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Question de 1er bilan sur le Comité de Développement Urbain

Question orale posée lors du Conseil Municipal du 23 février 2017 par votre élu, Pascal SEIGNÉ :

Question-orale-PS«Madame le Maire,

Dans votre discours prononcés à l’occasion des vœux 2017, vous mettez en avant l’installation d’un Comité de Développement Urbain, composé de Beauchampois et d’élus, dont la mission est de “réfléchir au futur et de permettre aux citoyens d’œuvrer à la préparation des décisions sur toutes les thématiques et tous les dossiers en lien avec les questions d’urbanisme et d’habitat”. Nous tenions à rappeler que sa mise en place fait suite à notre demande formulée au conseil municipal du 18 février 2016.

Découvrant lors du conseil municipal du 15 décembre 2016 que notre groupe n’avait pas été convié depuis le 18 octobre 2016 et que des réunions se sont tenues depuis cette date, pouvez-vous nous indiquer les travaux réalisés par ce comité depuis son installation ?

– Le nombre et la nature des projets de futures opérations qui ont fait l’objet d’une évaluation de ce comité mais qui n’ont, à ce jour, pas fait l’objet d’un dépôt de permis de construire ? Comment ont été prises en compte ces évaluations ?

– Le nombre, la nature et la localisation d’opérations qui ont fait l’objet d’une évaluation de ce comité et d’un dépôt de permis de construire ?  Comment ont été prises en compte ces évaluations ?

– Le nombre et la nature d’opérations qui n’ont pas fait l’objet d’une évaluation de ce comité mais d’un dépôt de permis de construire ?

– Enfin, hormis le cahier de recommandations architecturales, paysagères et environnemental que nous demandions également lors du conseil municipal du 18 février 2016, quelles ont été les autres productions du Comité de Développement Urbain en projet ou appliquées à ce jour ?

Pour une information utile aux élus, pouvez-vous transmettre les compte-rendu aux conseillers municipaux, bien entendu, en rendant anonyme les projets qui n’ont pas fait l’objet de dépôt de permis de construire et en indiquant le calendrier des prochaines réunions ?

Pour une meilleure lisibilité de nos échanges, je vous remercie de bien vouloir inscrire au procès-verbal de ce Conseil Municipal cette question, ainsi que votre réponse et les débats qui en découlent.»

Réponse de Mme le Maire :

«Le Comité de Développement Urbain (CDU) s’est réuni le 26 novembre. Deux points étaient à l’ordre du jour :

  • la rédaction d’une charte avec les promoteurs immobiliers
  • La préparation de la définition du périmètre de la révision allégée du Plan Local d’Urbanisme (PLU) en amont de la commission d’urbanisme

Une réunion était prévue le 4 février. Elle a été annulée car il n’y avait pas d’éléments significatifs à soumettre, étant donné que, d’une part, la consultation pour le choix d’un nouveau cabinet d’urbanisme avait échouée, et que d’autre part, il n’y avait pas de nouveaux projets immobiliers.

Le CDU, instance de concertation, aura un rôle primordial dans la révision allégée du PLU.»

Urbanisme, quel visage pour Beauchamp ?

La majorité municipale prend peu à peu conscience des énormes « faiblesses » du PLU qu’elle a adopté en juin 2015. Ainsi, elle a présenté dernièrement une modification simplifiée portant notamment sur les limites séparatives des constructions, les toitures et les clôtures…
Si cette modification simplifiée apporte quelques améliorations, malheureusement celles-ci restent encore très insuffisantes pour répondre aux enjeux et aux défis de notre commune.
Rappelons qu’en seulement un an, plusieurs secteurs de notre ville ont été la cible de projets immobiliers profitant des lacunes du PLU, qui ont ou vont dégrader le cadre de vie des habitants, mais également le patrimoine bâti qui constitue pourtant le facteur principal d’attractivité de Beauchamp.

arbres

Aujourd’hui, il devient capital de réenclencher une véritable réflexion sur le devenir de la commune tant sur le plan de l’aménagement du territoire que sur le plan du logement :
• La densification de notre cœur de ville mais pas n’importe où, ni n’importe comment.
• La qualité architecturale, construction durable, à basse consommation …
• La préservation de certains secteurs tant au niveau du patrimoine bâti que du cadre végétal (préservation des espaces boisés, arbres de haute tige…)
• La construction de logements sociaux, intégrés dans la ville, qui favorise la mixité et le vivre ensemble
• Les voies de circulation dans la ville

