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Circulation, un débat à sens unique

4propositionsLa municipalité et la communauté d’agglomération ont engagé une réflexion pour réorganiser les flux de circulation sur la chaussée Jules César entre le centre ville et le rond-point de la Bergère. En menant son analyse sur un périmètre trop restreint, elles n’ont pas réussi à proposer une solution satisfaisante. Les 4 scenarii proposés étaient très similaires (un seul sens de circulation est-ouest était proposé). Cette présentation limitée n’a pas permis une véritable concertation avec les riverains.

Pire, la solution retenue ensuite par la municipalité (n°1b ci-dessus) va générer des coûts d’aménagement élevés sans régler les problèmes :

  • les collectivités vont devoir réaménager deux voies sur toute leur longueur : la chaussée Jules César et le chemin de la Butte de la Bergère. Ce dernier n’a pas le gabarit ni le profil adapté pour recevoir autant de nouveaux flux de circulation. De plus, il sera confronté à la nécessité d’avoir au moins un trottoir aux normes (1,20m sans mobilier urbain et sinon 1,40 m) ;
  • et les trajets entre l’Ouest et l’Est de la commune vont rester difficiles, sans parler du danger lié à la configuration et à la pente de l’avenue Gambetta.

Se poser (enfin) les bonnes questions…

A plusieurs reprises ces dernières années, nous avons formulé des propositions concrètes pour répondre à ces enjeux. Encore faut-il se poser les bonnes questions et réfléchir à la bonne échelle. Selon nous, la municipalité doit agir sur l’ensemble de la commune autour de 3 orientations :

  • définir une organisation des flux entre l’Ouest (zone industrielle, collège, salle omnisport) et l’Est (centre-ville et gare) en s’appuyant sur les grandes voies de circulation, c’est-à-dire celles qui ont un gabarit et un profil adaptés pour recevoir des flux importants en toute sécurité
  • préserver et sécuriser les voies secondaires de la commune : ces voies doivent servir uniquement à desservir les riverains et le trafic doit donc y être limité. Cela peut passer par une réorganisation du stationnement, voire la mise en sens unique pour réduire les vitesses et les accidents ;
  • créer des parcours de pistes cyclables sécurisées pour desservir les principaux équipements de la commune dont le collège, les écoles, le centre-ville ou encore la gare : ces voies sécurisées peuvent être aménagées sur les principaux axes de circulation si leur largeur le permet ou bien sur des voies secondaires mises en sens unique ;

… pour trouver les bonnes réponses

Si tout le monde convient de la nécessité de passer la chaussée Jules César en sens unique du fait de sa faible largeur, le fait de réfléchir à l’échelle de l’ensemble de la commune montre qu’il est beaucoup plus pertinent de retenir le sens Ouest-Est.

notreproposition

Cette option offre de nombreux avantages :

  • un report des flux de circulation sur des voies ayant un gabarit adapté, ce qui réduit les risques et les nuisances pour les usagers et les riverains,
  • des coûts d’aménagement limités puisqu’il ne serait nécessaire de requalifier quasiment que la chaussée Jules César sur le tronçon central en sens unique,
  • et enfin la possibilité de renforcer la création d’une centralité à l’Ouest de la commune pour accueillir des commerces et services de proximité à destination des habitants et des salariés des entreprises de la zone industrielle (l’augmentation des flux est en effet un gage de soutien à ces activités).

La Gazette du Val d’Oise : L’avenir de 3M inquiète toujours

L’avenir de 3M inquiète toujours

Avec le départ programmé du Centre technique client à Cergy.

Le départ à Cergy, dans les années à venir, du centre technique client (CTC) de 3M, actuellement à Beauchamp, dans le cadre de la construction du nouveau siège social de l’entreprise (notre édition du 4 février) relance l’inquiétude autour de l’avenir de cette usine construite en 1951.

«On est passés sous la barre des 400 et nous sommes à 330 en production», explique Alain Doublet, délégué FO. L’usine, qui fabrique les éponges scotch-brite et les post-it, a perdu en 2014 une cinquantaine de salariés (dans le cadre d’un plan de départs volontairesà avec la délocalisation du ruban scotch sur les site 3M d’Hutchinson (USA) et Janinow (Pologne). «On perd des emplois et des produits. Tout le monde est très inquiet pour l’avenir de ce site de quarante hectares», souligne Alain Doublet.

