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Un Projet Educatif Territorial (PEDT) : pour quoi faire ?

pedt

La création d’un PEDT est une obligation légale pour les collectivités territoriales qui veulent bénéficier des aides financières de l’État pour coordonner et planifier toutes les actions éducatives à destination de l’enfance. Ces moyens complémentaires permettent, notamment, la mise en place des TAP (Temps d’Activités Péri-scolaires) à hauteur de 50 euros par enfant et par an ainsi que l’aide de la CAF. Ce projet devrait être cohérent et complémentaire aux programmes d’enseignement nationaux. Une fois validé, il engage la municipalité pour trois ans.

Mais qu’est-ce qu’un projet ?

Il est nécessaire d’analyser l’existant afin d’appréhender les besoins des enfants et les attentes des parents, de comprendre et compenser les manques et les imperfections. Ensuite, il faut prioriser des objectifs à atteindre, optimiser outils et moyens et en créer de nouveaux.

Qu’en est-il du PEDT proposé par la mairie ?

Lors de sa présentation au conseil municipal du 12 février 2015, nous nous sommes étonnés de constater que le projet soumis au vote était celui qui avait été rejeté par une majorité de parents d’élèves et d’enseignants. Conçu sans aucun lien entre les entités éducatives au sein de la municipalité (CSLH, bibliothèque, école des sports, école de musique, écoles), il se contentait de juxtaposer des activités.
L’inventaire réalisé est insuffisant puisqu’aucune analyse n’a été réellement faite que ce soit pour l’existant ou les besoins.
Dans nos programmes de 2008 et 2014, nous avions indiqué la nécessité de créer du lien entre les acteurs de la communauté éducative avec une politique cohérente, de la petite enfance à l’adolescence.
Faire fonctionner les services ensemble et assurer une continuité de projet dans les temps de l’enfant et des règles partagées entre intervenants relève d’une politique qui ne coûte rien.
La façon de procéder et le programme annoncé relève à nos yeux d’un contresens par rapport au titre donné par la mairie à son PEDT : «bien-vivre ensemble» – intitulé qui pourrait être fédérateur, mais ne recouvre qu’un vague projet toujours à construire.
Sur cette base incomplète, la Ville a initié des comités de pilotage où elle attendait les propositions de TAP des enseignants ou parents d’élèves, alors qu’il appartenait aux élus d’amorcer les projets d’activités.

Le résultat pour nos enfants : rien pour la rentrée 2015-2016.

Malgré la bonne volonté de la communauté éducative, aucun TAP ne sera proposé en septembre aux élèves, pour la deuxième année consécutive.

La situation financière, prétexte à l’absence d’ambition, ne saurait être un projet. Madame le Maire, ancienne directrice d’école, a sans doute oublié qu’il n’est pas uniquement question de chiffres, mais essentiellement d’humain.

Projet Educatif Territorial – Notre déclaration au CM du 12/02/15

La réforme des rythmes scolaires poursuit un objectif pédagogique : la réussite des enfants à l’école primaire dépend pour une part essentielle des conditions dans lesquelles se déroulent leurs apprentissages. Or, depuis la mise en place de la semaine de quatre jours en 2008, les élèves français subissaient des rythmes scolaires totalement inadaptés à leurs rythmes biologiques.
La journée de nos écoliers était en effet plus longue et plus chargée que celle de la plupart des autres élèves dans le monde.
Notre pays cumulait ainsi : un volume horaire annuel d’enseignement très important, qui s’élevait à 864 heures par an contre 774 heures à 821 heures en moyenne – selon l’âge des écoliers – au sein de l’OCDE ; le nombre de jours d’école le plus faible d’Europe, à savoir 144 jours seulement contre 187 jours en moyenne au sein de l’OCDE ; une semaine particulièrement courte avec 4 jours d’école par semaine, contre 5 voire 6 chez la plupart de nos voisins européens ; une année scolaire concentrée sur seulement 36 semaines.

Le projet éducatif territorial (PEDT), mentionné à l’article D. 521-12 du code de l’éducation, formalise une démarche permettant aux collectivités territoriales volontaires de proposer à chaque enfant un parcours éducatif cohérent et de qualité avant, pendant et après l’école, organisant ainsi, dans le respect des compétences de chacun, la complémentarité des temps éducatifs.
Qu’en est-il de ces objectifs dans le PEDT que vous nous présentez ?

Le PEDT doit permettre d’organiser des activités périscolaires prolongeant le service public d’éducation et en complémentarité avec lui. Le document présenté ne contient qu’une compilation d’activités existantes sans cohérence.

Le socle du PEDT c’est la collaboration et la coécriture entre les différentes composantes de la communauté éducative (parents, enseignants, animateurs, ATSEM,…). Il n’y a pas eu les conditions nécessaires à la concertation et l’élaboration d’un projet local partagé. Celui-ci, porté uniquement par la municipalité, a été largement rejeté par vote par les enseignants et représentants de parents d’élèves.

Il faut se donner les moyens d’une réelle concertation afin d’élaborer un PEDT ambitieux car nos enfants ne doivent pas subir des économies forcées qui doivent être absolument trouvées dans d’autres arbitrages budgétaires.