Ceci nécessite de remettre en cause le PLU et de lancer une grande concertation entre les élus et les habitants (enquête publique, débat, ateliers thématiques dans les quartiers, collectifs d’habitants…) pour redéfinir les grandes orientations du projet d’urbanisme et mettre en perspective le visage que l’on souhaite donner demain à Beauchamp.

maison

Le comité de développement urbain (CDU) peut-il répondre à cette ambition ?
Certes, la majorité a fait un «petit» pas en avant en instaurant, sur notre proposition, un comité auquel seront soumis tous les projets d’urbanisme et d’habitat de la Ville. Précisons que ce comité, composé de 6 Beauchampois volontaires et de 5 élus conseillers municipaux (3 élus « Beauchamp à votre image », 1 élu « Beauchamp Renouveau » et 1 élu «Alternative citoyenne pour Beauchamp ») a pour vocation d’examiner tous les dossiers en lien avec les questions d’urbanisme et d’émettre un avis consultatif qui sera porté à la connaissance du Maire ou du Conseil municipal pour éclairer leurs décisions.
Pour autant, le rôle de ce comité, uniquement consultatif, ne peut pas se contenter d’examiner les projets des promoteurs ! Il n’est pas à la hauteur des enjeux : il doit être force de propositions et lui permettre ainsi d’être un outil de maîtrise et d’encadrement des nouvelles constructions.
Un an après l’adoption du PLU à Beauchamp, il est urgent de déterminer un véritable projet d’urbanisme pour la ville à la fois ambitieux et respectueux du cadre de vie.

Approbation de la modification simplifiée n°1 du PLU – Notre déclaration au CM du 23/06/16

Si le contenu des évolutions prévues par cette modification simplifiée nous semble aller globalement plutôt dans la bonne direction, cela appelle néanmoins plusieurs commentaires.

Comme nous l’avions évoqué à maintes reprises depuis le lancement de la révision du PLU, ces évolutions montrent à quel point ce PLU approuvé en juin 2015 avait insuffisamment pris en compte les enjeux urbains de notre commune.

A tel point qu’en seulement un an, de nombreux secteurs de la commune ont été la cible de projets immobiliers opportunistes qui ont ou vont dégrader la qualité du cadre de vie des habitants et, plus largement, de notre patrimoine bâti qui constitue un véritable facteur d’attractivité pour la commune.

Sur la forme, cette modification simplifiée ressemble fortement à des rustines que l’on viendrait apposer sur un pneu sous-gonflé. Si ces nouvelles règles peuvent permettre ponctuellement de bloquer ou limiter certains projets, elles ne garantissent toujours pas la maîtrise du développement de notre commune. Etre dans une logique de « réaction » ne permet pas d’anticiper les évolutions et les mutations à venir.

Car la problématique centrale n’est pas une question de forme mais bel et bien de fond. Quelle est votre projet politique en matière d’aménagement du territoire et de logement pour notre commune ? Sur ce point, les zones de flous sont encore trop nombreuses.

Sur le logement, nous sommes convaincus de la nécessité pour notre commune d’en accueillir davantage pour soutenir nos finances locales et nos commerces de proximité. Mais pas n’importe où, pas n’importe comment. Il faut être capable de densifier notre cœur de ville mais cela ne sera acceptable que si d’autres secteurs sont fortement préservés, tant au niveau du patrimoine bâti que du cadre végétal.

Les règles proposées sur ce point sont intéressantes mais laissent encore une forte interprétation de la notion “d’intérêt patrimonial”. Pourra-t-on réellement préserver le rond-point de la chasse ? Pourra-t-on préserver les arbres au sein du domaine privé ?

Sur le logement social, là encore il manque une véritable vision d’ensemble. Obliger un minimum de logements sociaux va plutôt dans le bon sens mais ce n’est pas suffisant. Doit-on encore permettre la réalisation d’opérations à 100% de logements sociaux se développer en périphérie, loin des commerces, services et équipements ? Dont-on continuer à concentrer dans les mêmes lieux des populations ayant les mêmes problématiques ? Est-ce votre vision de la mixité sociale et du vivre ensemble ?

A l’image de l’expérimentation chaotique des nouveaux sens de circulation sur le secteur de la chaussée Jules César, les décisions de la municipalité donnent le sentiment d’un amateurisme politique et d’un manque flagrant d’ambition.

