviguer à vue, nous allons droit dans le mur. Et ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu !

Septembre 2004 : Commerce à Beauchamp

Plus de libraires, presque plus de marchands de fruits et légumes, de bouchers, de charcutiers, d’électroménager… Le désert avance dans le centre de Beauchamp, puisque les fermetures des petits commerces se succèdent laissant place à des agences bancaires, des agences immobilières. Nous n’attendons plus que le développement des agences d’intérim… La faute à la grande distribution ? Certes, elle écrase tout sur son passage, sauf les prix, car la concurrence n’existe plus. Même leurs fournisseurs livrant les grandes centrales d’achat doivent payer !!! Et c’est ainsi que le consommateur trinque. Il va plus loin, acheter plus cher, perdant du temps, dans l’anonymat, remplir son caddie. Pour quel avantage ? Peut-être la faute à nous, consommateurs ? Pris par la publicité, nous avons laissé le piège se refermer sur nous, sans nous rendre compte que les désavantages dépassaient les offres mirobolantes annoncées. Peut-être, et sans doute la faute aux politiques qui ont permis les ouvertures trop nombreuses et non maîtrisées de ces temples de la consommation. Si, aujourd’hui, nous demandons à ceux-ci (Maires, Conseillers Généraux ou Députés) de reprendre la main, en conduisant une politique de proximité (mot dont ils aiment abuser), ils nous répondent que ce n’est pas leur champ de compétence.

Pourtant certaines municipalités proposent par exemple d’allier commerce, artisanat et pédagogie dans le cadre communal, préemptent lors des cessions de bail pour favoriser l’installation de commerces traditionnels (exemple : une librairie !)

Cette démarche permet de préserver une vie locale où les consommateurs-citoyens trouvent les avantages à portée de chez eux.

Serait-ce trop demander à la majorité municipale de l’adopter et d’ores et déjà d’ouvrir un débat ?

Novembre 2004 : Le bateau coule lentement… le Maire contemple !

Depuis quelques années, de nombreuses entreprises industrielles ferment ou se délocalisent, et sont remplacées par des espaces de stockage pauvres en emplois. Malgré nos mises en garde récurrentes contre le déclin de notre zone industrielle, M. le Maire persiste et signe : « Je n’ai aucun pouvoir et ne peut donc rien faire »…(CM du 30/09) si ce n’est constater avec ses administrés le désastre humain et économique !

Cette situation n’est pas une fatalité ! Si M. le Maire n’a pas de marge de manœuvre aujourd’hui, c’est qu’il n’a jamais estimé utile de mettre en œuvre une véritable politique économique sur la commune, estimant que, dans une société libérale, les pouvoirs publics n’ont pas à entraver le marché et que les entreprises doivent se débrouiller toutes seules. Soit ! Sauf qu’aujourd’hui, de nombreux élus, toutes tendances confondues, ont compris que les territoires sont en concurrence pour l’accueil de nouvelles entreprises et qu’il est vital d’avoir une véritable politique offensive en matière de soutien à l’activité économique et à l’emploi.

Nous ne pouvons nous contenter de constater les dégâts. Nous demandons donc au Maire de prendre au plus vite des mesures concrètes, notamment : créer un poste de chargé de développement économique, mettre en place l’intercommunalité pour travailler en synergie avec les communes voisines, acquérir le foncier pour maîtriser les mutations du tissu économique, soutenir la mise en place de services mutualisés auprès des entreprises, intégrer les problématiques environnementales dans la gestion de la zone industrielle…

La marge de manœuvre de la municipalité est donc réelle, encore doit-elle s’en donner les moyens en amont pour ne pas se retrouver démunie lorsque les drames humains surviennent lors de suppression d’emplois (ex : Sofédit Prototypes, 3M et, tout récemment, Servinox).

Septembre 2006 : Développement économique et environnement

Lors du dernier conseil municipal et après une enquête publique annoncée par le minimum légal, les élus ont été invités à se prononcer sur l’autorisation à donner ou non à l’implantation d’une activité de récupération de déchets dans la zone industrielle.

L’exploitation d’un site qui génère un certain nombre de nuisances et de risques nécessite la mise en place de procédures spécifiques et est également soumis à autorisation.

Concrètement, cette activité va entraîner une forte croissance du trafic de poids lourds (sans stationnement adapté) et avoir des impacts forts sur le voisinage, notamment au niveau sonore. En revanche, elle ne crée quasiment pas d’emplois. En outre, la nature des dépôts et des matériaux devrait imposer un traitement paysager du site très important (plantations d’arbres, haies et végétaux) qui, à ce jour, n’est absolument pas prévu. Ainsi, le fait d’autoriser le développement de ce type d’activités sur notre zone industrielle va encore contribuer à l’affaiblir, dégrader l’image de l’ensemble de ce secteur et nuire à son remplissage.

