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Développement durablabla du Maire (subitement) jardinier

La question environnementale est initiée et défendue depuis 2001 en conseil municipal et au quotidien par Alternative Citoyenne Pour Beauchamp au travers de projets et démarches. En vain, car cette question n’a jamais été abordée ou travaillée au sein même de la majorité, en conseil municipal ou en commission.
Ainsi, on reste perplexe devant l’autosatisfaction affichée par M. le Maire dans les derniers Beauchamp Infos sur ce qui lui semble être « des avancées significatives » : arrosage automatique, thermostats sur les chaudières et régulateurs sur les candélabres (allumés la nuit, éteints le jour ? Épatant !). Une renversante « mutation écologique » ! Continuer la lecture

Mars 2009 : Nuisances aériennes

Le survol de notre commune par les avions de l’aéroport de Roissy occasionne de plus en plus de nuisances de jour comme de nuit.
Ayant à cœur de préserver notre santé, celle de nos enfants, notre cadre de vie, ainsi que l’environnement, Sylvia CERIANI, Patrick PLANCHE et les membres d’Alternative Citoyenne pour Beauchamp ont souhaité s’investir dans la lutte contre ces nuisances.
C’est pourquoi nous avions appelé le Maire et sa majorité à participer au Conseil Municipal géant au Trocadéro, organisé par les associations et les élus engagés dans ce combat en septembre dernier, malheureusement, nous étions les seuls pour représenter Beauchamp.
Afin de poursuivre notre action, nous avons adhéré à la Convergence Associative à l’initiative de l’ADVOCNAR, association luttant depuis de nombreuses années contre les nuisances aériennes.
Réunies à SAINT-PRIX le 22 Janvier dernier, plus de 50 associations d’Ile-de-France concernées par les nuisances aériennes, la protection de l’environnement et le cadre de vie, ont décidé la création de la Convergence Associative, dont voici le premier communiqué de presse :

Les associations concernées par les nuisances aériennes, la protection de l’environnement et le cadre de vie se sont réunies le 22 janvier 2009. Elles ont décidé la création de la Convergence Associative.
Confrontées à la densité du trafic aérien en Ile-de-France, et pour protéger la santé des populations survolées, ces associations réclament de façon unanime et en urgence la réduction significative des nuisances aériennes :
1. En établissant un couvre-feu d’une durée de 8 heures consécutives, selon les recommandations de l’OMS, sur toutes les plates-formes de la région parisienne en évitant toute tentative de report du trafic et de nuisances sur d’autres populations.
2. En plafonnant le nombre de mouvements du trafic aérien en Ile-de-France.
3. En améliorant les procédures d’approche et en appliquant le relèvement des altitudes de survol.
Enfin, elles demandent que ces revendications soient prises en compte dans la future charte de développement durable de Roissy CDG.

Associations signataires à ce jour :
UFCNA composée de 43 associations sur le territoire
ACNAB, ADCAH, ADERA, ADEV, ADNA92, ADVOCNAR, Aéronautique et Environnement, Alternative citoyenne pour Beauchamp, Amis de la Forêt d’Ecouen, Alerte Nuisances Aériennes, ARAV / CN, AREC, ASQA, AVNA, AVV, CIRENA, CSNA, Décibel Environnement de Seine-et-Marne, DIRAP, FORUM CNA, Ecouen Environnement, Essonne Nature Environnement, FCPE 95, GAM-MCY, les Amis de la Terre, Naturellement Nanterre, Oxygène de la Cité Retrouvée, Qualité de Vie de la Borde Montesson 78, Rueil d’Abord Rueil Future, SOS Soisy Environnement, SOS Vallée de Montmorency, UASF, Val d’Oise Environnement, Ville et Aéroport, Vivre à Thieux, …

Novembre 2008 : Du nouveau pour la Mare de Beauchamp !

Connaissez-vous la Mare de Beauchamp située sur la commune de Pierrelaye, juste de l’autre côté des voies ferrées ? Elle comporte 2 bassins d’environ 2 ha servant officiellement de bassin de rétention d’eau pluviale, mais elle reçoit également en toute illégalité des eaux usées. Elle provoque donc, surtout en été, des émanations nauséabondes et la présence de nombreux moustiques.