Un règlement de PLU ne peut être efficace que s’il s’inscrit dans une vision prospective. Ce n’est qu’un moyen au service d’un projet. Encore faut-il avoir un projet.

C’est pourquoi, pour ne pas subir et laisser la population dans un sentiment de désarroi et d’inquiétude face aux stratégies opportunistes des opérateurs immobiliers, il est urgent d’engager une véritable réflexion sur le devenir de la commune en associant pleinement la population.

Comme nous l’avons indiqué en préambule, nous ne nous opposerons pas au projet de modification simplifié considérant que c’est un moindre mal à court terme. Mais ayons tous conscience que cela reste insuffisant pour répondre aux enjeux et aux défis de notre commune.

Enfin, nous souhaitons noter que l’envoi il y a seulement 5 jours des documents liés à ce projet n’est pas de nature à faciliter l’instauration d’un débat constructif avec l’ensemble des parties prenantes, sachant qu’il manque en plus le cahier de recommandations évoqué dans le projet.

Revoir l’exposé et le débat :

Mai/Juin 2016 : Un environnement qui évolue et inquiète

Alors que les Beauchampois constatent déjà des diminutions dans les services proposés par la ville, ceci même après des augmentations fiscales, leur environnement proche est l’objet de projets de modification plus ou moins avancés.

C’est d’abord un projet de changement de la circulation Chaussée Jules César qui devrait impacter de manière importante le chemin de la Butte de la Bergère, l’avenue Gambetta et l’avenue Morère. Ce projet a été mené dans un premier temps sans concerter les riverains ni même les élus. C’est pourquoi, à quelques semaines des essais prévus par la municipalité, rencontrant de vives protestations, nous avons pris l’initiative d’inviter les riverains à découvrir le projet envisagé et les différentes alternatives qui auraient pu être retenues.

Nous espérons que les suggestions de chacun formulées à l’attention de l’équipe dirigeante permettront de faire de meilleurs choix pour les Beauchampois.

C’est ensuite les projets de promoteurs immobiliers de construction de logements collectifs dans des secteurs jusqu’ici essentiellement pavillonnaires (chemin de la Butte de la Bergère, avenue Pierre Sémard ou avenue Pasteur). Les riverains s’inquiètent d’une modification rapide du paysage urbain. Le contenu du Plan Local d’Urbanisme nous apparaît toujours incomplet sur des règles permettant de garantir une meilleure intégration à notre environnement. Plusieurs questions ont été posées par nos élus à l’attention de la majorité municipale sur ces projets qui vont façonner notre ville. La réponse de Mme Le Maire est souvent « Laissez-nous travailler », persuadée qu’elle a toutes les cartes en main pour contenir cette spéculation immobilière. Afin que les Beauchampois puissent être entendus, nous avons demandé la tenue de commissions Urbanisme élargies. Nous attendons que la réponse favorable obtenue soit concrétisée rapidement.

Alors que la majorité municipale vient de lancer une procédure de modification simplifiée du PLU, il est toujours temps de reconnaître les erreurs et omissions qui auraient pu être commises lors de son approbation en juin 2015. Le Code de l’Urbanisme prévoit un cadre pour préserver des quartiers pour des motifs d’ordre historique ou architectural. Il faut l’utiliser au maximum.

Comme nous l’avons indiqué dans les différentes propositions formulées dans nos écrits, la densification de Beauchamp en centre-ville est nécessaire et il existe de nombreux leviers pour qu’elle s’intègre bien à notre paysage. Il ne faut en oublier aucun.

La Gazette du Val d’Oise : L’opposition municipale s’inquiète d’une «densification» du centre-ville

L’opposition municipale s’inquiète d’une «densification» du centre-ville

Les groupes d’opposition de gauche comme de droite sont montés au créneau lors du dernier conseil municipal, craignant plusieurs projets immobiliers sur le centre-ville.

 

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Deux belles maisons en meulière dans le centre-ville menacées de disparaî- tre au profit de logements collectifs ?

L’opposition, de droite comme de gauche, est montée au créneau lors du dernier conseil municipal. Elle a ainsi exprimé son inquiétude de voir Beauchamp sur la voie de la «densification», et elle craint que ne disparaisse l’aspect «village» (selon Nicolas Manac’h) du centre-ville. Patrick Planche (Eelv) a, quant à lui, dénoncé le Plan local d’urbanisme (Plu), qui à ses yeux se révèle «très peu protecteur pour notre patrimoine».

