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Circulation, un débat à sens unique

4propositionsLa municipalité et la communauté d’agglomération ont engagé une réflexion pour réorganiser les flux de circulation sur la chaussée Jules César entre le centre ville et le rond-point de la Bergère. En menant son analyse sur un périmètre trop restreint, elles n’ont pas réussi à proposer une solution satisfaisante. Les 4 scenarii proposés étaient très similaires (un seul sens de circulation est-ouest était proposé). Cette présentation limitée n’a pas permis une véritable concertation avec les riverains.

Pire, la solution retenue ensuite par la municipalité (n°1b ci-dessus) va générer des coûts d’aménagement élevés sans régler les problèmes :

  • les collectivités vont devoir réaménager deux voies sur toute leur longueur : la chaussée Jules César et le chemin de la Butte de la Bergère. Ce dernier n’a pas le gabarit ni le profil adapté pour recevoir autant de nouveaux flux de circulation. De plus, il sera confronté à la nécessité d’avoir au moins un trottoir aux normes (1,20m sans mobilier urbain et sinon 1,40 m) ;
  • et les trajets entre l’Ouest et l’Est de la commune vont rester difficiles, sans parler du danger lié à la configuration et à la pente de l’avenue Gambetta.

Se poser (enfin) les bonnes questions…

A plusieurs reprises ces dernières années, nous avons formulé des propositions concrètes pour répondre à ces enjeux. Encore faut-il se poser les bonnes questions et réfléchir à la bonne échelle. Selon nous, la municipalité doit agir sur l’ensemble de la commune autour de 3 orientations :

  • définir une organisation des flux entre l’Ouest (zone industrielle, collège, salle omnisport) et l’Est (centre-ville et gare) en s’appuyant sur les grandes voies de circulation, c’est-à-dire celles qui ont un gabarit et un profil adaptés pour recevoir des flux importants en toute sécurité
  • préserver et sécuriser les voies secondaires de la commune : ces voies doivent servir uniquement à desservir les riverains et le trafic doit donc y être limité. Cela peut passer par une réorganisation du stationnement, voire la mise en sens unique pour réduire les vitesses et les accidents ;
  • créer des parcours de pistes cyclables sécurisées pour desservir les principaux équipements de la commune dont le collège, les écoles, le centre-ville ou encore la gare : ces voies sécurisées peuvent être aménagées sur les principaux axes de circulation si leur largeur le permet ou bien sur des voies secondaires mises en sens unique ;

… pour trouver les bonnes réponses

Si tout le monde convient de la nécessité de passer la chaussée Jules César en sens unique du fait de sa faible largeur, le fait de réfléchir à l’échelle de l’ensemble de la commune montre qu’il est beaucoup plus pertinent de retenir le sens Ouest-Est.

notreproposition

Cette option offre de nombreux avantages :

  • un report des flux de circulation sur des voies ayant un gabarit adapté, ce qui réduit les risques et les nuisances pour les usagers et les riverains,
  • des coûts d’aménagement limités puisqu’il ne serait nécessaire de requalifier quasiment que la chaussée Jules César sur le tronçon central en sens unique,
  • et enfin la possibilité de renforcer la création d’une centralité à l’Ouest de la commune pour accueillir des commerces et services de proximité à destination des habitants et des salariés des entreprises de la zone industrielle (l’augmentation des flux est en effet un gage de soutien à ces activités).

Question de sécurité autour de nos écoles

Question orale posée lors du Conseil Municipal du 2 octobre par votre élue, Sylvia CERIANI :