Encore une fois, nous tirons la sonnette d’alarme. En autorisant l’implantation de cette entreprise sur la zone industrielle, la majorité municipale continue à naviguer à vue dans une logique opportuniste à court terme.

Cela témoigne également de l’absence de cohérence d’ensemble au niveau urbain sur la commune. En implantant le collège sur une parcelle d’activité à l’Est de la zone industrielle, on aurait pu penser que la municipalité souhaitait engager peu à peu la mutation de ce secteur pour en faire une zone plus urbaine (équipements, logements, activités de bureaux, services,…). Or, l’implantation d’une entreprise générant de fortes nuisances sur son voisinage et sur le réseau de circulation à moins de 1 km. du collège va totalement à l’encontre de ce mouvement.

Ainsi, dans un flottement contradictoire, la municipalité est en train de laisser se créer, à nouveau, une situation de tension et de conflits d’usages sur le territoire tout en se défendant de ne pouvoir rien diriger !

Redynamiser notre zone industrielle doit être une priorité. C’est pourquoi nous disons NON à l’implantation de ce type d’entreprises en raison de leurs activités incompatibles avec un environnement de qualité.

Retour sur le logement

Retour sur plusieurs prises de position d’Alternative Citoyenne à propos du logement social. Comment les candidats de la majorité sortante peuvent vous promettre aujourd’hui la construction de logements sociaux, en particulier pour les jeunes ?

Janvier 2002 : Le logement social à Beauchamp

Le Maire a annoncé, au cours du Conseil Municipal du 13 décembre 2001, l’acquisition de nouveaux logements dans la Cité Cadoux. Ce choix illustre la volonté de la municipalité de continuer à concentrer les logements sociaux à la périphérie de la commune

La loi de Solidarité et Renouvellement Urbain (loi SRU) impose à chaque commune de plus de 3500 habitants d’avoir 20 % de logements sociaux d’ici 20 ans. A Beauchamp, la rareté des terrains disponibles implique une réflexion approfondie sur les opportunités d’acquisition de logements existants en vue de les réhabiliter en logements sociaux.

Aujourd’hui, la quasi-totalité des logements sociaux se situe à la périphérie de la commune. C’est une situation que nous jugeons inacceptable. Lors du dernier Conseil municipal, le Maire a indiqué qu’il souhaitait acheter le maximum de logements dans la Cité Cadoux afin de réhabiliter ce quartier en logements sociaux. Ce choix illustre la volonté de la municipalité de continuer à concentrer les logements sociaux à la périphérie de la commune et excentrés des principaux commerces. Nous avons voté contre ce projet afin d’alerter la population contre cette dérive qui, malgré les grands discours philanthropiques du Maire, va à l’encontre même de l’équilibre de notre ville.

Nous, nous sommes opposés à cette politique qui vise à concentrer les logements sociaux dans un même espace. Dans le milieu de l’urbanisme d’aujourd’hui, il est évident que les logements doivent être éparpillés sur toute la commune pour remplir leur rôle. Il est donc nécessaire de réfléchir à l’acquisition de logements vétustes plus près du centre ville et de les réhabiliter en logements sociaux. Il peut également être envisagé la construction de pavillons de ville (4 appartements maximum) dans le centre ville afin d’augmenter la clientèle du commerce de proximité et de le rendre plus vivant.

Toutes ces propositions sont réalistes mais encore faut-il se donner les moyens de les réaliser. Il est impératif qu’une étude préalable soit menée sur la répartition des logements sociaux sur la commune (Etude de Renouvellement Urbain). Il est nécessaire de permettre une concertation avec l’ensemble des personnes qui veulent avoir leur mot à dire dans l’évolution de leur ville.

Octobre 2004 : Logement social, quelle cohésion sociale ?

Le projet de loi sur la décentralisation, adopté le 30 juillet dernier, donne la possibilité de déléguer aux maires la gestion du contingent préfectoral. Jusqu’ici, les représentants de l’Etat pouvaient proposer d’installer certains ménages en grande difficulté dans une partie (en général 30%) des logements sociaux construits par les organismes HLM. Cela permettait d’imposer aux élus locaux d’accueillir des ménages qui n’étaient pas forcément originaires de la commune.

La délégation de ce pouvoir aux maires risque de favoriser le clientélisme mais aussi de permettre aux maires de ne pas accueillir des personnes en grande précarité, histoire de ne pas déplaire à leur électorat. Il est pourtant préférable de favoriser une mixité sociale équilibrée plutôt que de laisser se créer des ghettos. Bien entendu, cette loi va à l’encontre des objectifs affichés jusque-là par le gouvernement en matière de logement et de cohésion sociale.