Au cœur de la discorde, le 25, avenue Pierre-Sémard, «une demeure remarquable faisant partie de l’histoire de Beauchamp et de son patrimoine immobilier [qui] devrait être rasée pour y construire un immeuble collectif, tout comme au 22, avenue Pasteur, à deux pas de la mairie».

Et l’élu de se «désoler de voir notre commune livrée à la spéculation immobilière».

Réponse de Francine Occis : «La majorité municipale est, au moins autant que vous, attachée à la préservation du patrimoine de Beauchamp.»

L’élue a fait remarquer aux deux groupes d’opposition, membres de la commission Plu, «qu’à aucun moment, aucun n’a proposé plus de restrictions, en dehors de protections d’espaces verts, qui ont été prises en compte».

Pas de «glaciation»

Elle a rappelé en outre le retard de la commune en terme de construction de logements sociaux. Donc, pour la maire, «il fallait consentir à ouvrir des espaces à urbaniser, en particulier dans la zone du centre-ville, que nous avons obligation de densifier. Densification qui est aussi une condition du développement et de la qualité de vie urbaine (services, commerces, logements…)»

Francine Occis a également fait valoir que la période de révision des règles d’urbanisme gèle les projets… et qu’ils émergent tous en même temps quand les règles sont fixées.

Dans les projets cités par les deux groupes d’opposition, l’élue a affirmé n’être informée que «quand les transactions sont bien avancées et que le promoteur est prêt à déposer son permis de construire. Alors, oui, dans ce contexte, il est tentant de réécrire le déroulé des événements et de se faire l’écho des inquiétudes légitimes de certains de nos concitoyens.» L’élue a précisé que si la «glaciation de l’urbanisme de la commune n’est ni possible ni souhaitable», elle gardait une «vigilance totale à la préservation de notre patrimoine».

Enfin, elle a précisé que le projet du 25, avenue Pierre-Sémard n’est «pas recevable», et que «la préservation de la maison est un incontournable à tout projet». Quant au 22, avenue Pasteur, elle a précisé que si le propriétaire a prévenu la mairie qu’il vendait à un promoteur pour construire un collectif, aucun permis de construire n’a encore été déposé. «Nous serons ici aussi vigilants, même s’il faut noter que la maison n’a pas la même visibilité.»

Daniel Chollet

Question de densification non encadrée 2

Question orale posée lors du Conseil Municipal du 31 mars par votre élu, Patrick PLANCHE :

Question-orale-PP«Madame le Maire, Lors des 2 derniers Conseils Municipaux, 3 de nos questions orales ont porté sur les conséquences de l’adoption du Plan Local d’Urbanisme, notamment la maîtrise de l’urbanisation qui nous semble échapper à la commune eu égard à la pression exercée par les promoteurs sur les riverains de certaines demeures vendues par leurs propriétaires.
Dans votre réponse vous indiquiez que la condition de la validité du PLU était conditionnée par l’ouverture d’espaces à urbaniser en particulier en zone UA.
Certes, et ces espaces ont été énumérés dans le rapport de présentation du PLU.
Or, les projets qui éclosent actuellement çà et là se situent dans d’autres zones (UAb, UB, etc..). Au-delà de la nécessité de recenser le patrimoine bâti original restant à protéger, nous vous interrogeons sur les points suivants :

– quel est l’interlocuteur de la ville que les promoteurs trouvent en face d’eux ?
– quelles exigences tant sur le plan architectural que social leur sont communiquées avant tout dépôt de permis de construire ?
– sachant que le droit de préemption urbain a été transféré au Préfet qui peut lui-même le déléguer à l’Établissement Public Foncier du Val d’ Oise (EPFVO) nous constatons, sauf erreur et en dehors de la zone UAa et les OAP, que ce droit n’a pas été utilisé. En connaissez-vous les raisons ? Si non, l’ EPFVO a-t-il été questionné ?
– enfin, quel est le degré d’avancement du projet de 200 logements (avenue de l’Égalité) prévu par le contrat de mixité sociale du 2 février 2015 et inséré au PLU pour la période triennale 2014- 2016 ?

Plus généralement, vous avez indiqué en clôture de nos questions orales “laissez-nous travailler”.
Cette formule, ne nous parait guère convenir à la situation. Bien au contraire, la mise en œuvre du PLU exige que toutes les parties soient associées et que la plus grande transparence soit de mise.