Question-orale-SC« Comme les parents beauchampois, nous sommes préoccupés par de nombreux problèmes de sécurité qui mettent en danger nos enfants aux abords des écoles de Beauchamp.
Des alertes remontées par des parents d’élèves sur les conditions d’accès à nos équipements scolaires sont restées sans réponse des élus qui vous ont précédé.
Que ce soit la signalisation de la proximité des écoles, le respect du stationnement de proximité, la présence d’agent de circulation ou la sécurisation des arrêts de bus, la situation a peu évolué pour garantir une meilleure sécurité.
Aujourd’hui avec l’application de nouveaux temps de sortie, les parents ont désormais constaté l’absence complète de périmètre de sécurité autour des écoles élémentaires et ceci de manière irrégulière alors que parents et enfants continuent de circuler en pensant que le périmètre protégé est établi.
Pouvez-vous nous expliquer la cause de ces absences de protections et les actions que vous avez entreprises depuis votre élection pour renforcer la sécurité aux abords de nos écoles ?
Pour une meilleure lisibilité de nos échanges, je vous remercie de bien vouloir inscrire au procès-verbal de ce Conseil Municipal cette question, ainsi que votre réponse et les débats qui en découlent. Veuillez agréer, Madame le Maire, mes salutations les meilleures »

Réponse de Mme le Maire :

« Les effectifs de notre police municipale ne permettent pas une présence certaine à chaque entrée ou sortie d’école. Ils peuvent être appelés sur une autre mission.
Nous recrutons toujours des personnes afin d’assurer les entrées ou sorties au moment où il y a le plus d’enfants (8h30 et 15h45).
A la suite des différents échanges avec les directeurs d’école, les membres de la commission des affaires scolaires, et l’Inspecteur départemental, il est envisagé de réduire progressivement le périmètre de sécurité autour des écoles élémentaires, tout en développant en parallèle un projet éducatif sur la sécurité routière. En effet, il est constaté que les enfants ont pris de mauvaises habitudes en prenant possession de la chaussée, en ne réalisant plus la différence entre les trottoirs et la rue, ce qui est dangereux.
Un projet de réaménagement des voies du périmètre scolaire est actuellement en cours d’élaboration par les services techniques en vue d’une présentation aux prochaines commissions communales « travaux-voirie » et « sécurité-circulation ».
Les voies concernées sont :
– L’avenue Pasteur dans sa partie comprise entre les avenues Anatole France et Pierre Curie
– L’avenue Paul Bert dans sa partie comprise entre les avenues Roger Salengro et Pierre Sémard
– L’avenue Roger Salengro dans sa partie comprise entre l’avenue Anatole France et la place Jean Jaurès
Au total environ 700 m
Les principales orientations de ce projet se traduisent par :
– Réfection totale et mise en accessibilité des voiries et trottoirs
– Création de zones « 30 »
– Sécurisation des traversées piétonnes sur ce périmètre
– Sensibilisation des utilisateurs par un renforcement des signalisations verticales et horizontales
Je vous rappelle que cette opération est intégrée dans la convention des « Fonds de concours » et bénéficiera à ce titre d’une participation de la Communauté d’Agglomération Le Parisis à hauteur de 50%.»

La sécurité en question

Le 2 Juin dernier, un homme de 37 ans perdait la vie lors d’un accident Chaussée Jules César, alors qu’il circulait en deux roues et qu’il a percuté une auto.

Nous savons, comme tous les riverains de la Chaussée Jules César, combien la circulation est périlleuse sur cet axe.

De nombreux collégiens l’empruntent chaque jour pour se rendre au collège Montesquieu.
Nous pensons qu’il est urgent de revoir la circulation dans ce secteur de Beauchamp accidentogène.
Nous avions évoqué en son temps la nécessité, lors de l’ouverture du Collège, de sécuriser les accès des jeunes Beauchampois.

N’attendons pas qu’un nouvel accident mortel se reproduise.

Retour sur le développement économique

Retour sur plusieurs prises de position d’Alternative Citoyenne à propos du développement économique. Comment les candidats de la majorité sortante peuvent vous promettre aujourd’hui la redynamisation des commerces de proximité et de la zone d’activité ?