Pascal Seigné, conseiller municipal d’opposition du groupe Alternative citoyenne pour Beauchamp (DVG) a interrogé le maire en conseil municipal. «Le site est passé de 1175 salariés en 1994 à près de 350 aujourd’hui, la plupart ayant peu d’espoir quant à l’avenir de leur usine», a-t-il lancé, s’interrogeant sur ce que la municipalité et l’agglomération envisageaient de faire pour développer la zone industrielle.

Francine Occis (SE) a expliqué que la municipalité ne pouvait guère intervenir sur les décisions d’un groupe international, mais qu’elle a insisté, lors de ses rencontres avec la direction, au cours de visites sur le site, sur «le traitement social de toutes leurs décisions. Nous croyons avoir été entendus».

L’élue a insisté sur la préoccupation de l’agglomération pour l’avenir des zones industrielles. «Il est prévu d’engager dans les prochaines années plus d’un million d’euros annuellement pour leur développement. Le Parisis engage en 2015 une étude pour la requalification de la zone industrielle ouest de Beauchamp à hauteur de 50 000 euros». Selon Alain Doublet, présent au cours des visites des élus à 3M, «eux-mêmes ne semblaient guère optimistes quant à l’avenir de ce site».

Daniel Chollet

Question d’intérêt pour la 3M et notre zone d’activités

Question orale posée lors du Conseil Municipal du 12 février par votre élu, Pascal SEIGNÉ :

Question-orale-PS«Madame le Maire, Quelques mois après la perte de la production du ruban adhésif, le site 3M Beauchamp devrait connaître le départ d’une soixantaine de personnes du Centre Technique Client, vitrine de la recherche et développement et de l’innovation qui devrait être déménagé sur le futur site de Cergy.
Rappelons-le, le site de Beauchamp est passé de 1175 salariés en 1994 à près de 350 aujourd’hui, la plupart ayant peu d’espoir quant à l’avenir de leur usine dont la production est déjà annoncée à la baisse.
Déjà en 2009 et plus récemment en 2013, nous avions alerté les élus sur les délocalisations préoccupantes sans réelle réaction des collectivités concernées.
Beauchamp A Votre Image ayant fait la promesse d’être « évidemment attentifs au développement de notre Zone Industrielle » tout en s’engageant à être « moteur, au sein de la CALP, pour lui donner un nouvel élan», pouvez-vous indiquer au conseil municipal ce qui a été entrepris depuis plus de 10 mois pour impulser ce nouvel élan ? Le déclin du site 3M Beauchamp, qui se confirme encore aujourd’hui, est-il enfin devenu un sujet de préoccupation pour les élus en charge du développement économique ?
Pour une meilleure lisibilité de nos échanges, je vous remercie de bien vouloir inscrire au procès-verbal de ce Conseil Municipal cette question, ainsi que votre réponse et les débats qui en découlent.»

Réponse de Mme le Maire :

