Archives par mot-clé : licenciement

Question de compétence…

Question orale posée lors du Conseil Municipal du 9 février 2009 par votre élue, Sylvia CERIANI :

Monsieur le Maire,

Comme vous le savez, la zone euro est entrée en récession au troisième trimestre 2008. Toutes les enquêtes pointent un ralentissement très prononcé de l’activité.

Notre commune n’est pas épargnée par ces difficultés. En effet, la plus importante entreprise de notre intercommunalité qui se trouve sur notre territoire a mis en place un nouveau plan de licenciements. La société 3M vient d’annoncer 75 suppressions d’emploi qui impliqueront très certainement de nombreux Beauchampois.
Qu’envisagez-vous de mettre en place pour l’accompagnement de ces futurs demandeurs d’emploi ?

Ces licenciements ont pour conséquence la fermeture d’une partie de la production qui, comme vous le savez, impactera les recettes de notre intercommunalité.
Qu’envisagez-vous pour compenser ces pertes financières ?

Ce nouveau plan social nous laisse craindre une fermeture à moyen terme du site de Beauchamp sachant que, depuis de nombreuses années, la société 3M n’investit plus dans cette usine et ne développe plus de nouveaux outils de production.
Quelle dynamique allez-vous impulser pour sauvegarder et développer notre zone d’activités ?

Réponse de M. le Maire :

La zone d’activités économiques de Beauchamp, s’inscrit dans les compétences de l’intercommunalité. En conséquence, c’est au sein de cette instance que doivent se traiter, s’il y a lieu, les problèmes de l’entreprise 3M France.

Retour sur le développement économique

Retour sur plusieurs prises de position d’Alternative Citoyenne à propos du développement économique. Comment les candidats de la majorité sortante peuvent vous promettre aujourd’hui la redynamisation des commerces de proximité et de la zone d’activité ?

Octobre 2002 : L’emploi à Beauchamp, un bilan négatif

Entre 1990 et 1999, la commune de Beauchamp a perdu 711 emplois, soit une baisse de 16 %. Pourtant, sur la même période, toutes les communes voisines ont gagné des emplois (Taverny : +31,20 %, Bessancourt : +26,23 % …) et au niveau du Val d’Oise, l’emploi a crû de 12,8%. La diminution de l’emploi à Beauchamp risque d’avoir des conséquences directes sur les finances locales puisque la taxe professionnelle représente environ 35 % des recettes communales. La 3M vient de procéder à la fermeture du secteur des abrasifs. La suppression de cette unité de production va entraîner une centaine de licenciements en décembre 2002 qui viendront s’ajouter à ceux de l’année dernière. De plus, la taxe professionnelle versée par la 3M va diminuer de 1,2 millions d’Euros (Source 3M). Puisque gouverner c’est prévoir, il est urgent de diversifier notre tissu économique. Une stratégie de développement économique ne peut se faire à l’échelle d’une seule commune. C’est pourquoi il convient de rentrer dans une démarche intercommunale, comme les 2 structures dynamiques de Cergy-Pontoise et de la communauté de communes Val et Forêt. Pour l’instant, la municipalité de Beauchamp n’a pas encore entamé de démarches officielles auprès d’autres communes pour créer une structure intercommunale. Au niveau économique, il semblerait opportun de se rapprocher de Pierrelaye, Bessancourt et Taverny, dont les zones d’activités jouxtent celle de Beauchamp.

En mars 2001, dans le programme de la majorité municipale actuelle, on pouvait lire : « Appliquer le programme de requalification de la zone industrielle Ouest. » Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelle équipe municipale s’occupe de ce problème ? N’y aurait-il pas matière à débattre au sein d’une commission municipale ?

Mai 2003 : A droite dans le mur…

Nous pouvons désormais l’affirmer : la majorité municipale n’a aucune vision à long terme du développement économique de notre commune. Suite à notre analyse de l’économie beauchampoise qui avait pointée les risques à venir, M. le Maire continue à penser que l’on ne peut rien faire, que la municipalité n’a aucun moyen d’action puisque notre zone industrielle est pleine. Ce discours est totalement faux et dangereux pour l’avenir. Alternative Citoyenne ne cesse d’alerter la municipalité et propose des solutions concrètes pour agir.

Les activités industrielles présentes actuellement sont des grandes consommatrices d’espace pour peu d’emplois. Il est donc nécessaire de changer la vocation de notre zone industrielle et d’attirer de nouveaux secteurs d’activités porteurs de création d’emplois. La municipalité peut intervenir au niveau du Plan Local d’Urbanisme pour orienter le type d’activités qui viennent s’implanter. Elle doit également valoriser l’image de la zone en termes d’aménagements paysagers, d’équipements d’accompagnement, de signalétique et de qualité de la voirie. Il y a actuellement deux friches qui peuvent faire l’objet d’un projet allant dans ce sens. La municipalité peut aussi intervenir au niveau du foncier afin de rationaliser le développement et la gestion de la zone.