Agrandir le plan

Lors d’orages, son trop plein se déverse dans le réseau d’eau pluviale du Chemin de la Butte de la Bergère allant vers les bassins situés à la limite de notre zone d’activité, ou passe sous le talus perméable de la voie ferrée, provoquant ainsi des inondations dans les habitations.

La mairie ne peut se déclarer simplement incompétente à ce sujet, même si elle ouvre le parapluie en écrivant au SIARE et aux mairies alentour. En effet, elle est cogestionnaire du SIARE, Syndicat Intercommunal d’Assainissement de la Région d’Enghien.

En 2006 un projet d’extension de la « mare », visant à doubler sa superficie, a été déposé en préfecture. Supprimer le rideau d’arbres existant ne ferait qu’aggraver les nuisances sonores provenant de la RD14 et ne réglerait en rien les problèmes d’inondations répétées.

Une demande complémentaire de la police de l’eau et de la DASS du fait de la présence de deux espèces protégées (une végétale et une animale) a bloqué ce projet.

Le SIARE doit redéposer sa demande en préfecture entraînant une enquête publique dont nous espérons que Beauchamp fera partie.

Exigeant que les eaux de ce bassin ne transitent plus par le Chemin de la Butte de la bergère, nous nous opposerons à un tel projet.

Une solution existe : réaliser une canalisation souterraine le long de la voie ferrée côté Pierrelaye vers le bassin en aval, au carrefour de la Chaussée Jules César et de la 11ème avenue – et le couvrir afin de servir de parking en doublant la superficie de celui situé près de la gare à côté du garage Renault, résolvant en partie le problème de stationnement pour les usagers du réseau ferré ainsi que pour les commerçants et les clients du marché.

La majorité a PROMIS d’être un acteur « du développement durable, priorité pour le prochain mandat », le moment est venu qu’elle agisse.

La majorité municipale désinforme, Alternative Citoyenne informe

M. le Maire devrait faire son autocritique avant de se permettre de « publier des tracts remplis de contre-vérités, d’allusions non fondées, de nouvelles alarmistes ».
Sur la pollution des sols et des sous-sols :

La majorité municipale dit : « Des contrôles effectués par la DRIRE montrent qu’il n’y a pas d’extension de la pollution de l’entreprise LUNIJE sur les terrains 3M » et « des études entreprises démontrent la non-pollution des sols et des sous sols ». Or, on peut lire dans une étude menée par la DRIRE au sujet de l’entreprise LUNIJE : « Les concentrations les plus fortes en composés organo halogénés volatils (COHV) sont rencontrées sur les points de contrôle en amont et en aval (Usine 3M) du site LUNIJE. En période des basses eaux, les teneurs ont tendance à être plus élevées qu’en période de hautes eaux. […] Le suivi semestriel sur deux ans confirme que la contamination détectée dans les eaux souterraines au droit de LUNIJE présente un risque réel d’atteindre les utilisateurs industriels à l’aval hydraulique. »

(Source : Base de données BASOL sur les sites et sols pollués appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif, plus d’infos sur http://basol.environnement.gouv.fr)

Sur les rejets nocifs dans l’atmosphère :

La majorité municipale dit : « Aucun problème de santé du personnel 3M et des riverains n’a été relevé depuis 50 ans d’existence des usines 3M. Ces rejets analysés régulièrement, ne présentent aucun danger. » Pire, on peut lire aussi dans le dossier d’enquête d’utilité publique : « Comme leur nom l’indique, les COV sont extrêmement volatils et sont donc sans effets sur l’environnement immédiat du site. » Aucune étude épidémiologique n’a été menée donc on ne peut affirmer cela. La famille des composés organiques volatils (COV) regroupe plusieurs milliers de substances telles que les hydrocarbures, solvants… Outre les propriétés toxiques ou cancérigènes de certains COV, ces substances représentent une préoccupation importante en matière de pollution photochimique. Rappelons que la 3M de Beauchamp était le 2ème site émetteur de COV du Val d’Oise avec 356 tonnes/an en 1999