A Beauchamp, que cette loi devienne réalité ou non nous entendons que les attributions de logements sociaux se fassent conformément aux priorités sociales et dans la transparence. (à noter que Beauchamp fait partie des communes du département en queue de peloton pour atteindre les 20% prévus par la loi pour la réalisation de logements sociaux).

Juin 2006 : Logement social : une politique sans conviction

Lors du Conseil Municipal du 23 mars 2006 la Municipalité a décidé d’une part, l’acquisition de 3 appartements à la Cité Cadoux et d’autre part, un engagement triennal de réalisation d’appartements sociaux (Régis Brasseur a voté ces décisions).

Dans les 2 cas on est encore loin d’une démarche politique qui se donne réellement les moyens d’atteindre les objectifs de la loi S.R.U. « Solidarité et renouvellement urbain » de 2000 : 20% de logements sociaux en 2020 dans les communes de plus de 3500 habitants :

Les 13 logements de la Cité Cadoux ont été acquis sans que le Conseil Municipal ait débattu d’un projet d’ensemble

L’engagement triennal a été pris à la demande du Préfet. Lors d’un précédent Conseil, M. Le Maire n’avait pas caché que la réalisation de logements sociaux n’était pas sa priorité et que la commune paierait les amendes en cas de non respect des engagements. Ainsi Beauchamp qui dispose actuellement de 540 logements sociaux soit 15,57% doit en réaliser 153 d’ici 2020 pour atteindre les 20%. L’engagement triennal 2005-2007 porte sur 27 logements supplémentaires. Pour la majorité municipale les moyens de les atteindre sont la restructuration des 13 logements Cadoux et la rénovation de logements qui se libèrent. On ne peut qu’être très sceptiques de voir 14 logements se libérer d’ici le 31.12 2007… Le constat du Préfet du Val d’Oise est très clair. Dans le département le plus jeune de France, 80 communes sur 185 n’ont aucun logement social. Le foncier se raréfie et les prix augmentent. Par contre, la demande continue de progresser : croissance démographique, « décohabitation » des jeunes, augmentation des familles monoparentales. D’où un problème au niveau de la cohésion sociale de plus en plus difficile à assurer et faiblesse de la mixité du logement val d’oisien. Or, les communes qui construisent des logements sociaux le font :
# en PLS (Prêt Locatif Social) : destinés aux cadres moyens
# plutôt qu’en PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) : destinés à garantir une mixité sociale (familles modestes et cadres moyens) ou en PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration) : destinés aux ménages plus modestes.

Les objectifs fixés par le Préfet :
# Double obligation pour les communes ayant moins de 20% de créer un nombre de logements financés en PLUS ou PLAI au moins équivalent à ceux en PLS
# Mobilisation des élus et bailleurs sociaux pour privilégier la création de logements neufs plutôt que la simple réhabilitation d’habitations existantes.

A Beauchamp ce n’est pas vraiment la direction prise.

11 propositions pour Beauchamp

Redynamiser le centre ville
Depuis de nombreuses années, le centre ville de Beauchamp perd de son dynamisme et de son attractivité : fermeture des commerces traditionnels au profit d’agences immobilières et de banques, vieillissement des espaces publics.
Nous proposons le lancement d’un véritable projet urbain respectueux du caractère architectural beauchampois :
– Création mixte de logements et de cellules commerciales plus attractives et de petites surfaces de bureaux.
– Requalification des espaces extérieurs (mobilier urbain, plantations).
– Réorganisation optimisée du stationnement.
Amélioration de l’accessibilité au centre ville pour les vélos et pour les personnes à mobilité réduite.
Enfin, nous apporterons un réel soutien aux commerçants et aux artisans pour l’organisation d’animations et de services (livraisons à domicile, …).

Accompagner le développement économique
Faute de politique et de stratégie économique de la majorité municipale, la situation s’est dégradée dans notre zone industrielle : pertes d’emplois et d’entreprises.
Nous mettrons en place une politique d’accueil des entreprises (mise en relation des porteurs de projet avec les acteurs de l’immobilier et les prestataires de service, promotion des entreprises : journées portes ouvertes, communication,…) ainsi qu’une offre de services (développer des actions en faveur de l’économie sociale et solidaire, notamment dans la prestation de services à la personne mais aussi aux entreprises).
Nous associerons les acteurs économiques à la gestion de certains services et équipements (crèche, restaurant inter-entreprises,…).