Enfin, il est urgent de développer une coopération intercommunale au niveau économique avec les communes de Taverny, Bessancourt et Pierrelaye afin de créer un véritable pôle économique entre les zones d’activités de ces communes.

Bref, nous estimons que l’attentisme dont fait preuve la majorité municipale est totalement irresponsable. La fermeture d’une unité de production à la 3M va avoir de sérieuses répercussions sur nos finances communales dès l’année prochaine. Mais M. le Maire n’a pas l’air de s’en préoccuper puisqu’il nous a indiqué qu’il n’était pas nécessaire d’y penser pour l’instant et que l’on verrait bien le moment venu.

M. le Maire, à force de naviguer à vue, nous allons droit dans le mur. Et ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu !

Septembre 2004 : Commerce à Beauchamp

Plus de libraires, presque plus de marchands de fruits et légumes, de bouchers, de charcutiers, d’électroménager… Le désert avance dans le centre de Beauchamp, puisque les fermetures des petits commerces se succèdent laissant place à des agences bancaires, des agences immobilières. Nous n’attendons plus que le développement des agences d’intérim… La faute à la grande distribution ? Certes, elle écrase tout sur son passage, sauf les prix, car la concurrence n’existe plus. Même leurs fournisseurs livrant les grandes centrales d’achat doivent payer !!! Et c’est ainsi que le consommateur trinque. Il va plus loin, acheter plus cher, perdant du temps, dans l’anonymat, remplir son caddie. Pour quel avantage ? Peut-être la faute à nous, consommateurs ? Pris par la publicité, nous avons laissé le piège se refermer sur nous, sans nous rendre compte que les désavantages dépassaient les offres mirobolantes annoncées. Peut-être, et sans doute la faute aux politiques qui ont permis les ouvertures trop nombreuses et non maîtrisées de ces temples de la consommation. Si, aujourd’hui, nous demandons à ceux-ci (Maires, Conseillers Généraux ou Députés) de reprendre la main, en conduisant une politique de proximité (mot dont ils aiment abuser), ils nous répondent que ce n’est pas leur champ de compétence.

Pourtant certaines municipalités proposent par exemple d’allier commerce, artisanat et pédagogie dans le cadre communal, préemptent lors des cessions de bail pour favoriser l’installation de commerces traditionnels (exemple : une librairie !)

Cette démarche permet de préserver une vie locale où les consommateurs-citoyens trouvent les avantages à portée de chez eux.

Serait-ce trop demander à la majorité municipale de l’adopter et d’ores et déjà d’ouvrir un débat ?

Novembre 2004 : Le bateau coule lentement… le Maire contemple !

Depuis quelques années, de nombreuses entreprises industrielles ferment ou se délocalisent, et sont remplacées par des espaces de stockage pauvres en emplois. Malgré nos mises en garde récurrentes contre le déclin de notre zone industrielle, M. le Maire persiste et signe : « Je n’ai aucun pouvoir et ne peut donc rien faire »…(CM du 30/09) si ce n’est constater avec ses administrés le désastre humain et économique !

Cette situation n’est pas une fatalité ! Si M. le Maire n’a pas de marge de manœuvre aujourd’hui, c’est qu’il n’a jamais estimé utile de mettre en œuvre une véritable politique économique sur la commune, estimant que, dans une société libérale, les pouvoirs publics n’ont pas à entraver le marché et que les entreprises doivent se débrouiller toutes seules. Soit ! Sauf qu’aujourd’hui, de nombreux élus, toutes tendances confondues, ont compris que les territoires sont en concurrence pour l’accueil de nouvelles entreprises et qu’il est vital d’avoir une véritable politique offensive en matière de soutien à l’activité économique et à l’emploi.

Nous ne pouvons nous contenter de constater les dégâts. Nous demandons donc au Maire de prendre au plus vite des mesures concrètes, notamment : créer un poste de chargé de développement économique, mettre en place l’intercommunalité pour travailler en synergie avec les communes voisines, acquérir le foncier pour maîtriser les mutations du tissu économique, soutenir la mise en place de services mutualisés auprès des entreprises, intégrer les problématiques environnementales dans la gestion de la zone industrielle…

La marge de manœuvre de la municipalité est donc réelle, encore doit-elle s’en donner les moyens en amont pour ne pas se retrouver démunie lorsque les drames humains surviennent lors de suppression d’emplois (ex : Sofédit Prototypes, 3M et, tout récemment, Servinox).