(Source : DRIRE, plus d’infos sur http://www.ile-de-france.drire.gouv.fr)

En cas d’accident ou d’incident :

La majorité municipale dit : « La sécurité des équipements garantit l’absence de propagation du risque vers l’extérieur du site. » Encore une fois, c’est faux. Si la 3M est en mesure de contenir de nombreux incidents, rien n’indique, qu’en cas d’accident majeur, il n’y aurait pas de répercussions aux alentours. Ce n’est pas une limite de terrain qui peut contenir une pollution. Malgré l’explosion de l’usine AZF à Toulouse et l’affaire de pollution des sous-sols d’une école de Vincennes liée à une usine Kodak, il semblerait que M. le Maire de Beauchamp n’ait pas retenu la leçon. Une grande majorité des professionnels de l’aménagement du territoire ont pourtant intégré la notion de principe de précaution comme préalable à tout nouveau projet d’aménagement.

L’art de déformer les propos

M. le Maire dit : « Ce sont ensuite des recommandations de la DRIRE adressées à Monsieur le Préfet, pour lui signaler les contraintes éventuelles que pourrait générer la présence d’un collège à la société 3M. » En fait la DRIRE affirme le contraire. C’est la présence de la 3M qui engendre des risques quant à l’implantation d’un collège.

Le comble de la mauvaise foi

M. le Maire dit : « Enfin, s’il y avait un réel danger, les instances municipales en auraient été averties. » C’est ce que devait sûrement penser M. Douste Blazy, Maire de Toulouse, avant l’explosion d’AZF…

Le saviez-vous ?

M. le Maire, habituellement peu enclin à communiquer, vient d’écrire aux riverains, aux parents d’élèves et aux présidents d’association en leur demandant expressément de donner un avis favorable à son projet de collège : « Vous pouvez, vous devez vous engager et demander à vos adhérents de se déplacer massivement en mairie […] afin de consigner, sur le registre d’enquête, leur avis favorable à la construction de cet établissement. » Encore une belle illustration d’une parodie de démocratie locale à Beauchamp.

Juin 2002 : Les citoyens ont droit à la parole

Alternative Citoyenne décline toute responsabilité sur la présentation peu lisible de son article dans le Beauchamp Infos précédent. La municipalité aurait-elle du mal à respecter la liberté d’expression ?

Le 21 avril, un séisme politique a secoué la France. Dans les jours qui ont suivi, nous avons diffusé un tract pour exprimer notre inquiétude face à la présence de J.M. Le Pen au second tour des élections présidentielles. Le 1er mai, nous étions présents à Paris pour appeler à voter contre l’extrême droite, contre le fascisme.

Le verdict des urnes du premier tour reflète en grande partie la désaffection des citoyens envers leurs dirigeants politiques.

Les citoyens ont besoin d’être entendus et écoutés. Trop souvent, les élus font semblant d’être à leur écoute par des poignées de mains et par leur présence à des manifestations diverses, mais ensuite, ils gèrent les dossiers sans concertation.

C’est parce que les élus doivent être plus proches des citoyens que nous défendons les principes d’un citoyenneté pleine, entière et partagée. Les représentants de la Nation et de la Cité ont l’habitude de rendre des comptes (des contes ?) à la fin de leur mandat. Nous pensons qu’ils doivent le faire chaque fois qu’un problème ou une question se pose.

L’insécurité, qu’elle soit sociale (emploi, logement, santé,…), physique (agression, discrimination, incivisme quotidien,…) ou environnementale (risques industriels ou sanitaires, pollutions, déchets,…), est l’affaire de tous. Laisser penser que quelques élus, quelques policiers règleront tout n’est que pure démagogie. Ce sont des actions que nous devons choisir et mener tous ensemble, avec nos élus.

Par conséquent, il nous semble indispensable que chaque municipalité mette en place des espaces citoyens (conseils de quartiers, réunions d’information et de concertation sur les projets de la commune).