Octobre 2002 : L’emploi à Beauchamp, un bilan négatif

Entre 1990 et 1999, la commune de Beauchamp a perdu 711 emplois, soit une baisse de 16 %. Pourtant, sur la même période, toutes les communes voisines ont gagné des emplois (Taverny : +31,20 %, Bessancourt : +26,23 % …) et au niveau du Val d’Oise, l’emploi a crû de 12,8%. La diminution de l’emploi à Beauchamp risque d’avoir des conséquences directes sur les finances locales puisque la taxe professionnelle représente environ 35 % des recettes communales. La 3M vient de procéder à la fermeture du secteur des abrasifs. La suppression de cette unité de production va entraîner une centaine de licenciements en décembre 2002 qui viendront s’ajouter à ceux de l’année dernière. De plus, la taxe professionnelle versée par la 3M va diminuer de 1,2 millions d’Euros (Source 3M). Puisque gouverner c’est prévoir, il est urgent de diversifier notre tissu économique. Une stratégie de développement économique ne peut se faire à l’échelle d’une seule commune. C’est pourquoi il convient de rentrer dans une démarche intercommunale, comme les 2 structures dynamiques de Cergy-Pontoise et de la communauté de communes Val et Forêt. Pour l’instant, la municipalité de Beauchamp n’a pas encore entamé de démarches officielles auprès d’autres communes pour créer une structure intercommunale. Au niveau économique, il semblerait opportun de se rapprocher de Pierrelaye, Bessancourt et Taverny, dont les zones d’activités jouxtent celle de Beauchamp.

En mars 2001, dans le programme de la majorité municipale actuelle, on pouvait lire : « Appliquer le programme de requalification de la zone industrielle Ouest. » Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelle équipe municipale s’occupe de ce problème ? N’y aurait-il pas matière à débattre au sein d’une commission municipale ?

Mai 2003 : A droite dans le mur…

Nous pouvons désormais l’affirmer : la majorité municipale n’a aucune vision à long terme du développement économique de notre commune. Suite à notre analyse de l’économie beauchampoise qui avait pointée les risques à venir, M. le Maire continue à penser que l’on ne peut rien faire, que la municipalité n’a aucun moyen d’action puisque notre zone industrielle est pleine. Ce discours est totalement faux et dangereux pour l’avenir. Alternative Citoyenne ne cesse d’alerter la municipalité et propose des solutions concrètes pour agir.

Les activités industrielles présentes actuellement sont des grandes consommatrices d’espace pour peu d’emplois. Il est donc nécessaire de changer la vocation de notre zone industrielle et d’attirer de nouveaux secteurs d’activités porteurs de création d’emplois. La municipalité peut intervenir au niveau du Plan Local d’Urbanisme pour orienter le type d’activités qui viennent s’implanter. Elle doit également valoriser l’image de la zone en termes d’aménagements paysagers, d’équipements d’accompagnement, de signalétique et de qualité de la voirie. Il y a actuellement deux friches qui peuvent faire l’objet d’un projet allant dans ce sens. La municipalité peut aussi intervenir au niveau du foncier afin de rationaliser le développement et la gestion de la zone.

Enfin, il est urgent de développer une coopération intercommunale au niveau économique avec les communes de Taverny, Bessancourt et Pierrelaye afin de créer un véritable pôle économique entre les zones d’activités de ces communes.

Bref, nous estimons que l’attentisme dont fait preuve la majorité municipale est totalement irresponsable. La fermeture d’une unité de production à la 3M va avoir de sérieuses répercussions sur nos finances communales dès l’année prochaine. Mais M. le Maire n’a pas l’air de s’en préoccuper puisqu’il nous a indiqué qu’il n’était pas nécessaire d’y penser pour l’instant et que l’on verrait bien le moment venu.

M. le Maire, à force de naviguer à vue, nous allons droit dans le mur. Et ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu !

Septembre 2004 : Commerce à Beauchamp

Plus de libraires, presque plus de marchands de fruits et légumes, de bouchers, de charcutiers, d’électroménager… Le désert avance dans le centre de Beauchamp, puisque les fermetures des petits commerces se succèdent laissant place à des agences bancaires, des agences immobilières. Nous n’attendons plus que le développement des agences d’intérim… La faute à la grande distribution ? Certes, elle écrase tout sur son passage, sauf les prix, car la concurrence n’existe plus. Même leurs fournisseurs livrant les grandes centrales d’achat doivent payer !!! Et c’est ainsi que le consommateur trinque. Il va plus loin, acheter plus cher, perdant du temps, dans l’anonymat, remplir son caddie. Pour quel avantage ? Peut-être la faute à nous, consommateurs ? Pris par la publicité, nous avons laissé le piège se refermer sur nous, sans nous rendre compte que les désavantages dépassaient les offres mirobolantes annoncées. Peut-être, et sans doute la faute aux politiques qui ont permis les ouvertures trop nombreuses et non maîtrisées de ces temples de la consommation. Si, aujourd’hui, nous demandons à ceux-ci (Maires, Conseillers Généraux ou Députés) de reprendre la main, en conduisant une politique de proximité (mot dont ils aiment abuser), ils nous répondent que ce n’est pas leur champ de compétence.