Inventer la démocratie locale
Nous répondrons à l’aspiration de nos concitoyens en proposant des outils démocratiques modernes : de nouveaux lieux de débat public, d’élaboration de projets, où citoyens et représentants de la société civile se rencontrent, confrontent leurs intérêts et participent à la décision.
Nous mettrons en place ces dispositifs :
– le Conseil Économique et Social Communal
– l’Agenda 21
– des Commissions municipales ouvertes
– un Comité d’usagers des services communaux
– un Contrat Éducatif Local
– un Conseil des aînés et un Conseil de jeunes.

Assainir les finances
Conséquence d’une gestion budgétaire réalisée au « jour le jour », Beauchamp connaît, aujourd’hui, un taux d’endettement très préoccupant. Désormais, la municipalité a indirectement recours à l’emprunt pour payer son personnel !
Nous commanderons un audit de l’état financier de notre commune et nous actionnerons les leviers nous permettant de dégager de l’autofinancement.
Beauchamp doit avoir des dépenses de fonctionnement à la juste hauteur de ses moyens en évitant d’avoir recours à l’augmentation de la fiscalité locale.
Pour la réalisation des nouveaux équipements ou infrastructures, nous mettrons en place un Plan Pluriannuel d’Investissement permettant de prévoir les réalisations à effectuer sur la durée du mandat.
Cette gestion se fera dans la plus grande transparence, en rendant accessibles au plus grand nombre les décisions prises par les élus.

Accompagner nos aînés
Pour le bien-être et la dignité de chacun :
– nous favoriserons l’accès aux aides au maintien à domicile en partenariat avec les associations et en examinant l’opportunité d’un service communal ou intercommunal,
– nous créerons des logements adaptés en centre-ville,
– nous étudierons la création d’une structure médicalisée ouverte sur la ville.

Pour rendre plus sûre notre ville
Les missions de la Police Municipale doivent être complémentaires sur le territoire à celles de la Police Nationale. Nous fixerons les objectifs suivants :
un travail d’îlotage, de présence sur le terrain, d’observation, de contact permanent avec les commerçants et les personnes âgées.
la sécurisation des traversées aux sorties des écoles et du collège, et la surveillance des secteurs sensibles de notre territoire.
– définir les priorités et les objectifs à atteindre (tranquillité des quartiers, prévention des squats dans les halls d’immeubles et les caves, etc…) avec les bailleurs sociaux, la Police Nationale et les agents de la collectivité, dans le cadre du Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance.
– un travail de prévention en partenariat avec la Police Nationale pour la surveillance des résidences pendant les vacances scolaires.

Accueillir la petite enfance
Par manque d’anticipation, la crèche familiale et la halte garderie refusent aujourd’hui un grand nombre d’enfants Beauchampois.
Nous créerons une structure multi-accueil avec une crèche collective, un Réseau d’Assistantes Maternelles ainsi qu’un pôle d’information afin de simplifier la recherche des parents.

Engager une véritable politique éducative
Activités, centre de loisirs, soutien scolaire : nos enfants et nos adolescents sont aujourd’hui accueillis dans des préfabriqués indignes !
Nous construirons un Centre de Loisirs, un Espace jeunes, une Ludothèque.
Nous créerons un Espace Multimédia intergénérationnel.
Nous renforcerons les propositions d’activités et d’animations et nous renforcerons la prévention.

Respecter l’environnement
Nous mettrons en place un Agenda 21, programme d’actions pour le 21ème siècle orienté vers le développement durable. La protection de l’environnement est l’un de ses objectifs.
Il nécessite la participation des citoyens : l’ensemble de la communauté définit des objectifs précis avec des moyens appropriés à mettre en œuvre dans le cadre d’une politique à long terme.
C’est ainsi que nous créerons un service de l’environnement.

Vivre la Culture
Les Beauchampois méritent une véritable saison culturelle diversifiée et accessible à tous : spectacles vivants (musiques actuelles, lyrique, musique du monde, danse, poésie, théâtre ou arts de la rue), conférences, expositions, cinéma,…
La programmation sera élaborée par un comité composé d’artistes locaux, des associations culturelles, des élus et des agents de la commune.
Des partenariats spécifiques avec la communauté éducative assureront une cohérence dans les actions pédagogiques locales.
Nous adapterons la salle des fêtes afin de disposer d’un lieu de spectacle professionnel.
Nous créerons un studio de répétition pour les musiques amplifiées, un lieu d’exposition permanente et une artothèque.

Soutenir les associations
Beauchamp est riche de son tissu associatif et la qualité du travail au quotidien des bénévoles pour leurs adhérents est remarquable.
Nous créerons une Maison des Associations pour leur permettre de mieux développer leurs activités.
Nous mettrons à leur disposition de véritables outils de communication.