Vous avez rencontré certains riverains du quartier des Bergères concernant un projet du constructeur Nafilyan.
Quelle a été la teneur de cette rencontre ? Comment les habitants accueillent ce projet ? Pouvez-vous nous dire que comporte ce projet (nombre et typologie de logement, logement conventionné, logement sociaux relevant du dispositif VEFA, échéances..) ? Pourquoi avoir souhaité une information aussi confidentielle au vu des riverains conviés ?

Nous vous demandons, Madame le Maire, qu’à chaque Conseil Municipal il puisse être fait un point sur le PLU et ses conséquences à Beauchamp.

Pour une meilleure lisibilité de nos échanges, je vous remercie de bien vouloir inscrire au procès-verbal de ce Conseil Municipal cette question, ainsi que votre réponse et les débats qui en découlent.»

Réponse de Mme le Maire :

« Tout d’abord, Monsieur Planche, je me permets d’attirer votre attention sur l’esprit et la lettre des questions orales et notamment sur le fait qu’il ne s’agit pas d’ouvrir de nouveaux points à l’ordre du jour. A ce titre, je crois pouvoir vous dire que l’on s’écarte quelque peu du cadre devant une telle avalanche de questions…
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, tout le projet de la majorité municipale porte sur cette question de la maîtrise de l’avenir de notre territoire.
Toutes nos actions, tant au travers du Plan Local d’Urbanisme (PLU), que du travail quotidien de terrain, viennent étayer ce principe fort.
Le Préfet et donc l’EPFIDF nous font confiance. Toutes les DIA sont transmises à l’EPFIDF et il n’intervient que si la vente présente un intérêt au regard des objectifs de la Convention. Aujourd’hui, il est primordial de ne pas disperser l’action de ces acteurs publics. Il n’y a donc aucune raison de préempter en dehors des zones définies.
Sachez que cette question de la maîtrise du développement urbain de la commune retient toute mon attention. C’est donc le Maire, ainsi que l’Adjoint à l’urbanisme, associés au DGS et au DST que les promoteurs se voient opposés. A cette occasion, le message qu’il leur est systématiquement asséné est celui de la qualité architecturale, la qualité de l’insertion et la préservation du patrimoine et sa mise en valeur. En ce qui concerne le logement social, les prescriptions sont celles de la Loi : minimum de 30 % par opération.
En ce qui concerne le projet de l’avenue de l’Egalité, un peu de retard a été pris, du fait, d’une part, de la recherche des multiples ayants droits d’une parcelle nécessaire à la réalisation du projet et, d’autre part, de la recherche de foncier pour la relocalisation de la société MP DEPANNAGE.
A ce jour, au cas où le projet ne se réaliserait qu’en 2017, nous espérons respecter notre engagement triennal avec les logements sociaux du garage Peugeot et avec un projet chemin de la Butte de la Bergère.
Par rapport à ce dernier projet, dans un premier temps, nous avons tenu à rencontrer les plus proches voisins potentiels afin que leurs préoccupations puissent être le mieux possible appréhendées. Le projet leur a été présenté par le promoteur à l’aide d’un film. Il s’agit bien d’un projet, aucun permis de construire n’ayant été déposé. Restent, comme partout, les réactions vis-à-vis d’un collectif, vis à vis des logements sociaux, même s’il s’agit d’un petit programme. Des observations pertinentes ont été faites qui seront prises en compte par le promoteur et l’architecte.
Ma formule « laissez-nous travailler » me paraît tout à fait adaptée puisque, comme vous ne l’ignorez pas, c’est à l’exécutif et à son équipe qu’appartient la mise en oeuvre des décisions et des politiques décidées par cette assemblée et ce principe d’action porte ses fruits. Par exemple, dans le cas du 25 avenue Pierre Sémard, comme annoncé au dernier Conseil municipal, devant notre volonté expresse de maintenir la maison dans son intégralité au sein de l’ensemble à construire, le promoteur a finalement fait le choix de retirer le projet qui était le sien.
Par ailleurs, pour votre information, nous collaborons avec un architecte du patrimoine afin de maîtriser les conditions de l’évolution de notre cadre de vie dont nous apprécions le caractère et l’attrait.
Madame Loiseau a évoqué une “disposition portant sur l’ancien territoire de Taverny”. Il s’agit en fait des restes d’un lotissement de 1903 avec cahier des charges. Ce lotissement ne concerne pas le centre ville.»