Pourtant certaines municipalités proposent par exemple d’allier commerce, artisanat et pédagogie dans le cadre communal, préemptent lors des cessions de bail pour favoriser l’installation de commerces traditionnels (exemple : une librairie !)

Cette démarche permet de préserver une vie locale où les consommateurs-citoyens trouvent les avantages à portée de chez eux.

Serait-ce trop demander à la majorité municipale de l’adopter et d’ores et déjà d’ouvrir un débat ?

Novembre 2004 : Le bateau coule lentement… le Maire contemple !

Depuis quelques années, de nombreuses entreprises industrielles ferment ou se délocalisent, et sont remplacées par des espaces de stockage pauvres en emplois. Malgré nos mises en garde récurrentes contre le déclin de notre zone industrielle, M. le Maire persiste et signe : « Je n’ai aucun pouvoir et ne peut donc rien faire »…(CM du 30/09) si ce n’est constater avec ses administrés le désastre humain et économique !

Cette situation n’est pas une fatalité ! Si M. le Maire n’a pas de marge de manœuvre aujourd’hui, c’est qu’il n’a jamais estimé utile de mettre en œuvre une véritable politique économique sur la commune, estimant que, dans une société libérale, les pouvoirs publics n’ont pas à entraver le marché et que les entreprises doivent se débrouiller toutes seules. Soit ! Sauf qu’aujourd’hui, de nombreux élus, toutes tendances confondues, ont compris que les territoires sont en concurrence pour l’accueil de nouvelles entreprises et qu’il est vital d’avoir une véritable politique offensive en matière de soutien à l’activité économique et à l’emploi.

Nous ne pouvons nous contenter de constater les dégâts. Nous demandons donc au Maire de prendre au plus vite des mesures concrètes, notamment : créer un poste de chargé de développement économique, mettre en place l’intercommunalité pour travailler en synergie avec les communes voisines, acquérir le foncier pour maîtriser les mutations du tissu économique, soutenir la mise en place de services mutualisés auprès des entreprises, intégrer les problématiques environnementales dans la gestion de la zone industrielle…

La marge de manœuvre de la municipalité est donc réelle, encore doit-elle s’en donner les moyens en amont pour ne pas se retrouver démunie lorsque les drames humains surviennent lors de suppression d’emplois (ex : Sofédit Prototypes, 3M et, tout récemment, Servinox).

Septembre 2006 : Développement économique et environnement

Lors du dernier conseil municipal et après une enquête publique annoncée par le minimum légal, les élus ont été invités à se prononcer sur l’autorisation à donner ou non à l’implantation d’une activité de récupération de déchets dans la zone industrielle.

L’exploitation d’un site qui génère un certain nombre de nuisances et de risques nécessite la mise en place de procédures spécifiques et est également soumis à autorisation.

Concrètement, cette activité va entraîner une forte croissance du trafic de poids lourds (sans stationnement adapté) et avoir des impacts forts sur le voisinage, notamment au niveau sonore. En revanche, elle ne crée quasiment pas d’emplois. En outre, la nature des dépôts et des matériaux devrait imposer un traitement paysager du site très important (plantations d’arbres, haies et végétaux) qui, à ce jour, n’est absolument pas prévu. Ainsi, le fait d’autoriser le développement de ce type d’activités sur notre zone industrielle va encore contribuer à l’affaiblir, dégrader l’image de l’ensemble de ce secteur et nuire à son remplissage.

Encore une fois, nous tirons la sonnette d’alarme. En autorisant l’implantation de cette entreprise sur la zone industrielle, la majorité municipale continue à naviguer à vue dans une logique opportuniste à court terme.