« Pour être claire, je ne considère pas que la municipalité a la vocation à une gestion de fait d’une entreprise internationale. Le plan de charge de l’usine des 3M de Beauchamp est de leur seule responsabilité.
Peu de temps après les élections, je me suis rendue avec Gérard Gillet et Colette Auzémery, à la 3M de Beauchamp.
Avec le Président de la Communauté d’agglomération du Parisis et du vice-président chargé du développement économique, nous avons déjà eu plusieurs réunions tant avec les représentants du personnel qu’avec les représentants au plus haut niveau de la direction des 3M Europe et France. Nous avons beaucoup insisté sur le traitement social de toutes leurs décisions quelles qu’elles soient. Nous croyons avoir été entendus.
Vous avez sûrement constaté que les déclarations des organisations syndicales sur ces récents développements ont été particulièrement modérées.
Les prochaines mesures concernent la Recherche et Développement en vue d’un regroupement. Le transfert vers Cergy, à quelques kilomètres, ne devrait pas entraîner de problèmes insurmontables.
Je me permets de vous rappeler que les zones industrielles de la Communauté d’agglomération du Parisis constituent d’ores et déjà un pôle essentiel du Val d’Oise et il convient de ne pas aborder ces problèmes par le petit bout de la lorgnette. La partie industrielle concerne à ce jour dix communes, demain quinze. Les problématiques associées préoccupent tous les vices – présidents sans exception.
Même si les développements industriels, commerciaux sont généralement traités avec un minimum de discrétion par tous les acteurs responsables, soyez assurés que nous ne ménageons pas nos peines. Il est prévu d’engager dans les prochaines années plus d’un million d’euros annuellement pour leur développement.
Le Parisis engage en 2015 une étude pour la requalification de la zone industrielle ouest de Beauchamp à hauteur de 50 000 €.
Toutes les évolutions de ces zones rejaillissent immanquablement sur les capacités d’emploi de notre agglomération. Comme vous le savez pertinemment, la zone d’emploi qui concerne Beauchamp dépasse largement le territoire de la commune.»

Arrêt du projet de PLU – Notre déclaration au CM du 03/07/14

Après l’envoi en lettre recommandé avec avis de réception le 10/6 dernier aux membres de la commission PLU d’un CD-ROM contenant le projet provisoire, nous nous étonnons de la non-transmission du document définitif qui est présenté au vote aujourd’hui. A titre indicatif, les fichiers précédemment reçus pouvaient tout à fait être transmis par messagerie électronique.

Ces documents sont indispensables à chaque élu pour prendre connaissance du projet.

Le délai minimum légal que vous observez pour la convocation du conseil municipal ne permet toujours pas aux élus de pouvoir préparer correctement les réunions d’élus, ce d’autant lorsque vous leur demandez d’aller chercher l’information en Mairie.

Sur le fond, suite aux différentes commissions, nous constatons que le projet a très peu évolué reprenant les choix de la précédente équipe malgré nos positions exprimées depuis 2012.

Concernant le caractère boisé de notre commune :

Le POS dans l’article 13 concernant la zone UH indique :

Les demandes d’autorisation d’utilisation ou d’occupation du sol, portant sur les propriétés boisées, ne peuvent mettre en cause le boisement ou en compromettre le caractère. Elles doivent comporter un relevé des plantations existantes indiquant leur essence, leur taille et leur état.

Tout arbre abattu doit être remplacé par un arbre d’essence équivalente, de taille minimum 12/14.

Les parties du terrain, non construites et non occupées par les parcs de stationnement et voies privées, doivent être plantées à raison d’au moins un arbre de haute tige (sauf peupliers) par 200 m² d’espace non construit.

Dans le projet que nous avons eu entre les mains, aucune disposition ne garantissait la même préservation. Nous nous en sommes inquiétés pendant la réunion publique du 10/6 sans autre considération.

De même, nous avons attiré l’attention sur l’absence de protection particulière sur le Rond-Point de la Chasse pour y sauvegarder son caractère. Aucune suite n’a été donnée, ce Rond-Point se trouverait donc avec le même règlement que le reste de la zone avec l’implantation possible de commerces ou d’artisans et une hauteur maximale de 11 m. au faîtage.

Concernant le commerce et l’artisanat :

Il n’y a pas de réflexion suffisamment forte sur le commerce et donc sur les centralités. Le commerce est autorisé dans de nombreux secteurs (UA, UB et UH mais pas dans UC). Il n’y a donc aucune réflexion pour organiser le commerce alors qu’il faudrait le concentrer dans les centralités (centre-ville, carrefour Delcroix et secteur ouest face au centre de loisirs).

Il n’y a pas de réflexion suffisamment aboutie sur l’activité économique au sens large : où autoriser chaque type d’activité pour créer des synergies entre les entreprises et éviter les nuisances sur les espaces résidentiels ?

Il n’est pas non plus pertinent d’autoriser les artisans (même sans nuisances) dans les zones UB et UH. Il faudrait les autoriser en zone UA et dans des lieux dédiés (en zone industrielle).