Septembre 2006 : Développement économique et environnement

Lors du dernier conseil municipal et après une enquête publique annoncée par le minimum légal, les élus ont été invités à se prononcer sur l’autorisation à donner ou non à l’implantation d’une activité de récupération de déchets dans la zone industrielle.

L’exploitation d’un site qui génère un certain nombre de nuisances et de risques nécessite la mise en place de procédures spécifiques et est également soumis à autorisation.

Concrètement, cette activité va entraîner une forte croissance du trafic de poids lourds (sans stationnement adapté) et avoir des impacts forts sur le voisinage, notamment au niveau sonore. En revanche, elle ne crée quasiment pas d’emplois. En outre, la nature des dépôts et des matériaux devrait imposer un traitement paysager du site très important (plantations d’arbres, haies et végétaux) qui, à ce jour, n’est absolument pas prévu. Ainsi, le fait d’autoriser le développement de ce type d’activités sur notre zone industrielle va encore contribuer à l’affaiblir, dégrader l’image de l’ensemble de ce secteur et nuire à son remplissage.

Encore une fois, nous tirons la sonnette d’alarme. En autorisant l’implantation de cette entreprise sur la zone industrielle, la majorité municipale continue à naviguer à vue dans une logique opportuniste à court terme.

Cela témoigne également de l’absence de cohérence d’ensemble au niveau urbain sur la commune. En implantant le collège sur une parcelle d’activité à l’Est de la zone industrielle, on aurait pu penser que la municipalité souhaitait engager peu à peu la mutation de ce secteur pour en faire une zone plus urbaine (équipements, logements, activités de bureaux, services,…). Or, l’implantation d’une entreprise générant de fortes nuisances sur son voisinage et sur le réseau de circulation à moins de 1 km. du collège va totalement à l’encontre de ce mouvement.

Ainsi, dans un flottement contradictoire, la municipalité est en train de laisser se créer, à nouveau, une situation de tension et de conflits d’usages sur le territoire tout en se défendant de ne pouvoir rien diriger !

Redynamiser notre zone industrielle doit être une priorité. C’est pourquoi nous disons NON à l’implantation de ce type d’entreprises en raison de leurs activités incompatibles avec un environnement de qualité.

Beauchamp : une politique culturelle à 2 vitesses

Une politique municipale ambitieuse…

L’année 2003 a vu la majorité municipale afficher enfin certaines ambitions sur le plan culturel avec l’embauche d’une responsable du service culturel en charge de l’organisation d’événements. Cela s’est traduit par des actions de qualité telle que « Venise d’hiver »,des conférences mensuelles sur l’art contemporain, des expositions de peintures et de photos etc…

Cependant il faut remarquer que le budget annuel consacré à ces actions n’est pas négligeable (100 000 euros). D’autre part, afin d’accueillir le service culturel et l’école de musique, le château de la Chesnaie a été réhabilité. Cette rénovation a un coût très élevé. Il en avait été de même pour la bibliothèque municipale.

Nous ne sommes pas contre la culture bien au contraire mais il y a un déséquilibre entre les budgets alloués aux activités gérées directement par la Mairie et les subventions municipales accordées aux associations culturelles.

… au détriment de la vie associative

Cette année, un nouveau questionnaire de demande de subvention a été envoyé aux associations. Sa teneur fait preuve d’une étonnante suspicion à l’égard de celles-ci et particulièrement des associations « socio culturelles ». Nous ne contestons pas qu’une commune soit en droit d’exiger d’une association recevant une subvention, la copie certifiée du budget et des comptes de l’exercice ainsi que la communication des documents faisant apparaître les résultats de l’activité de l’association (article L 1611-4 du code général des collectivités territoriales).

Par contre, dans ce questionnaire, il est demandé :

la liste des membres par activité (avec votre nom, votre adresse et votre date de naissance),

La liste des animateurs, des professeurs d’activité, des bénévoles.

Ces demandes sont illégales. Ainsi en a jugé le Conseil d’État dans un arrêt du 28 mars 1997 : il a considéré que l’exigence de communiquer à l’autorité communale la liste nominative des adhérents, même subordonnée à l’interdiction faite à la commune d’en garder copie, méconnaissait le principe de la liberté d’association, lequel a valeur constitutionnelle.

Bien entendu, nous attendons de M. le Maire, 1er magistrat de la commune, qu’il se conforme à la loi. A cela, s’ajoute l’application d’un barème fondé sur des critères subjectifs et flous. Si ce nouveau barème est appliqué, certaines associations verront leur subvention diminuer de manière significative.