Cela témoigne également de l’absence de cohérence d’ensemble au niveau urbain sur la commune. En implantant le collège sur une parcelle d’activité à l’Est de la zone industrielle, on aurait pu penser que la municipalité souhaitait engager peu à peu la mutation de ce secteur pour en faire une zone plus urbaine (équipements, logements, activités de bureaux, services,…). Or, l’implantation d’une entreprise générant de fortes nuisances sur son voisinage et sur le réseau de circulation à moins de 1 km. du collège va totalement à l’encontre de ce mouvement.

Ainsi, dans un flottement contradictoire, la municipalité est en train de laisser se créer, à nouveau, une situation de tension et de conflits d’usages sur le territoire tout en se défendant de ne pouvoir rien diriger !

Redynamiser notre zone industrielle doit être une priorité. C’est pourquoi nous disons NON à l’implantation de ce type d’entreprises en raison de leurs activités incompatibles avec un environnement de qualité.

Retour sur la circulation à Beauchamp

Retour sur plusieurs prises de position d’Alternative Citoyenne à propos de la circulation. Comment les candidats de la majorité sortante peuvent vous promettre aujourd’hui la réalisation de pistes cyclables ?

Octobre 2003 : Piéton ou cycliste à Beauchamp : circulez, y’a rien à voir !

L’importance donnée à ces 2 modes de déplacement, particulièrement silencieux, non polluants et économes en énergie ne nous semble pas être une priorité de la majorité municipale.

Deux exemples :
# A l’angle de l’avenue de la Gare et de la Chaussée Jules César, des emplacements de stationnement ont été créés par la municipalité…directement sur le trottoir face à un panneau de publicité, laissant au mieux un passage de… 45 cm. Question : M. le Maire-adjoint à la Circulation connaît-il la largeur d’un landau, d’un fauteuil pour handicapés ? Plus ou moins de 45 cm ? Ca passe ou ça passe pas ?
# en 2001, la Commission circulation entérinait la demande de Régis Brasseur d’installer des parkings à vélos en centre ville afin d’en encourager l’utilisation sans crainte de les voir « disparaître ». De plus cela permettrait de diminuer l’afflux de voitures sur cette zone saturée, notamment le week-end. Deux ans sont passés et rien n’a été fait. Une véritable politique de circulation douce ne serait-elle pas la bienvenue ? Il nous semble nécessaire d’initier une réflexion globale sur un plan de circulation intégrant des pistes cyclables qui sécuriserait les déplacements de nos enfants vers les écoles, et demain vers le futur collège.

Novembre 2003 : Danger, école !

Cet été, les travaux de construction du restaurant scolaire ont débuté. L’accès au chantier se trouve avenue Pasteur, à l’emplacement même où se situait l’entrée des élèves de l’école Paul Bert ;

Les années précédentes, l’avenue Pasteur, jusqu’à l’avenue Anatole France, et une grande partie de la rue Paul Bert, étaient interdites à la circulation, ce qui permettait aux élèves des écoles Paul Bert et Pasteur, de rentrer et sortir de ces établissements en toute sécurité. A la rentrée 2003/2004, les parents et les élèves de l’école Paul Bert ont constaté que l’accès à l’établissement se faisait dorénavant par le portail qui se situe sur le parking de l’avenue Salengro, à côté du Centre Social.

L’étonnement fut encore plus grand lorsqu’ils constatèrent que l’avenue Salengro n’était pas interdite à la circulation. Résultat : le jour de la rentrée, un parent d’élève blessé lors d’un accident de la circulation et depuis un encombrement quotidien des abords de l’établissement ! Lors du Conseil Municipal du 21 septembre, Régis Brasseur, a interpellé la municipalité sur les risques encourus par les enfants. Il a été répondu que la rue Pasteur étant déjà barrée à cause des travaux du restaurant scolaire ( ?), il n’était pas possible d’étendre l’interdiction de circulation à l’avenue Salengro, ce qui déplacerait le flux de circulation vers l’avenue René Minier. Peut-on se satisfaire d’une telle réponse ?