Apprenons à nous parler, à nous connaître, à vivre ensemble… Gérer la cité, c’est choisir ensemble.

Le projet de collège controversé au point mort

« L’EXCÈS DE POUVOIR risque de nuire gravement à la santé des futurs collégiens. » Parodiant les célèbres mises en garde inscrites sur les paquets de cigarettes, la pique est affichée en petits caractères, au bas du bulletin de l’association Alternative citoyenne, représentée en conseil municipal de Beauchamp par l’opposant Régis Brasseur (Verts). Distribué à 5 000 exemplaires dans les boîtes aux lettres et sur le marché, le tract s’arrête longuement sur le projet controversé de troisième collège. Destiné à soulager les deux établissements de Taverny qui comptent au total 1 800 élèves, il pourrait être bâti sur un site jugé à risques chimiques.

La construction supplémentaire a été officiellement décidée par le département il y a un an. Reste que la ville de Beauchamp propose un terrain de 2,7 hectares, propriété de la société 3 M et donc à 300 mètres d’une industrie polluante. L’usine stocke des produits inflammables et rejette également dans l’air des fumées toxiques, contenant en particulier des composés organiques volatils connus pour leurs effets cancérigènes. Par ailleurs, à 400 mètres de l’emplacement prévu se trouve l’ancienne société chimique Lunije (voir encadré).

Ces données objectives ont poussé la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) à émettre un « avis défavorable » sur l’implantation d’un établissement de 600 élèves. Depuis lors, une analyse a été commandée dont les résultats se font encore attendre.

Le site proposé est à 300 mètres d’une industrie polluante

Le projet en l’état semble aujourd’hui au point mort. Les élus de Beauchamp ont constaté la semaine dernière au cours du débat d’orientation budgétaire qu’aucune dépense sur le sujet n’était programmée cette année. « Le maire a laissé entendre qu’on lui avait mis des bâtons dans les roues et que, pour cette raison, rien ne verrait le jour en 2002 », rapporte Valérie Gonçalves, opposante communiste. Impossible de savoir ce qu’est devenue la demande d’expulsion déposée par le premier magistrat, Raymond Lavaud (DVD). Sollicité à plusieurs reprises, ce dernier n’a pas souhaité répondre. La société 3 M a aussi choisi de rester discrète.

Le maire de Taverny, Maurice Boscavert (PS), a interpellé par un courrier, envoyé lundi dernier, François Scellier (UDF), le président du conseil général. « Ce dossier important ne semble pas mobiliser vos services », lui écrit-il en substance. Il lui rappelle également que le site de 3 M « devait faire l’objet d’études de risques prescrites par arrêté préfectoral de janvier 1999 ». L’élu glisse enfin que l’idée d’un troisième collège sur sa commune ne lui déplairait pas. Pour le moment, François Scellier se contente d’affirmer que « l’affaire ne traînera plus longtemps ».

Claire GUEDON – Le Parisien – 2 février 2002

Notre position

Nous pensons que le temps est venu de remettre de l’ordre dans ce dossier. Le Maire s’appuie uniquement sur le fait que ce terrain a été réservé en 1977 pour la création d’un collège et qu’il a une entière confiance vis-à-vis de la 3M.

Est-ce vraiment suffisant pour justifier un projet d’intérêt public ? La confiance n’a jamais été un gage de sécurité !

Le principe de précaution n’est pas un gadget. C’est le seul moyen que l’on connaisse pour éviter de nouvelles catastrophes.

Aujourd’hui, beaucoup trop d’élus gouvernent à court terme et font de graves erreurs de jugement. La catastrophe de Toulouse a démontré qu’il est nécessaire d’être vigilant et qu’il faut parfois savoir se remettre en cause.

Nous demandons immédiatement :

La réalisation d’une étude d’impact tant au niveau de la sécurité que de l’environnement, sans omettre l’aspect financier du projet et ses conséquences sur l’endettement de la commune.

La tenue d’un débat public en présence du Préfet, des Maires de Beauchamp et de Taverny, de la DRIRE et du Conseil Général.