Poursuite du débat à (re)voir ici :

Conseil municipal le jeudi 31 mars

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A l’ordre du jour de conseil municipal qui se tiendra à 20h30 en salle du Conseil Municipal :

  • 1. Approbation du procès verbal du Conseil municipal du 10 mars 2016
  • 2. Décisions prises par délégation du Conseil municipal
  • 3. Subventions aux associations sportives
  • 4. Conventions de subvention
  • 5. Subventions aux associations non sportives
  • 6. Budget primitif 2016 de la commune
  • 7. Vote des taux d’imposition 2016
  • 8. Budget primitif 2016 assainissement
  • 9. Subvention 2016 au CCAS
  • 10. Procédure de cession par la commune d’un terrain à bâtir sis 6, rue Gay Lussac à Beauchamp
  • 11. Acquisition du bien immobilier cadastré AL 533 ET 534 sis 23, avenue Curnonsky à Beauchamp
  • 12. Autorisation donnée à Mme le Maire de déposer un permis de démolir des constructions cadastrée AL 533 et 534, sise 23 avenue Curnonsky
  • 13. Tarifs d’occupation du domaine public, complément à la grille tarifaire
  • 14. Signature d’une convention avec le CNG organisant la mission d’un médecin auprès de la Commune de Beauchamp
  • 15. Fixation du taux de rémunération du médecin de la crèche
  • 16. Avenant à la convention d’objectifs et de financement «Etablissement d’accueil jeunes enfants » avec la CAF
  • 17. Informations diverses
  • 18. Application des articles 22 et 23 du règlement intérieur

Question de densification non encadrée

Question orale posée lors du Conseil Municipal du 10 mars par votre élu, Patrick PLANCHE :

Question-orale-PP«Madame le Maire, en juin 2015, nous refusions de voter le PLU, en raison du manque de concertation avec la population et parce que nous le jugions non abouti.

La ville de Beauchamp est tristement connue pour ses emprunts toxiques. Aujourd’hui, c’est pour son PLU, jugé très peu protecteur pour notre patrimoine. Ce qui ravit les promoteurs qui s’engouffrent dans cette faille.

Lors du dernier Conseil Municipal, nous vous alertions sur la nécessité de faire pression sur les promoteurs, mais il semble bien que rien ne bouge, hormis ces derniers qui, bâtisse après bâtisse, font des propositions de rachat argumentant du fait de futures constructions sur la parcelle voisine.

Au 25 avenue Pierre Sémard, une demeure remarquable faisant partie de l’histoire de Beauchamp et de son patrimoine immobilier, devrait être rasée, pour y construire un immeuble collectif, tout comme au 22 avenue Pasteur, à deux pas de la mairie.

Rappelez-vous, en février-mars 2015, nos publications et les avis laissés dans le registre de consultation demandaient expressément de protéger le patrimoine bâti original de Beauchamp. Le rapport de présentation du PLU, soumis quelques jours avant son vote en juin dernier, a recensé 11 immeubles particuliers, mais sans leur terrain et uniquement en zone UH et rien dans les zones UA et UB.

Comment se fait-il que le 25 avenue Pierre Sémard n’ait pas fait l’objet d’une protection particulière au PLU ?

Pouvez-vous recenser le patrimoine bâti original à protéger (en incluant les terrains concernés) pour tous les secteurs de Beauchamp dans une modification du PLU à prévoir rapidement ?

Sachant que vous avez rencontré dernièrement le promoteur, pouvez-vous nous éclairer sur la nature du projet sur cette parcelle ?

Qu’en est-il des parcelles avoisinantes ?

Qu’envisagez-vous pour enfin mettre un terme à cette course effrénée des constructeurs qui, aujourd’hui, voient dans notre ville une aubaine pour la réalisation de programmes immobiliers ?

Enfin, quand se réunira la prochaine commission urbanisme extra-municipale (issue de nos propositions et que vous avez accueillie favorablement) afin que les élus et des Beauchampois puissent se prononcer sur les projets qui leur sont soumis ?

Lors des dernières élections, nous nous engagions à préserver notre cadre de vie et nous faisions alors des propositions pour encadrer la densification immobilière nécessaire à Beauchamp.
Aujourd’hui, nous nous désolons de voir notre commune perdre son caractère et être livrée à la spéculation immobilière sans en avoir fixé toutes les règles adéquates.

Pour une meilleure lisibilité de nos échanges, je vous remercie de bien vouloir inscrire au procès-verbal de ce Conseil Municipal cette question, ainsi que votre réponse et les débats qui en découlent. »

Réponse de Mme le Maire :

« Que les choses soient claires : la majorité municipale est, au moins autant que vous, attachée à la préservation du patrimoine de Beauchamp, patrimoine qui participe grandement à son identité.