Nos enfants ne méritent pas ça. Il est de la compétence de la municipalité de se charger de la sécurité des beauchampois. Nous pensons qu’il est nécessaire et urgent de fermer « 15 minutes » la rue Roger Salengro lors des entrées et sorties des enfants. D’une façon plus générale, il est temps d’engager une réflexion concertée sur les déplacements domicile-école, et plus globalement sur un plan de déplacement urbain.

Mai 2004 : Du développement durable aux circulations douces

M. Lavaud, maire de Beauchamp sait emprunter les formules dans l’ère du temps ! Pendant sa campagne pour les élections cantonales, il n’a pas craint de se faire le chantre de la circulation douce ! Alternative Citoyenne pour Beauchamp, depuis sa création en 2001, a défendu ce concept. Régulièrement depuis, la majorité municipale est questionnée à ce sujet :

Le parking à vélo en centre ville n’est toujours pas réalisé.
Le choix du lieu d’implantation du collège n’a pas donné lieu à une réflexion en amont sur la création de pistes cyclables sécurisées pour les futurs collégiens.

Pourtant lors de l’enquête publique concernant le projet de collège, la circulation était une des problématiques soulevées. Lors d’un conseil municipal, M. le Maire n’a pas daigné répondre à cette question importante. Mais le candidat au Conseil Général, M. Lavaud s’en est emparé pour en faire un argument électoral. Nous espérons que tous les citoyens Beauchampois verront bientôt la municipalité initier une réflexion et mettre en place une concertation autour des circulations douces, en harmonie avec les communes avoisinantes. Par exemple, dans le cadre de ce futur collège intercommunal, il serait indispensable de relier le réseau de pistes cyclables de Taverny au nouvel établissement.

Dans le Beauchamp Infos d’Avril, M. le Maire, Conseiller Général nous informe que 5 cabinets d’architecte ont été retenus pour le futur collège. Nous demandons que les projets soient présentés aux Beauchampois (exposition, réunion publique, consultation,…) avant le choix définitif comme cela avait été fait, par exemple, pour l’aménagement de la place du Marché.

Circulation douce : « Au point mort »

Dans le Beauchamp Infos du mois de mai 2004, nous traitions de la circulation douce dans notre commune. Nous revenons aujourd’hui sur les problèmes de sécurité des cyclistes et des piétons qu’engendre l’immobilisme de la municipalité en matière de déplacements urbains.

Tout d’abord, voici la statistique réalisée par le Service Départementale de la Sécurité Routière. Elle nous indique le nombre et le type d’accidents ayant fait l’objet d’un constat de police et survenus sur la commune de Beauchamp en 2003, à savoir 10 accidents au total dont 3 concernent des cyclistes et 2 des piétons (accidents ayant entraîné des dommages corporels).

Au vu de ce constat, il est urgent de mettre en place des dispositifs adaptés pour la sécurité de tous.

La construction du collège, prévue dans la zone industrielle de Beauchamp, engendrera de nouveaux flux de circulation dans un secteur inadapté aux piétons et aux cyclistes. Aussi, nous souhaitons qu’une réflexion et une concertation sur le Plan de Déplacement Urbain (PDU) soient organisées par la municipalité avec tous les acteurs concernés par ce problème (les associations, les parents d’élèves, les services compétents de l’Etat et du département, les futurs élèves et évidemment tous les Beauchampois). Nous pensons que ce plan, important pour chaque commune, aurait dû être mis en place à Beauchamp depuis bien longtemps.

Un seul exemple pour illustrer cet état de fait : les sorties à vélos organisées par le Centre de Loisirs de Beauchamp ne se déroulent dans les meilleures conditions qu’une fois les réseaux de pistes cyclables des communes voisines atteints.

Si vous souhaitez discuter de ce sujet avec nous et nous faire part de vos constats, de vos idées, n’hésitez pas à nous contacter.

Février 2005 : Il n’est pas trop tard pour bien circuler

Comme vous le savez, le futur collège, dont l’ouverture est prévue pour le mois de septembre 2006, sera construit à l’entrée de la zone industrielle de Beauchamp.

Cette zone se situe sur la chaussée Jules César, axe majeur de la commune sur lequel circule un nombre très élevé de voitures et de camions, notamment aux heures durant lesquelles les futurs collégiens entreront et sortiront de l’établissement.