Nous condamnons la gestion actuelle du dossier par M. le Maire. Ce dernier s’obstine à croire qu’il détient la vérité à lui seul. Ce comportement n’est pas acceptable de la part d’un élu. M. le Maire doit enfin prendre en compte l’avis de la population… et des experts. L’excès de pouvoir risque de nuire gravement à la santé des futurs collégiens.

Synthèse de la réunion du 29/11/2001 sur les activités de la 3M

Suite à notre courrier du 12 octobre 2001, le Maire a organisé une réunion d’information sur les activités de l’entreprise 3M. Nous regrettons que cette réunion n’ait pas été publique. Seuls les membres du Conseil Municipal et les présidents des associations étaient invités.

Étaient présents :

Monsieur FRERET (directeur des services techniques municipaux)

Gilles PELON (directeur de l’environnement 3M France)

Pascal DAMOIS (directeur des services généraux du site 3M Beauchamp)

J.M. LEVEAUX (directeur du site 3M Beauchamp)

Madame HENRY (Direction Regionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement),

le Lieutenant MARGOTTO (Sapeurs Pompiers).

Le site de 3M Beauchamp “C’est un site industriel qui nécessite la plus grande vigilance”, déclare M. Gilles PELON. C’est un site classé autorisé par arrêté préfectoral, renouvelable tous les 5 ans. La dernière mise à jour remonte au 14/08/2001

Le classement SEVESO Il correspond à une quantité de produits stockés toxiques ou inflammables. Une entreprise est classée Seveso quand le coefficient est supérieur à 1.Pour la 3M, il est de 0,88. L’arrêté est régulièrement revisé (tous les 5 ans). La dernière révision date d’août 2001.

Impact sur la santé La 3M a pour obligation de réduire avant 2005 de 50% les rejets de phénol et formaldéhyde. Une étude de santé est en cours pour savoir comment les émissions se diffusent autour du site et leur impact sur la santé. Les résultats ne seront connus que dans 2 mois. Mais la DRIRE précise que ce n’est pas une étude épidémiologique. Selon la DRIRE, il y a une méconnaissance des effets des rejets sur la santé.

L’évaluation des risques majeurs Il existe un POI (Plan d’Opération Interne). La DRIRE a demandé d’organiser une fois par an, dans le cadre du POI, des exercices de secours. Le POI est imposé par arrêté préfectoral. Le risque d’accident majeur redouté par la 3M est celui d’explosion ou d’incendie à la suite d’une fuite. Il ne dépasserait pas, d’après 3M, les limites du périmètre de l’usine. Nos commentaires

Risque d’explosion et d’incendie : Nous sommes sceptiques face à l’optimisme de la 3M quant à l’absence de risques pour les Beauchampois en cas d’incident.

Pollution de l’air : Si aujourd’hui il n’y a « que » 500 tonnes de solvants rejetés dans l’atmosphère, c’était 12 fois plus en 1988. Quid dans les années 70 ? Quelles informations sur ces rejets ont été apportées aux habitants et particulièrement aux riverains ? Aucune.

Une réunion publique d’information : Le sujet la justifie amplement. Or, si le Maire s’engage à diffuser les informations collectées au cours de cette soirée, il se refuse à toute réunion publique.

Projet de collège : Raymond Lavaud tente de rassurer

Le flou semble entourer le futur collège de Beauchamp. Ce projet auquel le maire tient tant est toujours dans le collimateur de la DRIRE, qui évoque les risques industriels. Raymond Lavaud parle de « zèle administratif »…

Un certain flou entoure toujours le projet de collège à Beauchamp et ce n’est pas la récente réunion d’information, organisée par le maire, qui l’a dissipé.

En écrivant un courrier au préfet pour y exposer toutes ses craintes de voir un établissement accueillant des enfants à proximité d’une usine industrielle classée (3M), la DRIRE a jeté un pavé dans la mare. La Direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement a en effet émis les plus vives réserves à ce projet, pour ne pas dire son opposition.