Les 2 oppositions, ici présentes, étaient membres de la commission du PLU et, à aucun moment, l’une d’entre elles, n’a proposé plus de restrictions en dehors de protections d’espaces verts qui ont été prises en compte. Nul n’a dit que c’était insuffisant, bien au contraire. Votre liste, M. Planche, s’est même félicitée, lors d’une déclaration pour le vote du PLU : “il a enfin été décidé d’intégrer la protection du patrimoine bâti original et du parc arboré”.

Etant donné le retard de Beauchamp vis-à-vis des logements sociaux, pour faire face aux exigences de la Loi, si nous voulions préserver la zone UH originelle de Beauchamp et que notre PLU soit valide, il fallait consentir à ouvrir des espaces à urbaniser dans d’autres zones, en particulier dans la zone UA, centre ville, que nous avions obligation de densifier, cette densification étant ici également une condition du développement et de la qualité de la vie urbaine (services, commerce, logements…).

Comme vous ne pouvez pas l’ignorer, la révision des règles d’urbanisme a toujours pour conséquence le gel des projets pendant la phase de refonte puis, quand les règles nouvelles sont enfin posées, ces mêmes projets émergent tous en même temps. A cela, se rajoute, ici, la très forte attractivité de Beauchamp pour les opérateurs de l’immobilier. De ce fait, les promoteurs se présentent et débordent de propositions alléchantes, ce qui n’est pas étonnant et paraît même tout à fait naturel car, dans un état de droit, chaque propriétaire est libre de vendre ou de ne pas vendre son bien.

Malheureusement, dans ce schéma, la Mairie n’est informée que quand les transactions sont bien avancées et que le promoteur est prêt à déposer son permis de construire.
Alors oui, dans ce contexte, il est tentant de réécrire le déroulé des événements et de se faire écho des inquiétudes légitimes de certains de nos concitoyens. Il n’en reste pas moins que, la “glaciation” de l’urbanisme de la commune n’étant ni possible, ni souhaitable, nous nous employons pleinement à suivre un cheminement qui nous permet d’assurer la nécessaire évolution du territoire tout en gardant une vigilance totale à la préservation de notre patrimoine.

En ce qui concerne les projets que vous évoquez :
– Au 25 avenue Pierre Sémard, nous avons signifié à l’opérateur que son projet n’était pas recevable et que la préservation de la maison était un incontournable de tout projet.

– Au 22 avenue Pasteur, le propriétaire nous a prévenu qu’il vendait à un promoteur qui devrait construire un collectif. Aucun permis de construire n’est déposé et aucun projet ne nous a été communiqué. Nous serons ici aussi vigilants même s’il faut noter que la maison n’a pas la même visibilité.

Concernant la commission urbanisme, ouverte à des personnes désignées, il faut préciser qu’elle ne pourra traiter des dossiers qu’une fois les permis de construire déposés.

Sachez que nous mettons tout en oeuvre pour respecter les orientations que je vous ai indiquées et, qu’à ce titre, une négociation ferme avec les différents acteurs n’est pas le moindre des leviers pour agir.

Mais, si dans le respect de la Loi, vous avez des propositions à faire pour, entre autres, mettre un terme à ce que vous appelez la course effrénée des constructeurs, n’hésitez, surtout pas, à les partager.»

Poursuite du débat à (re)voir ici :

Question de maîtrise paysagère

Question orale posée lors du Conseil Municipal du 18 février par votre élu, Pascal SEIGNÉ :

Question-orale-PS«Madame le Maire, alors que le Plan Local d’Urbanisme va être modifié pour tenir compte d’oublis et autres imprécisions, il nous semble intéressant de réfléchir à la manière dont les citoyens (et la municipalité) peuvent agir pour veiller à ce que les nouvelles constructions respectent un minimum de critères de qualité.

Sur les secteurs stratégiques pointés par le PLU (centre ville, hameau historique, patrimoine bâti,…), il serait pertinent et efficace de produire des cahiers de recommandations architecturales, paysagères et environnementales qui permettraient d’expliquer aux futurs opérateurs les éléments de qualité à prendre en compte. Même si ils n’ont pas de valeur prescriptive, ils donnent du poids à la commune pour faire pression sur les opérateurs et, le cas échéant, actionner le droit de préemption urbain.