Alors qu’il ne reste qu’un peu plus d’un an et demi avant l’ouverture du collège, aucun projet de réaménagement du site, aucun plan du collège et aucune étude sur la modification des flux de circulation de la commune (création d’un grand réseau de pistes cyclables – nouveaux trajets et dessertes des transports en commun) n’a été présenté à l’avis de la population et à l’ensemble des acteurs concernés.

Nous vous le rappelons, ce collège accueillera nos enfants et ceux de communes voisines et entraînera un changement dans les habitudes des usagers de la route et des piétons dans Beauchamp.

Devant cet énorme chantier dont nous ne connaissons aucun élément, nous sommes plus qu’inquiets. Si l’ouverture de cet établissement doit effectivement avoir lieu à la rentrée 2006, il est évident que la concertation, que nous estimons être légitime dans une démocratie locale, doit être très rapidement engagée.

Nous demandons donc à M. LAVAUD, Conseiller Général, de faire en sorte que ce projet soit présenté aux Beauchampoises et aux Beauchampois dans les plus brefs délais et à M. LAVAUD, Maire de Beauchamp, d’organiser dans la foulée une concertation permettant à chacune et à chacun de s’exprimer et d’apporter, le cas échéant, les modifications nécessaires au dossier.

Avril 2006 : Quand on veut, on peut !

Dans la lettre circulaire datée de février 2006 envoyée le 10 mars aux riverains du futur collège au sujet des problèmes de sécurisation des accès, M. le Maire et son adjoint à la sécurité écrivent : « il est évident qu’une réunion publique, avec la présence de 150 personnes, ne permet pas de tirer des enseignements positifs ». De quelle évidence parle-t-il ? Comment peut-on sérieusement écrire de telles choses ? Cela laisserait à penser que les gens, c’est-à-dire vous et nous, ne sont pas capables de discuter et d’échanger ensemble.

Mais, à la lecture de la phrase qui suit, on a un début d’explication. M. le Maire poursuit ainsi : « comme d’habitude, nous avons privilégié le contact démocratique direct avec les personnes intéressées, ce qui permet à chacun de s’exprimer longuement en toute indépendance et en dehors de toutes polémiques ». Là, il faudra que l’on nous explique d’où peut bien venir ce nouveau concept de « contact démocratique direct avec les personnes intéressées ». Faut-il conclure que la municipalité a peur de s’en remettre aux avis de la population ? M. le Maire a-t-il peur de perdre une miette des pouvoirs qui lui ont été conférés par l’élection ?

Pour combler ce vide démocratique que nous jugeons grave, Alternative Citoyenne a pris l’initiative d’organiser elle-même cette réunion publique le 7 mars et a invité l’ensemble des riverains. Ce fut une réelle réussite où chacun a pu garder son indépendance et sa liberté de parole tout en s’enrichissant des points de vue de ses voisins avec pour seul objectif la sécurité des futurs collégiens et la tranquillité des riverains. Au final nous avons élaboré une synthèse des propositions et des demandes partagées par tous. Comme quoi quand on veut, on peut ! C’est vraiment dommage que la municipalité trouve cela antidémocratique…

Collège : pour éviter le contresens…

La réalisation du collège et de son accès donnent lieu à des commentaires, élogieux en ce qui concerne la majorité municipale et particulièrement virulents à l’égard de « certains », dont nous pensons faire partie.

Il est noté que la circulation nouvelle induite par le collège s’écoule dans de bonnes conditions « en dépit de propos alarmistes (pétitions, interpellations, articles.) surfant sur la peur et qui tendaient à affirmer l’imprévoyance de la municipalité et qu’une catastrophe était en vue ». Enfin, sont montrés du doigt « certains mauvais augures » qui avaient prévu « l’engorgement de la circulation et la catastrophe ». Demander à la majorité de mettre en œuvre des propositions qui n’émanent pas d’elle lui est manifestement intolérable.

Ce qui nous semblait et nous semble toujours important, c’est la mise en place de pistes cyclables, mais pas question selon M. le Maire …du fait du nombre « restreint » de collégiens concernés. « De toute façon ce problème ne peut se résoudre à la va vite par des études d’amateurs, non techniques et irréalistes » Le refus de la majorité municipale traduit bien ses choix politiques du « tout voiture » en matière de circulation.