Exemple : Beauchamp Loisirs Culture (BLC) verrait sa subvention diminuer de 20% (information donnée lors de l’assemblée générale extraordinaire de l’association à laquelle étaient invités tous les conseillers municipaux).

Cela ne fera qu’aggraver ses difficultés financières : depuis 2002 sa subvention a déjà été arbitrairement diminuée de 20 000 à 15 000 euros (-25%).

Cette association est présente depuis 1962 à Beauchamp. Le travail des bénévoles et des salariés a permis de faire progresser le nombre d’adhérents et la palette d’activités proposées aux beauchampois. Enfin, il ne faut pas oublier que certaines activités comme la bibliothèque et l’école de musique avant d’être municipalisées avaient été crées par BLC.

Or, le désengagement de la municipalité va la conduire à une cessation de paiement en juin 2004 et au licenciement des salariés. M. le Maire, Président de la commission Culture, Tourisme et Loisirs du Conseil Général, déclare dans ses voeux adressés aux Beauchampois le 12 janvier, « avoir écouté les présidents d’associations et avoir tout fait pour répondre à leurs attentes ». A notre avis, il lui reste encore beaucoup à faire à Beauchamp.

Nous espérons qu’à l’occasion du vote des subventions aux associations, la municipalité renforce ses liens avec la vie associative et subventionne les associations à la hauteur de leurs besoins, ceci de manière transparente et lisible pour l’ensemble des habitants.

Octobre 2002 : L’emploi à Beauchamp, un bilan négatif

L’EMPLOI A BEAUCHAMP : UN BILAN NEGATIF

Entre 1990 et 1999, la commune de Beauchamp a perdu 711 emplois, soit une baisse de 16 %. Pourtant, sur la même période, toutes les communes voisines ont gagné des emplois (Taverny : +31,20 %, Bessancourt : +26,23 % …) et au niveau du Val d’Oise, l’emploi a crû de 12,8%. La diminution de l’emploi à Beauchamp risque d’avoir des conséquences directes sur les finances locales puisque la taxe professionnelle représente environ 35 % des recettes communales. La 3M vient de procéder à la fermeture du secteur des abrasifs. La suppression de cette unité de production va entraîner une centaine de licenciements en décembre 2002 qui viendront s’ajouter à ceux de l’année dernière. De plus, la taxe professionnelle versée par la 3M va diminuer de 1,2 millions d’Euros (Source 3M). Puisque gouverner c’est prévoir, il est urgent de diversifier notre tissu économique. Une stratégie de développement économique ne peut se faire à l’échelle d’une seule commune. C’est pourquoi il convient de rentrer dans une démarche intercommunale, comme les 2 structures dynamiques de Cergy-Pontoise et de la communauté de communes Val et Forêt. Pour l’instant, la municipalité de Beauchamp n’a pas encore entamé de démarches officielles auprès d’autres communes pour créer une structure intercommunale. Au niveau économique, il semblerait opportun de se rapprocher de Pierrelaye, Bessancourt et Taverny, dont les zones d’activités jouxtent celle de Beauchamp.

En mars 2001, dans le programme de la majorité municipale actuelle, on pouvait lire : « Appliquer le programme de requalification de la zone industrielle Ouest. » Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelle équipe municipale s’occupe de ce problème ? N’y aurait-il pas matière à débattre au sein d’une commission municipale ?

Un tissu économique vieillissant et fragile

L’économie beauchampoise se caractérise par une prédominance des activités industrielles qui représentent près de la moitié des emplois salariés de la commune.

Depuis une trentaine d’années, la part de l’industrie en Ile de France n’a cessé de diminuer, les entreprises préférant délocaliser leur production dans des pays où la main d’oeuvre surexploitée est moins chère. Depuis 1998, des entreprises ont cessé leur activité.

Par conséquent, ce tissu économique est très fragile pour notre commune.

La 3M vient de procéder à la fermeture du secteur des abrasifs. La suppression de cette unité de production va entraîner une centaine de licenciements en décembre 2002 qui viendront s’ajouter à ceux de l’année dernière. De plus, la taxe professionnelle versée par la 3M va diminuer de 1,2 Millions d’Euros. (source 3M).

Puisque gouverner c’est prévoir, il est urgent de diversifier notre tissu économique. Il faut favoriser l’arrivée de nouvelles entreprises dans des secteurs plus porteurs (Biotechnologies, Recherche & Développement, Activités de conseil,…). Cependant, afin d’être pertinente, une telle stratégie de développement économique ne peut se faire à l’échelle d’une seule commune. C’est pourquoi il convient de rentrer dans une démarche intercommunale.