Le projet, déjà mal engagé avec le refus par la société 3M de céder son terrain à la commune pour l’implantation du collège, en a pris encore un coup. Une tournure qui a le don d’exaspérer Raymond Lavaud, le maire de Beauchamp, qui avait déjà dû batailler contre son collègue socialiste de Tavemy, Maurice Boscavert pour l’obtention de ce collège. Le Conseil général avait fini par trancher à la faveur de Beauchamp, laissant un goût amer aux élus tabemaciens, pour qui l’implantation d’un collège à Tavemy était le gage d’une certaine forme de mixité sociale.

Projet inscrit au POS depuis 1977

L’implantation d’un collège à Beauchamp n’est pourtant pas un projet nouveau, sorti du chapeau. Le site, derrière l’usine 3M, est en effet inscrit au Plan Local d’Urbanisme (anciennement POS) comme emplacement « réservé » depuis… 24 ans ! Face à la controverse qui ne cesse de s’amplifier localement, le maire, après avoir toujours dit à l’opposition municipale qu’il accordait toute sa « confiance » à la 3M et qu’il ne croyait donc pas à de quelconques risques industriels, même depuis l’accident de l’usine AZF de Toulouse, a organisé une réunion d’information. Une cinquantaine de personnes (les élus, les représentants de la 3M, la DRIRE, un représentant des sapeurs-pompiers, des responsables d’associations beauchampoises) se sont retrouvées le 29 novembre.

« Cette réunion était une bonne chose, il y avait une certaine opacité autour du dossier », souligne Régis Brasseur, conseiller municipal Verts. Selon l’élu, la 3M « a joué la transparence ». Il précise : « La société a expliqué qu’elle manipulait des matières inflammables et qu ‘elle était soumise à autorisation par la Drire. On a par ailleurs appris que les émissions polluantes avaient été réduites de 90% en dix ans et que la DRIRE leur demandait de les baisser d’encore 50%. Rétrospectivement, cela fait un peu peur, cela explique les mauvaises odeurs qu’il y avait avant ».

La DRIRE fait-elle du « zèle » ?

Pour ce qui est du collège, selon Régis Brasseur, la 3M aurait expliqué qu’elle renâclait à céder son terrain car, souhaitant se développer dans l’avenir, elle craint que le collège l’en empêche. Le maire de Beauchamp, Raymond Lavaud , veut quant à lui rassurer et souligne que la société 3M « d’une part, n ‘est pas classée SEVESO, d’autre part, tous les risques inhérents aux produits fabriqués par 3M sont répertoriés et font l’objet d’une prévention, prévention qui est complétée par un processus continu d’analyses et d’évaluation des risques ». L’élu précise que « la 3M n’est pas opposée au collège (…) Si elle le souhaite, une révision du POS permettra son extension à proximité de la ZAE de Tavemy ».

Au sujet de la DRIRE (« [elle] a cru devoir alerter monsieur le préfet sans même prendre connaissance du dossier »), le maire ne cache pas son agacement. « Pourquoi ce zèle administratif ? », s’interroge l’élu. « Jusqu ‘à présent, il n ‘existait pas de contestation. D’autres équipements fonctionnent, reçoivent des centaines de personnes et sont situés à une distance inférieure à celle de ce futur collège ».

« La DRIRE a expliqué qu ‘elle n’avait jamais été consultée, au sujet du gymnase par exemple, car ce n ‘était pas un terrain industriel », rapporte Régis Brasseur.

Pour conclure, ce dernier précise qu’il n’est pas « opposé au collège comme voudrait le faire croire M. Lavaud ». Et ajoute : « Je veux juste avoir des garanties de sécurité quant à la santé des enfants qui fréquenteront l’établissement. Or aujourd’hui, on ne sait pas grand chose ». Mais pour Raymond Lavaud, cette question de sécurité n’est pas négligée. « A-t-on oublié que l’objectif premier de ce collège est de donner aux 500 familles de Beauchamp et quelques unes de Tavemy, la possibilité de voir leurs enfants étudier à Beauchamp, dans de bonnes conditions, sans contraintes de déplacement ? Le maire et le conseil munipal tiennent aussi à garantir leur sécurité ».