Pour nous, la création de pistes cyclables est destinée à sécuriser l’accès au collège mais aussi à favoriser ce type de déplacement. Ne pas en créer parce qu’il n’y a pas suffisamment de vélos est absurde. De plus, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu d’accident que l’on ne doit pas tout faire pour les éviter. Des riverains notent d’ailleurs que des collégiens utilisent les trottoirs de la chaussée J. César comme pistes cyclables. Rappelons que l’étude (« d’amateurs » ?) demandée par la municipalité à des professionnels préconisait : « Pour sécuriser au mieux, une piste cyclable clairement identifiée devrait être mise en œuvre rue Pasteur et rue Victor Basch ».

Enfin la majorité municipale souligne que les élus sont à l’écoute de « l’avis de chacun » mais en dehors de « grands débats publics ou des comités de quartier » qualifiés de « débats stériles ». Alternative Citoyenne avait réuni le 7 mars 2006 une soixantaine de personnes pour débattre des conditions pour sécuriser l’accès au collège. Après présentation de l’étude circulation commandée par la Mairie, les échanges ont permis de formuler plusieurs propositions. Le 3 avril, une délégation de l’association et de riverains était reçue par M. le Maire et 2 adjoints et présentait ces propositions qui recevaient soit une réponse négative, soit aucune réponse (cf. notre site internet et bulletin de juin 2006). Lorsque M. le Maire dit que « l’avis des riverains » a été pris en compte, de qui se moque-t-il ? De quel avis s’agit-il donc ?

Enfin, énoncer que des réunions d’administrés qui débattent ensemble de leurs problèmes et proposent des solutions sont par nature « stériles » n’est-il pas particulièrement révélateur du mépris affiché à l’égard des Beauchampois par la majorité municipale ?

Message de Patrick PLANCHE

Régis BRASSEUR et Patrick PLANCHE

Sous son apparente tranquillité, Beauchamp ne va pas si bien. Qui peut encore nous cacher les difficultés que rencontre notre ville ?

Le Maire, M. LAVAUD, et son Adjointe, Mme OCCIS, nous laissent un bilan peu flatteur : notre commune est surendettée, son tissu économique est dégradé, le commerce local ferme peu à peu…
Sans aucune concertation avec les habitants, des sommes démesurées ont été dépensées à la réalisation de projets qui ne font pas l’unanimité : le parc arboré, l’avenue Anatole France (qui est devenue l’un des axes les plus dangereux de la ville),…
Le Centre de Loisirs, le Club des Marronniers, la ludothèque, le soutien scolaire à Nungesser et Coli pour les collégiens et les associations culturelles sont toujours hébergés dans des préfabriqués ou des locaux inadaptés.

Un changement est indispensable.

Forte de ses compétences et de sa motivation, l’équipe de Beauchamp 2008 vivre et agir ensemble inscrira notre ville dans une dynamique démocratique moderne : une gestion transparente et des projets concertés avec la population. Avec Régis BRASSEUR, Conseiller Municipal depuis sept ans, et l’Association Alternative Citoyenne pour Beauchamp, nous avons, tout au long de ces années, analysé les besoins et affiné notre projet pour Beauchamp lors d’ateliers de réflexion, d’actions de formation et de rencontres-débats.

Nous vous présentons aujourd’hui onze propositions concrètes, extraites de notre PROJET POUR BEAUCHAMP.

Retour arrière : les pistes cyclables

Depuis 2002, Régis Brasseur propose l’aménagement de pistes cyclables et la création d’un plan de circulation douce.
7 mars 2006 : Réunion publique d’Alternative Citoyenne sur l’accès au collège.
3 avril 2006 : Rencontre d’une délégation avec M Lavaud et Mme Occis.
Aucune suite favorable à ce jour.
Pire ! La réfection de l’avenue Anatole France rend la circulation à vélo dangereuse et interdit la création de pistes cyclables !

Retrouvez le dossier d’Alternative Citoyenne sur le sujet ainsi que le bulletin au format PDF