Concernant le secteur ouest de la commune :

Il n’y a pas de vision d’ensemble. On autorise des opérations dans les terrains libres mais il n’y a pas de réflexion urbaine pour reconnecter les secteurs entre eux. Dès lors, ces opérations vont contribuer à renforcer la juxtaposition d’opérations sans lien entre elles, de quartiers en « impasse » sans cohérence.

Il reste des questions jamais traitées :

Quelle réflexion sur les axes de mobilité ? L’aménagement urbain doit se faire autour des axes identifiés.

Comment sommes-nous connectés aux autres PLU ? Quelle synergie avec les équipements et projets de Taverny ?

A la fois sur le fond et sur la forme, pour toutes ces raisons, nous demandons au conseil municipal de repousser l’arrêt du projet d’élaboration du PLU afin d’étoffer sa cohérence.

Développement durablabla du Maire (subitement) jardinier

La question environnementale est initiée et défendue depuis 2001 en conseil municipal et au quotidien par Alternative Citoyenne Pour Beauchamp au travers de projets et démarches. En vain, car cette question n’a jamais été abordée ou travaillée au sein même de la majorité, en conseil municipal ou en commission.
Ainsi, on reste perplexe devant l’autosatisfaction affichée par M. le Maire dans les derniers Beauchamp Infos sur ce qui lui semble être « des avancées significatives » : arrosage automatique, thermostats sur les chaudières et régulateurs sur les candélabres (allumés la nuit, éteints le jour ? Épatant !). Une renversante « mutation écologique » ! Continuer la lecture

La zone industrielle bouge !

Le départ programmé de la société ABB pour Saint-Ouen l’Aumône va réduire encore un peu plus l’activité de la zone industrielle de Beauchamp.

Les craintes se font de plus en plus vives concernant la 3 M tant les signes d’un ralentissement de l’activité du site se font jour : délocalisation d’unités, location du foncier…
Il y a bien ce terrain d’un hectare, avenue Denis Papin, proposant 13 lots, mais à ce jour, seul un artisan a souhaité s’y installer et il est déjà Beauchampois.
La concurrence des villes voisines est âpre et la conjoncture économique défavorable. Seule une politique volontariste de la municipalité permettrait à Beauchamp de ne pas laisser son activité décroître inexorablement.
Aujourd’hui, personne n’est en charge du développement économique de la ville et aucune stratégie n’a été décidée en commission.

Retour sur le développement économique

Retour sur plusieurs prises de position d’Alternative Citoyenne à propos du développement économique. Comment les candidats de la majorité sortante peuvent vous promettre aujourd’hui la redynamisation des commerces de proximité et de la zone d’activité ?

Octobre 2002 : L’emploi à Beauchamp, un bilan négatif

Entre 1990 et 1999, la commune de Beauchamp a perdu 711 emplois, soit une baisse de 16 %. Pourtant, sur la même période, toutes les communes voisines ont gagné des emplois (Taverny : +31,20 %, Bessancourt : +26,23 % …) et au niveau du Val d’Oise, l’emploi a crû de 12,8%. La diminution de l’emploi à Beauchamp risque d’avoir des conséquences directes sur les finances locales puisque la taxe professionnelle représente environ 35 % des recettes communales. La 3M vient de procéder à la fermeture du secteur des abrasifs. La suppression de cette unité de production va entraîner une centaine de licenciements en décembre 2002 qui viendront s’ajouter à ceux de l’année dernière. De plus, la taxe professionnelle versée par la 3M va diminuer de 1,2 millions d’Euros (Source 3M). Puisque gouverner c’est prévoir, il est urgent de diversifier notre tissu économique. Une stratégie de développement économique ne peut se faire à l’échelle d’une seule commune. C’est pourquoi il convient de rentrer dans une démarche intercommunale, comme les 2 structures dynamiques de Cergy-Pontoise et de la communauté de communes Val et Forêt. Pour l’instant, la municipalité de Beauchamp n’a pas encore entamé de démarches officielles auprès d’autres communes pour créer une structure intercommunale. Au niveau économique, il semblerait opportun de se rapprocher de Pierrelaye, Bessancourt et Taverny, dont les zones d’activités jouxtent celle de Beauchamp.