Nous demandons ainsi le report du vote de ce PEDT afin de prendre le temps de la concertation.

Notre demande de report ayant été refusée, nous votons contre ce PEDT.

La nouvelle majorité improvise sa rentrée…scolaire !!

Ecole Pasteur

Après avoir espéré le report de la réforme puis tenter d’imposer le vendredi après-midi libéré, la majorité a choisi de faire une réforme au rabais.

Elle a été contrainte par la décision de l’Inspection Académique et du Préfet, ainsi que sous la pression des parents d’élèves, de revenir aux horaires votés par les conseils d’école (lundi-mardi-jeudi-vendredi 8h30-11h30 13h30-15h45 et mercredi 8h30-11h30). Les temps d’activités périscolaires seront en fait de la garderie de 15h45 à 16h30 alors qu’ils écrivaient en mars 2014 : «Nous ne voulons pas de temps de garderie supplémentaire». Pour une directrice d’école cette approche globale de la réforme scolaire peut être qualifiée d’amateurisme.

Les déboires ne s’arrêtent pas là pour les enfants et leurs parents.

Suppression du soutien scolaire des collégiens, suppression des cadeaux aux jeunes diplomés, suppression de l’aide aux devoirs des Marronniers et suppression du transport en car des enfants de plus de 6 ans quelle que soit la météo.

Dernier exemple appris via VONews (10 juillet 2014), la diminution du BIO dans les menus alors que l’obligation légale était juste atteinte. C’était pourtant une promesse de la candidate : « Maintenir le BIO dans les menus» (tract n°6).

Sans s’arrêter là, la majorité augmente (en plus des impôts), tous les tarifs périscolaires. Si on prend les chiffres de l’inflation de l’INSEE, l’impact serait de +2,42%. A Beauchamp, il sera de +3,64% !

A cela s’ajoute encore un changement de seuil pour l’application de forfait (études, garderie, centre de loisirs,…) qui sera pénalisant pour certaines familles (par exemple : +11,63 € par enfant et par mois pour l’accueil post études d’une famille en tranche C, soit +57,92%).

Les parents Beauchampois avec enfants seront triplement pénalisés : augmentation des impôts fonciers et d’habitation, augmentation des tarifs et diminution de la qualité.

Payer plus pour avoir moins (de services et de qualité) c’est l’avenir que nous offrent Francine OCCIS et ses collègues de Beauchamp à Votre Image.

Pendant les élections, la liste Beauchamp à votre image écrivait : «Il nous paraît prioritaire que l’éducation au travers des écoles, des accueils périscolaires (études, accueil du matin, centre de loisirs…) ait les moyens pour l’épanouissement de nos enfants» (janvier 2014).

Force est de constater que la priorité n’est plus l’enfant.

La réforme des rythmes scolaires doit répondre à des constats : les journées trop longues et mal calibrées au regard des rythmes de l’enfant ; des contenus de programmes importants. Selon de nombreuses études l’enfant est performant jusqu’à 11 h environ, et de nouveau à partir de 15 h 30.
Elle devrait proposer des remèdes adaptés : le raccourcissement de la journée de classe, respectant les rythmes de l’enfant dans ses apprentissages ; pendant la pause méridienne des activités artistiques, culturelles, sportives ou artisanales. Ces activités dynamisent l’enfant et ainsi favorisent les apprentissages fondamentaux.

Fixation des tarifs des activités périscolaires et des accueils de loisirs – Notre déclaration au CM du 03/07/14

Si nous ne contestons pas la méthode de calcul qui relève les tarifs au taux de l’inflation, nous contestons les taux indiqués qui donnent une augmentation cumulée de 3,64% alors que l’INSEE fait état d’augmentations cumulées de 2,42%.

De plus, la politique de changement du seuil du forfait mensuel pour ces tarifs s’avère assez pénalisante dans le contexte économique (par exemple : +11,63 € par enfant par mois pour l’accueil post études d’une famille en tranche C, soit +57,92%).

Nous votons contre cette augmentation excessive.

Conseil municipal le jeudi 3 juillet

CM du 11/04/2014

A l’ordre du jour de conseil municipal qui se tiendra à 20h30 en salle du Conseil Municipal :

  • 1. Adoption du procès-verbal de la réunion du 12 juin 2014
  • 2. Élaboration du PLU- bilan de la concertation avec la population
  • 3. Arrêt du projet de PLU (1 exemplaire est à la disposition des membres du Conseil Municipal en Mairie)
  • 4. Rang occupé et élection de l’adjoint au Maire.
  • 5. Fixation des tarifs des activités périscolaires et des accueils de loisirs
  • 6. Fixation des tarifs des activités sportives.
  • 7. Fixation des tarifs de l’école de Musique
  • 8. Mise en DSP du marché d’approvisionnement
  • 9. Élection des membres à la DSP
  • 10. Demande de subvention au Conseil Général pour l’école de musique (fonctionnement)
  • 11. Demande de subvention au Conseil général pour l’école de musique (projets)
  • 12. Affaires diverses