Pour rassurer les Beauchampois sur la maîtrise de notre cadre de vie, ces cahiers de recommandations pourraient être co-produits dans le cadre d’une commission citoyenne ouverte qui pourrait alors être saisie pour évaluer les futures opérations.

Madame le Maire, pouvez-vous mettre en place une telle commission urbanisme extra-municipale afin que les élus et des Beauchampois puissent se prononcer sur les projets qui leur sont soumis ?»

Réponse de Mme le Maire :

«La modification simplifiée du Plan Local d’Urbanisme n’est pas due à des oublis mais résulte d’un nécessaire retour d’expériences dans un domaine aussi complexe.

Une des raisons reconnues du manque cruel actuel de logements en France est la profusion de normes imposées aux constructeurs et singulièrement, sous couvert de qualité. Je crois déceler dans cette question que vous aimeriez bien en rajouter un petit peu.

Nous nous sommes déjà mis en relation avec le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) du Val d’Oise qui est une association départementale qui a pour vocation la promotion de la qualité architecturale, urbaine, paysagère et environnementale. Ce dernier pourrait nous accompagner dans l’élaboration d’un Cahier de Recommandations Architecturales, Urbaines et Paysagères (CRAUP), document d’explications, de conseils et de recommandations, concernant l’aspect extérieur des constructions, en accompagnement qualitatif du règlement du Plan local d’Urbanisme.

Nous recevons favorablement votre proposition d’élargir la commission urbanisme à des personnes désignées afin d’apprécier l’esthétique des projets immobiliers.»

Le Parisien : Beauchamp a-t-il été lésé lors de la vente aux enchères d’un terrain ?

Beauchamp a-t-il été lésé lors de la vente aux enchères d’un terrain ?

 La ville de Beauchamp a vendu aux enchères un terrain communal au prix de 175 000 €. Moins d’un mois après, une agence immobilière propose ce bien à 260 000 €.La ville de Beauchamp a vendu aux enchères un terrain communal au prix de 175 000 €. Moins d’un mois après, une agence immobilière propose ce bien à 260 000 €. (DR)

Endettée pour des décennies en raison des emprunts toxiques, la ville de Beauchamp serait-elle passée à côté d’une rentrée supplémentaire de 85 000 € en vendant l’un de ses biens immobiliers communaux ? C’est en tout cas la crainte de Patrick Planche, chef de file du groupe d’opposition divers gauche Alternative citoyenne pour Beauchamp.

En octobre, un terrain de 822 m2, situé avenue des Marronniers, a été vendu aux enchères au prix de 175 000 € après avoir été estimé par le service des Domaines à 246 600 €. « La chambre des notaires de Paris, qui a organisé la vente aux enchères, jugeait ce prix trop élevé. Elle a donc décidé d’appliquer un abattement de 30 %, explique la maire (SE), Francine Occis. Le terrain est bien situé, mais sa configuration en triangle est très spéciale. Il a été beaucoup visité. Malheureusement, le jour de la mise en vente, il n’y a eu qu’un seul adjudicataire et le terrain est parti à 175 000 €. »

Remis en vente 85 000 € plus cher sur le site d’une agence

Mais moins d’un mois après, une agence immobilière propose ce bien à… 260 000 €. Une différence de 85 000 € que ne digère pas Patrick Planche. « Comment ne pas s’indigner sur cette transaction à l’heure où la ville doit faire des économies sous toutes les formes et avec la perspective de nouvelles augmentations des taxes locales en 2016 ? » tempête ainsi l’élu d’opposition.

« C’était simple, public et complètement sécurisé juridiquement », justifie Francine Occis, qui rappelle « que le conseil municipal du 25 juin, dont le groupe de M. Planche, a validé le prix de départ des enchères ». « Le but était de vendre le terrain le mieux possible, mais surtout d’être transparent pour qu’on ne vienne pas nous reprocher après coup d’avoir privilégié quelqu’un. »

Si elle ne nie pas qu’une vente à 260 000 € « serait effectivement une mauvaise affaire pour les finances de la ville », l’édile rappelle que « ce n’est pas encore le caset qu’il faut attendre de voir avant de crier au loup. » Reste que la municipalité a tiré « les leçons » de cette expérience. « On ne reprendra pas ce système des enchères pour une future vente », ajoute Francine Occis. Un autre terrain communal à vendre, rue Gay-Lussac, ne sera finalement pas mis aux enchères. « Il a été estimé à 150 000 €. Il aurait été mis aux enchères à partir de 100 000 €. »