En mars 2001, dans le programme de la majorité municipale actuelle, on pouvait lire : « Appliquer le programme de requalification de la zone industrielle Ouest. » Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelle équipe municipale s’occupe de ce problème ? N’y aurait-il pas matière à débattre au sein d’une commission municipale ?

Mai 2003 : A droite dans le mur…

Nous pouvons désormais l’affirmer : la majorité municipale n’a aucune vision à long terme du développement économique de notre commune. Suite à notre analyse de l’économie beauchampoise qui avait pointée les risques à venir, M. le Maire continue à penser que l’on ne peut rien faire, que la municipalité n’a aucun moyen d’action puisque notre zone industrielle est pleine. Ce discours est totalement faux et dangereux pour l’avenir. Alternative Citoyenne ne cesse d’alerter la municipalité et propose des solutions concrètes pour agir.

Les activités industrielles présentes actuellement sont des grandes consommatrices d’espace pour peu d’emplois. Il est donc nécessaire de changer la vocation de notre zone industrielle et d’attirer de nouveaux secteurs d’activités porteurs de création d’emplois. La municipalité peut intervenir au niveau du Plan Local d’Urbanisme pour orienter le type d’activités qui viennent s’implanter. Elle doit également valoriser l’image de la zone en termes d’aménagements paysagers, d’équipements d’accompagnement, de signalétique et de qualité de la voirie. Il y a actuellement deux friches qui peuvent faire l’objet d’un projet allant dans ce sens. La municipalité peut aussi intervenir au niveau du foncier afin de rationaliser le développement et la gestion de la zone.

Enfin, il est urgent de développer une coopération intercommunale au niveau économique avec les communes de Taverny, Bessancourt et Pierrelaye afin de créer un véritable pôle économique entre les zones d’activités de ces communes.

Bref, nous estimons que l’attentisme dont fait preuve la majorité municipale est totalement irresponsable. La fermeture d’une unité de production à la 3M va avoir de sérieuses répercussions sur nos finances communales dès l’année prochaine. Mais M. le Maire n’a pas l’air de s’en préoccuper puisqu’il nous a indiqué qu’il n’était pas nécessaire d’y penser pour l’instant et que l’on verrait bien le moment venu.

M. le Maire, à force de naviguer à vue, nous allons droit dans le mur. Et ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu !

Septembre 2004 : Commerce à Beauchamp

Plus de libraires, presque plus de marchands de fruits et légumes, de bouchers, de charcutiers, d’électroménager… Le désert avance dans le centre de Beauchamp, puisque les fermetures des petits commerces se succèdent laissant place à des agences bancaires, des agences immobilières. Nous n’attendons plus que le développement des agences d’intérim… La faute à la grande distribution ? Certes, elle écrase tout sur son passage, sauf les prix, car la concurrence n’existe plus. Même leurs fournisseurs livrant les grandes centrales d’achat doivent payer !!! Et c’est ainsi que le consommateur trinque. Il va plus loin, acheter plus cher, perdant du temps, dans l’anonymat, remplir son caddie. Pour quel avantage ? Peut-être la faute à nous, consommateurs ? Pris par la publicité, nous avons laissé le piège se refermer sur nous, sans nous rendre compte que les désavantages dépassaient les offres mirobolantes annoncées. Peut-être, et sans doute la faute aux politiques qui ont permis les ouvertures trop nombreuses et non maîtrisées de ces temples de la consommation. Si, aujourd’hui, nous demandons à ceux-ci (Maires, Conseillers Généraux ou Députés) de reprendre la main, en conduisant une politique de proximité (mot dont ils aiment abuser), ils nous répondent que ce n’est pas leur champ de compétence.

Pourtant certaines municipalités proposent par exemple d’allier commerce, artisanat et pédagogie dans le cadre communal, préemptent lors des cessions de bail pour favoriser l’installation de commerces traditionnels (exemple : une librairie !)

Cette démarche permet de préserver une vie locale où les consommateurs-citoyens trouvent les avantages à portée de chez eux.

Serait-ce trop demander à la majorité municipale de l’adopter et d’ores et déjà d’ouvrir un débat ?

Novembre 2004 : Le bateau coule lentement… le Maire contemple !

Depuis quelques années, de nombreuses entreprises industrielles ferment ou se délocalisent, et sont remplacées par des espaces de stockage pauvres en emplois. Malgré nos mises en garde récurrentes contre le déclin de notre zone industrielle, M. le Maire persiste et signe : « Je n’ai aucun pouvoir et ne peut donc rien faire »…(CM du 30/09) si ce n’est constater avec ses administrés le désastre humain et économique !

Cette situation n’est pas une fatalité ! Si M. le Maire n’a pas de marge de manœuvre aujourd’hui, c’est qu’il n’a jamais estimé utile de mettre en œuvre une véritable politique économique sur la commune, estimant que, dans une société libérale, les pouvoirs publics n’ont pas à entraver le marché et que les entreprises doivent se débrouiller toutes seules. Soit ! Sauf qu’aujourd’hui, de nombreux élus, toutes tendances confondues, ont compris que les territoires sont en concurrence pour l’accueil de nouvelles entreprises et qu’il est vital d’avoir une véritable politique offensive en matière de soutien à l’activité économique et à l’emploi.

Nous ne pouvons nous contenter de constater les dégâts. Nous demandons donc au Maire de prendre au plus vite des mesures concrètes, notamment : créer un poste de chargé de développement économique, mettre en place l’intercommunalité pour travailler en synergie avec les communes voisines, acquérir le foncier pour maîtriser les mutations du tissu économique, soutenir la mise en place de services mutualisés auprès des entreprises, intégrer les problématiques environnementales dans la gestion de la zone industrielle…

La marge de manœuvre de la municipalité est donc réelle, encore doit-elle s’en donner les moyens en amont pour ne pas se retrouver démunie lorsque les drames humains surviennent lors de suppression d’emplois (ex : Sofédit Prototypes, 3M et, tout récemment, Servinox).

Septembre 2006 : Développement économique et environnement

Lors du dernier conseil municipal et après une enquête publique annoncée par le minimum légal, les élus ont été invités à se prononcer sur l’autorisation à donner ou non à l’implantation d’une activité de récupération de déchets dans la zone industrielle.

L’exploitation d’un site qui génère un certain nombre de nuisances et de risques nécessite la mise en place de procédures spécifiques et est également soumis à autorisation.

Concrètement, cette activité va entraîner une forte croissance du trafic de poids lourds (sans stationnement adapté) et avoir des impacts forts sur le voisinage, notamment au niveau sonore. En revanche, elle ne crée quasiment pas d’emplois. En outre, la nature des dépôts et des matériaux devrait imposer un traitement paysager du site très important (plantations d’arbres, haies et végétaux) qui, à ce jour, n’est absolument pas prévu. Ainsi, le fait d’autoriser le développement de ce type d’activités sur notre zone industrielle va encore contribuer à l’affaiblir, dégrader l’image de l’ensemble de ce secteur et nuire à son remplissage.

Encore une fois, nous tirons la sonnette d’alarme. En autorisant l’implantation de cette entreprise sur la zone industrielle, la majorité municipale continue à naviguer à vue dans une logique opportuniste à court terme.

Cela témoigne également de l’absence de cohérence d’ensemble au niveau urbain sur la commune. En implantant le collège sur une parcelle d’activité à l’Est de la zone industrielle, on aurait pu penser que la municipalité souhaitait engager peu à peu la mutation de ce secteur pour en faire une zone plus urbaine (équipements, logements, activités de bureaux, services,…). Or, l’implantation d’une entreprise générant de fortes nuisances sur son voisinage et sur le réseau de circulation à moins de 1 km. du collège va totalement à l’encontre de ce mouvement.

Ainsi, dans un flottement contradictoire, la municipalité est en train de laisser se créer, à nouveau, une situation de tension et de conflits d’usages sur le territoire tout en se défendant de ne pouvoir rien diriger !

Redynamiser notre zone industrielle doit être une priorité. C’est pourquoi nous disons NON à l’implantation de ce type d’entreprises en raison de leurs activités incompatibles avec un environnement de qualité.